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 You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.

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Hazel Karstark
lama ninja en formation secrète


› MESSAGES : 734
› EMMENAGEMENT LE : 18/10/2013
› AGE : 32
› STATUT CIVIL : Dans une relation idyllique avec Pacey. Enfin...
› QUARTIER : President Drive
› PROFESSION/ETUDE : Propriétaire d'une bijouterie, et créatrice de sa propre marque de bijoux. Business woman hors pair. Égérie de sa marque.
› DOUBLE COMPTE : Ally N. Fleming & Beth Wilkerson & Cordelia Hoogendijk
› CELEBRITE : Scarlett Johansson
› COPYRIGHT : Peculiar Soldat


MessageSujet: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 18:55




HAZEL KARSTARK
« Imagine-toi : t’es là en train de te reprendre un verre au bar


Quand tout à coup tu croises un regard qui te perfore de part en part


Imagine-toi : t’es là ça te tombe dessus sans crier gare


Un truc bandant un truc dément qui redonne la foi »




FICHE D'IDENTITE


✿ NOM : Karstark ✿ PRÉNOMS : Hazel, oui oui, noisette ✿ SURNOMS : Haze, oui oui, la brume ✿ AGE : 28 ans ✿ DATE DE NAISSANCE : 21 novembre 1984 ✿ NATIONALITÉ : américaine ✿ SEXUALITÉ : hétérosexuelle ✿ SITUATION AMOUREUSE : célibataire, cherche à se poser ✿ EMPLOI/ETUDES : a hérité de la bijouterie familiale, la plus réputée de Huntington Beach et a crée en parallèle sa propre marque de bijoux ✿ NOM DU QUARTIER : President Drive ✿ ANIMAUX DE COMPAGNIE : Aucun ✿ CHIFFRE PORTE BONHEUR : N'importe quoi, pourvu qu'il soit pair
LE CARACTÈRE


Hazel a longtemps été une rêveuse, de ceux qui lisaient à en perdre le souffle, de ceux qui dormaient d'un sommeil rempli de rêves irréalistes. Elle a longtemps pensé le meilleur du monde de ceux qui l'occupent ; elle a longtemps considéré que chacun, quelque part, a une part de bon en lui. Longtemps, elle a cru que la vie était simple, que tout venait à point à qui savait attendre, à commencer par l'amour. Pendant longtemps, elle pensait qu'elle construirait sa propre vie, selon ses simples désirs, et non ce que quiconque pouvait attendre d'elle. C'est ce que lui répétaient ses parents : « tu feras ce que tu aimes, Hazel. On te paiera les études que tu veux. » Longtemps, elle a cru que le diplôme universitaire était une voie toute tracée pour elle, et que tout suivrait. Pendant longtemps, elle a cru que la vie semait des signes comme vaccin contre l'indécision, que jamais, au grand jamais, elle ne pourrait se perdre en chemin. Elle a cru que tout se passait comme dans les films, qu'ils n'avaient rien d'ironique. Mais elle s'est rendue compte que ces films se foutaient de sa gueule depuis le début. Que l'homme parfait ne débarquait pas par hasard dans votre vie, même si vous avez trois kilos en trop et une meilleure amie black au sourire permanent. Elle a compris que la destinée n'existait pas, que si quelqu'un pouvait influencer son propre avenir, c'était elle-même. Parce que les autres ne se gêneraient pas pour le faire à sa place. Elle a réalisé qu'elle devait parler pour elle-même. La fierté, par contre, avait disparu. Se faire détruire tout un monde n'est pas chose aisée, surtout pour Hazel qui était ancrée depuis son plus jeune âge dans ses espoirs. Son monde s'est écroulé en un éclair de seconde, quelques minutes qui avaient introduit un seul instant fatidique. Depuis, Hazel a grandi. C'est la façon dont les adultes appellent ça : grandir. Pour Hazel, c'est autre chose. C'est voir la vie autrement, voir la vie telle qu'elle est et telle qu'elle aurait souhaité ne jamais la voir. C'est tomber de haut, perdre ses rêves et ses espoirs. Maintenant, Hazel a grandi, oui, elle a fait une chute vertigineuse, et elle n'est plus du tout la même. Maintenant, elle sait qu'elle doit se battre elle-même, et que chacune de ses fiertés, c'est à elle-même qu'elle les devra. Elle est tenace, et ambitieuse. Sérieuse, pour parvenir à ses fins. Réfléchie, pour une meilleure efficacité dans ses plans. Calculatrice, aussi. Le business, l'organisation, tout ça, elle connaît. Par contre... par contre, les relations, c'est autre chose. Qu'elles soient amicales ou amoureuses, Hazel a une peur bleue de s'attacher. Elle a une peur bleue de perdre quelqu'un, encore, mais elle commence doucement à réaliser que malgré son succès en tant que femme d'affaire et bijoutière, il ne construira pas sa vie. Le matériel, ce n'est pas le but d'une vie. Pas le but de la sienne, en tout cas. Hazel, elle veut vivre. Elle veut rencontrer le grand amour, elle veut tomber amoureuse, ressentir tout ce qui est si bien décrit dans ses livres. Elle veut croire à nouveau en la bonté de l'homme, pleinement, elle veut rencontrer ces personnes qui nous font nous sentir uniques, ceux que l'on appelle amis. Mais elle a peur... C'est là sa faiblesse : elle a constamment peur. Elle a peur que tout se réitère, que tout lui échappe des mains comme auparavant, alors qu'elle était si près du but qu'elle s'était fixée. Mais Hazel, qui est-elle au quotidien, finalement ? Elle est une jeune femme discrète, polie et simple, souriante et charmeuse, coquette et anxieuse. C'est une femme lambda, de celles qu'on ne veut pas forcément apprendre à découvrir, parce que comme ça, elle n'a rien de plus que la jolie brune au regard aguicheur à côté. C'est celle qui ne voit pas d'inconvénient à aller à trois concerts ou expositions la même semaine, même si elle est seule. C'est celle qui préfère la lecture à la télévision, les talons aux baskets, le chocolat noir à toute autre forme de sucrerie. C'est celle qui change de couleur de cheveux comme de vernis à ongles, même si son coiffeur lui a déjà proposé plusieurs fois de lui raser la tête pour se débarrasser de toutes ses fourches. Hazel, au final, elle ne sait pas réellement qui elle elle-même. Elle sait juste ce qu'elle veut être, ce qu'elle veut faire et ce qu'elle attend de la vie. Ou plutôt, ce qu'elle attend d'elle-même. Car la vie, elle le sait, ne nous apporte pas grand chose. C'est à nous d'aller chercher ce que nous désirons.



NOUS AVONS TOUS UN PASSE, UN PRESENT ET UN FUTUR.

« Tu feras ce que tu aimes, Hazel. On te paiera les études que tu veux », lui disaient ses parents. « On souhaite le meilleur pour toi, Haze, tu sais », répétaient-ils, comme pour être sûrs qu'elle garde cette idée en tête. Ce sentiment d'être aimée, choyée, privilégiée, mais aussi d'avoir le choix. D'avoir le choix pour tout ce qui serait à venir. Et c'est dans cet état d'esprit qu'elle a grandi, évolué, pensé à son avenir. Tout lui était possible, aucune porte ne lui était fermée. Parce qu'elle était américaine, parce qu'elle était tombée dans une famille qui, à ses yeux, était parfaite. Pas besoin de frère ou de sœur, non, ni même de poisson rouge ou d'épagneul. Elle avait ses parents, sa famille, ses oncles, tantes et cousines, ses livres, ses copains d'écoles, et elle était heureuse comme ça. Pas forcément très solitaire, mais être seule, elle ne détestait pas non plus. Difficile d'imaginer le pire dans ces conditions, difficile d'imaginer la difficulté de la vie hors de ce cocon. Pourtant, elle connaissait tout ça. Mais de loin. Dans ses livres, à la télé, mais loin, très loin d'elle. Ses parents, ils tenaient la bijouterie Karstark que son père avait hérité de son père, et qui appartenait à la famille depuis des générations. Ils étaient heureux comme ça, avec leurs pièces uniques, l'argent régulier et le travail familial. Tout allait bien, le parfait petit cliché. Huntington Beach était l'environnement parfait pour élever une petite fille, et puis, ils en étaient tous les deux d'origine. Ils la connaissaient par cœur, y avaient fumé leur première cigarette, y avaient vécu leur premier baiser, leur premier rencard, le mariage. Huntington Beach, c'était chez eux, tout simplement. Ils avaient tout construit ici, comme leurs parents avant eux.

Alors, son rêve, quel était-il ? Pas construit, déjà. Incroyablement brouillon, puisqu'il changeait presque toutes les semaines, jusqu'à ce qu'elle ait à partir pour la fac. Là il avait été temps de se fixer. Mais avant... avant, c'était un mélange de tout ce qui la faisait rêver. C'était voyager, faire le tour du monde, découvrir des cultures, des paysages, des merveilles de la vie que les individus lambda ne soupçonnent même pas. C'était voir un calmar géant de ses propres yeux, prendre peur sans doute, mais réaliser que la vie telle que chacun la connaissait n'était rien comparée à ces merveilles que la Terre et l'évolution avaient permises. C'était visiter les pyramides d'Amérique du Sud, c'était apprendre, c'était découvrir, mais aussi créer. C'était plonger dans l'univers de la mode à temps plein, puis devenir médecin ou avocate, magistrate, c'était devenir architecte, faire de la politique, défendre des droits, ceux des animaux ou de ceux qui ne pouvaient pas se défendre eux-mêmes. C'était imaginer des histoires, écrire, parler, chanter ses sentiments, fixer des mots, créer des phrases qui remuent. Et puis, le lendemain, c'était faire de la cuisine, partir en France pour découvrir les secrets de la pâtisserie, vivre le rêve du romantisme à Paris, acheter des baguettes de pain et croiser des égéries de mode française. Ou c'était faire le tour de l'Europe pour découvrir son histoire, ses cultures, ses monuments, ses habitants. C'était s'enrichir, en tous les cas, s'accomplir, se créer et s'épanouir. Alors, vous l'aurez bien compris, elle ne savait pas exactement ce qu'elle voulait. Mais elle savait encore moins ce qu'elle ne voulait pas, parce que personne ne l'avait jamais encouragée à y réfléchir un seul instant. Alors, au moment de partir à la fac, avec ses notes parfaites, il avait fallu à Hazel le cran de choisir. UCLA, déjà. C'était une façon de voyager, quelque part, de prendre son indépendance, même si l'argent viendrait toujours ses parents. Quelles matières choisir ? Elle voulait se battre. Pas contre la mort, pas contre des beaux parleurs qui gouvernaient le monde. Non, elle voulait se battre pour les droits, ceux de qui n'y croyait plus. Elle voulait faire du droit. Alors, ce sont les options qu'elle choisit, même si son cœur s'était effrité en abandonnant toutes ses autres idées. « Les études n'arrêtent pas ta vie, Haze, elles la commencent. Et elle ne te forcent pas à faire la même chose pour le reste de ta vie. Ça, c'est toi qui le décides, ne l'oublie pas », lui disait sa mère quand elle l'appelait, atterrée à l'idée de ne pas découvrir les secrets de la cellule biologique , de ne pas apprendre la diversité des constructions urbaines des plus grands architectes, de ne pas découvrir l'histoire de tous ces pays tellement loin du sien... C'était déjà, quelque part, abandonner une part de son enfance, et quelque part, de son âme. C'était dire au revoir à ces rêves, et à ce moment-là, elle se considérait comme mature. Parce que les difficultés de la vie, c'était ça. Savoir choisir, se décider, abandonner certaines options pour en choisir d'autres.

« Allo, mademoiselle Karstark ? Hazel Karstark ? » La rousse se frottait l'oeil, pas réellement réveillée, des mèches folles dressées sur la tête par son sommeil agité. Encore une blague téléphonique, il y avait une soirée étudiante ce soir-là et encore une fois, elle en était sûre, son ami Simon ne la ménageait pas. « Putain t'est pas drôle, j'ai un examen demain, tu l'sais en plus... laisse-moi dormir. » Elle raccrocha au nez du jeune homme et s'endormit aussitôt, le portable au bout de son bras qui pendait hors du lit. Le visage enfoui dans l'oreiller, elle fronça les sourcils en sentant le vibreur à nouveau. Elle entendit un grommellement de sa colocataire qui dormait en face, mais l'ignora, décrochant violemment -enfin, aussi violemment que son état de larve le lui permettait-, mais n'eut pas le temps de dire un mot. « Détective Stills de la police d'Huntington Beach à l'appareil. Il faudrait que vous veniez le plus vite possible à Huntington Beach, il y a eu un accident et j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer au sujet de vos parents. » Elle sentit chacun de ses muscles se raidir, alors qu'elle se réveillait bien trop brutalement. Pic d'adrénaline. Elle avait envie de vomir et de pleurer, parce qu'elle savait, c'était évident. Et tout le reste, d'un coup, était devenu futile.

C’est pour ça qu’on se réfugie dans nos pensées

Qu’on ferme les yeux très fort jusqu’à voir des couleurs

En attendant que ça passe

Il pleuvait, ce jour-là, et Hazel était toute de noir vêtue. Sa robe longue laissait entrevoir de bas talons, toujours noirs, qui s'enfonçaient dans la terre du cimetière. Elle avait la mine un peu déconfite, mais la réalité était qu'elle ne comprenait pas, elle ne réalisait toujours pas. Ils allaient venir, ils allaient encore lui promettre le meilleur, et tout irait bien. Voilà, c'est ce qu'ils allaient lui dire, que tout irait bien. Mais quelques jours étaient déjà passés, et aucune trace d'eux. Il ne restait que des marques fantomatiques dans leur vaste appartement, comme s'ils allaient revenir, même si la vérité était toute autre. La vaisselle du petit déjeuner qu'ils n'avaient pas eu le temps de faire avant de partir à la bijouterie ce jour-là, Hazel n'avait retrouvée et l'avait jetée à la poubelle sans y réfléchir davantage. Elle ne pouvait pas se permettre de réfléchir à quoi que ce soit, elle se savait trop fragile. Elle savait qu'à y réfléchir, elle en perdrait sa sanité. Alors elle fermait les yeux, et elle serrait fort les paupières, en espérant au mieux que le temps remonte et que rien de tout ça ne se soit passé, et au pire qu'elle puisse éviter la dure réalité le plus longtemps possible. Mais rien n'avait changé. Et le jour le plus sombre de sa vie était arrivé. « Alors, tu sais ce qui s'est passé, exactement ? » lui avait demandé la sœur de son père, qui venait de Seattle pour dire adieu à son frère. Les yeux rougis par des larmes, elle attendait des réponses, des réponses qu'Hazel n'était pas en mesure de lui donner, pas parce qu'elle ne les connaissait pas, mais simplement parce qu'elle n'en avait pas la force. Elle n'avait pas pleuré, ce jour-là. En réalité, elle n'avait plus pleuré depuis qu'elle avait appris la nouvelle, et elle avait peur de recommencer. Parce que pleurer, c'était comme admettre ce qui s'était passé, comme l'accepter, sans se battre, au moins un peu. Alors, la voix tremblante, fuyant le regard de sa tante, elle lui glissa : « Ils ont pas retrouvé les braqueurs, mais maman est morte à l'hôpital. Papa est mort sur le coup. » C'est tout ce qu'elle réussit à dire, fixant le désert du cimetière devant elle en continuant à marcher vers le caveau familial. Ils ne pouvaient pas, ils ne pouvaient pas mourir... Accrochée à son large parapluie sombre comme à une bouée de sauvetage parmi cette marée de tombe, Hazel avançait. Elle n'avait plus d'autre choix que de faire ses adieux à ceux qui avaient tout représenté à ses yeux.

Se relever, voilà ce qu'elle devait faire. Mais enfoncée dans son canapé avec sa tablette de chocolat, devant une série non identifiée, c'était loin d'être évident. Elle s'était retenue de pleurer de longues heures après l'enterrement, mais s'était transformée en fontaine, une fois la nuit arrivée. La cérémonie avait officialisé la tragédie : ses parents étaient morts, ils avaient été abattus par des braqueurs mal intentionnés. Et elle réalisait doucement que ses parents l'avaient protégée d'un monde pourtant omniprésent : la cruauté, la malignité, tout existant et pas que dans les James Bond, sous les traits d'un méchant auquel il manque un œil et qui rêve d'argent, et de toujours plus de pouvoirs. Sauf que voilà, tout l'avait heurté de plein fouet, bien trop brusquement, et elle s'était murée dans silence inquiétant depuis l'enterrement. Des jours, des semaines, elle ne savait plus trop bien. Ses amis de la fac cherchaient à prendre de ses nouvelles, mais elle avait éteint son téléphone portable, débranché son téléphone fixe, n'allumait plus son ordinateur, et passait ses journées entre sa chambre, le salon, les toilettes et la supérette du coin, juste histoire de se maintenir en vie. Elle pensait, ressassait ses idées et ses souvenirs, pleurait, lisait, rêvait, dormait. Mais elle n'allait pas mieux. Elle ne se voyait plus aucun avenir. La fac, le droit ? Qu'importait, maintenant que ses parents n'étaient plus là. C'est sa tante qui la sortit de son mutisme. Elle frappa à la porte un... jour de la semaine, et la força à ouvrir à force de mots convaincants. Le testament. C'était elle qui héritait de la bijouterie. « Fais-en ce que t'en veux, j'en ai rien à foutre », lâcha-t-elle en fermant la porte d'entrée alors que sa tante rentrait dans l'appartement, effarée par l'état de celui-ci. Hazel se dirigea vers son canapé et s'y effondra, disparaissant sous une couverture. « Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse, j'ai 20 ans, j'suis diplômée en rien du tout, et je sais même pas différencier l'or blanc de l'argent. » Son interlocutrice, brutale, retira la couverture, fronçant les sourcils. « L'enterrement, c'était y'a dix jours. Ce qui s'est passé, c'est moche, mais je suis sûre que tes parents ne voudraient pas te voir comme ça. Ils t'ont laissé de l'argent, Haze, et une boutique. Fais-en ce que tu veux : vends la bijouterie, paie tes études, offre-toi un projet, fais comme tu veux. Mais fais quelque chose. » Hazel la regarda, choquée de sa brutalité, puisque c'était la première fois que quelqu'un mettait le doigt et les mots sur ce qui s'était passé, sur ce qu'elle devait maintenant faire. Et pendant des heures, elles discutèrent. Elles pleurèrent. Et finalement, Hazel prit la décision qui marqua un tournant décisif dans sa vie.

Elle choisit d'arrêter la fac, d'abandonner tous ses rêves, mais de continuer à vivre celui de ses parents : de reprendre leur boutique, cette bijouterie qui était installée à Huntington Beach depuis des années, des générations.

A vingt cinq ans, Hazel avait repris la boutique de ses parents, l'avait développée, et avait lancé sa propre marque de création. Elle avait racheté les étages supérieurs de la boutique pour en faire son quartier général. D'abord, elle travaillait seule. Elle créait, seule, dans un petit coin adapté. Elle vendait à petite échelle, et bientôt, ça ne suffit plus. La production dut changer d'envergure, et elle embaucha deux orfèvres. Sa marque était connue internationalement, et elle créait, gérait, manageait, et était même appelée à voyager pour promouvoir son travail. Ainsi donc, c'était ça, le bonheur ? C'était ça, être heureux ? Comme ses parents avaient-ils pu être heureux en réalisant ce rêve ? Oh, elle créait. Mais ce n'était pas son rêve. Elle n'avait toujours pas vu de calmar géant, et elle n'avait toujours pas appris à traiter les cancers. Elle n'était pas heureuse. Comment ses parents avaient pu l'être ?
Elle comprit. Difficilement, elle comprit. La carrière, ce n'était pas ce qu'elle recherchait. Car le succès, elle le connaissait. Mais elle ne partageait pas, elle ne partageait rien de sa vie. Et, tout doucement, elle réalisa que ce que ses parents avaient de plus, c'était l'amour. Et pas l'amour au sens strict du terme, mais l'amour en général. Ils avaient leurs frères et sœurs, leurs amis, et ils s'avaient l'un l'autre. Elle, elle était seule. Elle se laissait vaguement entourer, mais elle était presque phobique de la perte. Elle ne pouvait pas revivre la même chose une nouvelle. Elle ne pourrait pas se relever d'un autre abandon, d'une perte qui la laisserait à nouveau seule. Il lui avait fallu huit ans pour se reconstruire peu à peu, quitte à développer de nouveaux traits et à devenir une autre femme, une vraie femme, une adulte, de celles qui avaient découvert la vie et ses cruautés. Huit années, huit années de combat, huit années de doute, pour finalement arriver à cette conclusion : elle n'était pas heureuse. Elle n'avait pas accompli ses rêves, pas ceux auxquels elle aspirait dans sa jeunesse, pas celui qu'elle avait privilégié en partant à UCLA. Elle avait seulement honoré ses parents, mais au final, qu'est-ce que cela lui avait apporté ? Le soulagement de ne pas se sentir coupable, peut-être ; car si elle avait vendu leur boutique, leur travail, ça aurait été comme refuser leur héritage tel qu'il était, et elle ne se le serait jamais pardonné. Mais elle n'était pas heureuse. L'accomplissement, qu'est-ce final ? Qu'est-ce que le bonheur, si ce n'est le sourire d'un être aimé, le regard que l'homme qui vous aime pose sur vous et qui vous fait vous sentir sexy immédiatement ?


DERRIÈRE L’ÉCRAN


✿ Coucou tout le monde, je débarque sur H.B alors que personne ne me connaît alors autant faire les choses bien non ?! Tout d'abord il faut savoir que dans le monde des forums mon pseudo est Lux Aeterna, tandis que mon prénom est secret (a). Je suis âgé(e) de 23 ans et je vis actuellement du côté de Nancy. Ce que je fais dans la vie ? ça ne vous regarde pas :p Passons aux choses sérieuses, j'ai connu ce forum sur skype, il me semble, ma première impression en le voyant a été la même que pour mon premier compte. Côté rp je vous préviens que mes fréquences de connexion seront de aléatoire/7 et que mon niveau rp est de au moins 800 mots.
Concernant mon personnage j'ai choisi Scarlett Johansson comme célébrité, pas mal non ? Si vous avez bien lu ma fiche vous savez d'avance que je choisi Money doesn't make happiness comme groupe ! Au faite j'allais oublier le code du règlement je le connais et il a été validé par Neela.
A bientôt sur le forum ♥



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❝ Never let me go ❞
'Cause I never believed from the day that I met you a loser like me could ever get you. I'm sorry that I'm sometimes so insecure, with every day I grow a little more sure of your love, but yesterday my worries got the best of me.



Dernière édition par Hazel Karstark le Sam 19 Oct - 1:24, édité 15 fois
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Pacey R. Stark
GOOD COP


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› QUARTIER : 674 ORANGE AVENUE. (EN RÉPARATION A CAUSE D'UN INCENDIE. VIT CHEZ NEELA EN ATTENDANT.) OUI LE CHAT DEVANT LA MAISON C'EST MCGONAGALL ;
› PROFESSION/ETUDE : INFIRMIER AU ST-JOHN HOSPITAL ; SOUVENT EN PÉDIATRIE.
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 19:02

RESERVE MOI UN LIEN OU JE TE KILL.



REBIENVENUE

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Neela Meyers
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 19:07

rebienvenueeeeeeeeeeeeeeee

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le petit tumblr magique de neela meyers : tumblr

haske dikha go deewane ko, jo ho raha hai ho jaane do. dil ke uljhan zubaan pe, aati hai to aa bhi jaane do. yeh hoton ki narmi yeh sanson ki garmi mere liye hai bas mere liye hai. show your smile to this crazy man, and let whatever is happening happen. the trouble of my heart is on my lips, let whatever is coming come. the softness of your lips, the warmth of your breath are mine, only mine.” (sholon si, shabd)
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 19:09

OH MON DIEU.
ALLY REJOINT LA TEAM DES MULTICOMPTES ET LA TEAM MARVEL EN MEME TEEEMPS
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Hazel Karstark
lama ninja en formation secrète


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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 19:30

    @Pacey R. Stark a écrit:
    RESERVE MOI UN LIEN OU JE TE KILL.



    REBIENVENUE
    Pas besoin de me menacer mon choushi, je serais venue te demander (a)

    Et merci à vouuuus

    T'as vu Nee, j'ai craqué ce soir, c'est mal.

    Et oui, j'ai succombé. Même pas honte (aa)

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Pacey R. Stark
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 20:35


Tu as bien fait de craquer

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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 21:25

Re-bienvenue et bon courage pour ce nouveau perso
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Leah I. Stewart
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 22:56

Scarlett

Rebienvenue bon courage pour ta fiche!

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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Ven 18 Oct - 23:00

Rebienvenuuuuue, courage pour ta fiche, hâte d'en savoir plus sur ce nouveau perso
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Hazel Karstark
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Sam 19 Oct - 1:24

    Merci à vouuuus
    Je pense avoir terminé, je pensais développer plus mais en fait tout est dit, le reste sera développé en rp *o*.

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'Cause I never believed from the day that I met you a loser like me could ever get you. I'm sorry that I'm sometimes so insecure, with every day I grow a little more sure of your love, but yesterday my worries got the best of me.

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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Sam 19 Oct - 9:27

Re bienvenue avec ce nouveau perso bien stylé :#22: 
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Sam 19 Oct - 11:05


Rebienvenue parmi nous :)
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Neela Meyers
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Sam 19 Oct - 14:13

stylé, ouais j'approuve ! je te valide à voir et hâte de voir le développement en rp dans ce cas-là !

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haske dikha go deewane ko, jo ho raha hai ho jaane do. dil ke uljhan zubaan pe, aati hai to aa bhi jaane do. yeh hoton ki narmi yeh sanson ki garmi mere liye hai bas mere liye hai. show your smile to this crazy man, and let whatever is happening happen. the trouble of my heart is on my lips, let whatever is coming come. the softness of your lips, the warmth of your breath are mine, only mine.” (sholon si, shabd)
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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   Sam 19 Oct - 15:38

    Merci beaucoup, je vous aime  

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MessageSujet: Re: You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.   

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You got the luck of a Kennedy, so grab the wheel, keep on holding it tight.

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