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 Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]

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Megha Qureshi
lama en évolution


› MESSAGES : 261
› EMMENAGEMENT LE : 23/09/2015
› AGE : 27
› STATUT CIVIL : Célibataire qui aime de nouveau la vie.
› QUARTIER : Un joli loft dans le quartier de PACIFIC LANE. Endroit actif et festif. Que du bonheur de vivre ici.
› PROFESSION/ETUDE : Assistante juridique pour Sameer Saxena.
› DOUBLE COMPTE : Mister Sameer Saxena
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MessageSujet: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Dim 27 Sep - 22:25

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Le temps passe à une vitesse folle. Megha était encore au bureau, seule, en train de classer des documents, quand elle lève enfin le regard sur sa montre. Elle ouvre de grands yeux ronds en constatant l'heure qu'il est. C'est une acharnée de boulot, elle aime son travail plus que tout. Elle sait très bien qu'elle pourrait passer sa vie ici, si elle ne devait pas sortir pour manger un morceau. Pour tenir debout il faut entretenir son corps, rester en forme, prendre soin d'elle et ça, des fois elle le zappe un peu. La demoiselle regarde sa montre un petit moment, elle aimerait pouvoir arrêter le temps et même faire machine arrière mais ce n'est pas possible. Elle souffle vers le haut pour faire sauter la mèche de cheveux qui vient de tomber devant son visage, avant de croiser les bras et s'appuyer sur son bureau. Megha gonfle ses joues tout en cherchant ce qu'elle va bien pouvoir faire ce soir. Elle ne sort pas vraiment, ce n'est pas trop son délire, voir des gens danser, faire semblant d'être heureux, c'est cool cinq minutes mais rapidement ça va la saouler. Elle n'a pas non plus envie de s'éterniser sur sa vie, jouer un jeu et dire que tout va bien, idem, ce jeu là ne lui convient plus. Elle finit par pousser un soupir avant de trouver une chose à faire, celle de manger. Son ventre est en train de crier famine, elle doit l'écouter un peu et nourrir cet estomac qui sommeil ou qui meurt plutôt. D'un bond, elle se lève de sa chaise, un peu trop vite sa tête lui tourne, elle se rattrape au bureau avant de se râler dessus. Sa mère lui disait toujours de faire attention en se levant, de fixer un point devant elle pour éviter les vertiges. Elle rigole à cette pensée, si sa mère était là, elle lui dirait encore -je te l'avais dis- Megha efface doucement son sourire avant de sortir dans la rue.

Une fois dans la rue, elle met son sac à main sur son épaule et décide de marcher sans idée précise. Elle veut juste trouver un endroit ou manger, rien de bien exceptionnel et trop cher, elle n'a pas envie de se prendre la tête en lisant une carte incompréhensible. Elle finit par poser son regard sur une devanture verte, ornée de fleurs, joliment décorés. Un restaurant italien, manger des pâtes ou une pizza, c'est tellement bon. Elle décide de franchir le seuil de cet établissement. Un serveur souriant vient directement l’accueillir, Megha lui retourne un sourire tout en répondant à sa question sur le nombre de couvert. « Bonsoir, je serai seule.. » tout en le suivant pour se retrouver à une table proche de la fenêtre. Elle aime bien manger à côte de la fenêtre, au moins elle peut voir le monde extérieur et regarder les gens vivre leurs vies. Elle s'amuse souvent à imaginer leurs métiers, leurs pensées, jouer à lire sur leurs lèvres, ou encore faire des dialogues dans sa tête. Après quelques secondes le serveur vient lui porter le menu, ainsi qu'un apéritif le temps de faire son choix. Megha ne boit pas souvent d'alcool, ce n'est pas qu'elle n'aime pas ça mais elle sait que ça lui monte vite à la tête.

Elle plonge son regard dans la carte, essayant de trouver ce qu'elle va bien pouvoir manger de bon. Après quelques minutes de réflexions, elle porte son choix sur des Penne alla Sorentina, plat dont elle raffole particulièrement. Elle affiche un sourire au serveur et commence à faire le tour de la salle du regard.  Elle esquisse un sourire parce que les gens semblent venir ici en duo, en amoureux, en conquête d'un soir, en tout cas pas seul. Ce n'est pas grave, elle n'en a que faire. Elle veut manger et rentrer chez elle. Elle finit par poser son regard sur un homme, pas loin d'elle. Elle pense que son cerveau lui joue des tours, elle a le sentiment de le connaître, il est plutôt loin, alors secoue sa tête pour se remettre les idées en place. « T'es folle ma fille.. » finit-elle par se soupirer.

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Suraj H. Hudson
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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Mar 29 Sep - 15:22



“ Un restau italien, un homme du passé...”
Megha & Henri



Assis dans son appartement, Henri observait la pile de journaux devant lui. On pouvait entendre en fond sonore, une vieille chanson indienne ce qui donnait l’impression qu’il vivait au cœur de Mumbai. Il ne manquait que les bruits des bouchons et l’odeur de la pollution pour qu’il s’imagine vraiment dans son pays natale.  Il n’était pas retourné en Inde depuis ses onze ans, ce qui lui laissait que peu de souvenir de l’endroit où il avait grandi. Il avait une bonne image de l’orphelinat pourtant et même une assez bonne idée des gens qui l’avaient entouré avant son adoption, mais il ne ressentait pas l’envie de retourner en Inde. C’était comme si ce n’était pas envisageable, comme si cela n’avait aucune importance. Il considérait bien plus l’Angleterre comme son pays d’origine plutôt que l’Inde, mais là encore, c’était un détail insignifiant. Posant la cigarette qu’il avait en bouche, il alla chercher dans la cuisine une grande poubelle à moitié vide. Son appartement était un désastre ambulant. Il y avait de tous et partout. L’endroit n’était pas très grand, mais cela lui suffisait. Ce n’était pas le genre d’homme à avoir besoin d’espace et à aimer le vide. Il préférait largement entassé les choses comme il le faisait déjà. Sa planche de surf n’était pas très loin de sa guitare qui elle-même était posé sur une pile de bouquin. C’était du grand n’importe quoi, mais Henri se disait que l’importance c’était qu’il se sent ici comme chez lui et étrangement, c’était le cas.  Sans attendre plus longtemps,  il fit glisser les journaux jusqu’à la poubelle de manière rapide. Il fouina ensuite dans ses poches à la recherche de son briquet. Il se pencha pour prendre le premier journal qui se trouvait dans la poubelle et il commença à faire brûler le bout. Très vite les feuilles s’enflammèrent et il laissa tombé le tout dans la corbeille en métal.

Ce qui se consumait à cette instant précis, c’était la bref vie qu’il avait eu à New York. C’était les derniers souvenirs qu’il lui restait de sa carrière. Il aurait pu y retourner, il aurait pu se battre pour son travail, mais il ne l’avait pas fait. Il avait tout quitté, tout abandonné et tous les exemplaires dans lesquelles se trouvaient ses chroniques, brûlaient désormais. Il observa un instant la flamme qui se  faisait de plus en plus grand avant de chercher derrière son canapé l’extincteur qu’il avait conservé. Il toussa légèrement alors qu’il souleva l’objet et qu’il arrêta le feu. Il balança l’extincteur sur le canapé, essayant par la suite de dégager la fumée qui se trouvait dans son salon. Ouvrant la fenêtre, il respira un moment l’air de l’extérieur avant d’attraper ses lunettes de soleil et de sortir.

Inutile de préciser qu’Henri ne cuisine pas. Sa cuisine n’est pas en état depuis des mois et il se contente du strict minimum sans vraiment faire d’effort. L’indien connait d’ailleurs une bonne partie des restaurants de la ville, habitué à s’y rendre quand il en sait pas quoi manger. Il entre sans se poser de question dans un restaurant italien. Le serveur le reconnait et le conduit à sa table, en coin. Inutile de donner le menu, Henri commande une minestrone et accompagne le tout avec du vin. Comme souvent, il corrige les copies du devoir qu’il avait donné plus tôt à ses élèves tout en attendant son plat. Stylo rouge en main, il ne survole qu’à moitié les bêtises de ses élèves et soupire face à la stupidité de certains. Cette année encore, il n’allait pas échapper aux étudiants sans avenirs. C’était un fait. Un serveur dépose devant Henri un petit panier de pain sans sel, ce qui pousse l’Indien à lever les yeux. Ce n’est que durant cette instant qu’il remarque une jeune femme, plus loin. Les traits de son visage lui sont familière et très vite il sait qui elle est. Posant son stylo, il baisse automatiquement la tête. Il tente de se concentrer sur sa copie, mais quelque chose l’en empêche.

Megha, il l’avait connu à l’université, avant de venir en Californie. C’était une bonne amie, du genre à qui il aurait pu faire confiance jusqu’à la fin de ses jours. Il l’avait beaucoup apprécié, vraiment. Peut-être même qu’il y avait eu plus là-dedans qu’une simple amitié, mais à l’époque Henri était amoureux d’une autre fille : Meg. Il était fou amoureux. Le genre de premier amour dont on n’oubliez jamais le parfum. Le genre de premier amour qui vous brise quand il n’est pas réciproque et qui vous fait faire n’importe quoi. Meg était une garce. Egoïste, hypocrite, elle s’était servie de lui à l’université dès qu’elle en avait l’occasion. Henri était stupide à l’époque, vraiment, il s’en rendait compte maintenant, mais cela ne l’avait pas empêché de l’aimer. Et lorsqu’elle avait annoncé ses fiançailles, il avait fait une chose idiote. Il s’était tourné vers Megha. Il avait couché avec elle. Le problème c’était qu’Henri n’était pas ce genre de gars, le genre à se servir d’une amie sincère pour combler le vide et la peine en lui. Alors il était partie. Il avait tourné le dos à Megha et depuis, plus rien.

Désormais en face de lui, il se demandait quoi faire. Agir comme si elle n’était pas là était une solution, mais il ne voulait pas se retrouver piéger. Il avait sa vie, elle avait la sienne. S’il y avait bien une chose qu’Henri ne supportait pas faire, c’était retourner le passé et parler d’une époque qui n’avait plus aucune importance pour lui. « - Dites-moi, est-ce que je peux prendre le tout à emporter ? Je vais devoir y aller. » Un peu étonné d’entendre ça, le serveur accepte sans être plus méfiant et retourner en cuisine. Henri en profite pour ranger ses copies dans son sac à dos tout en évitant de lever les yeux. Il sort un paquet de cigarette quand le serveur revient à lui : « - Ce sera prêt dans 15 mins. » « - Merci. » Forcément, il libère la place. Inutile d’attendre là, autant aller dehors. Sac à dos sur l’épaule, il ne peut malheureusement pas sortir les yeux fermer. Il croise donc le regard de Megha par accident et tente de se rattraper en fixant la porte. Une fois dehors, il laisse son sac à dos par terre et s’assoit sur l’un des bancs du trottoir. Tout en allumant sa cigarette, il prie pour qu’elle ne l’ai pas reconnue.

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Megha Qureshi
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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Mar 29 Sep - 21:21

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Détacher son regard de cet homme devenait difficile pour Megha, elle avait vraiment cette sensation de le connaître. Pourtant des hommes, elle n'en connaît pas des millions, ce n'est pas son genre de coucher avec le premier venu, ou de rencontrer des hommes comme ça dans la rue. Sauf que lui, là, elle a vraiment ce sentiment de l'avoir déjà vu quelque part. Après plusieurs minutes de réflexion, elle finit par se résigner à penser que son esprit lui joue des tours. Ou alors, que c'est un client d'Adam ou de Sameer qui est déjà venu au cabinet. Tellement de possibilités qu'elle n'a pas envie de se torturer l'esprit en se posant des questions. Elle décide de reporter son attention sur son plat qui vient d'arriver. Elle a faim et n'a pas envie de s’éterniser dans le restaurant, plus vite elle avale son repas, plus vite elle va pouvoir rentrer chez elle. Retrouver son cocon, sa sécurité, son monde à elle. Elle n'aime plus vraiment sortir le soir, ni même traîner dehors jusqu'à pas d'heure, avant c'était quelque chose qu'elle avait l'habitude de faire, mais maintenant, c'est terminé. La jeune femme commence à manger son repas, dégustant ce plat italien dont elle raffole tant. Puis après quelques secondes elle lève la tête pour fixer de nouveau cet homme. Non vraiment elle tente de penser à autre chose, mais voilà qu'il va finir par occuper ses pensées. L'homme commence à s'agiter, il vient d'arriver et demande déjà quelque chose au serveur, Megha est curieuse de nature, alors elle continue de le regarder. Son visage va peut-être lui rappeler des souvenirs, elle sait qu'elle le connaît, elle ne va pas en démordre tant qu'elle n'a pas sa réponse.

L'homme sort un paquet de cigarette, elle le regarde le poser sur la table et parler de nouveau avec le serveur. Megha pousse un petit soupir tout en attrapant son verre d'eau, qu'elle porte à sa bouche pour en boire une gorgée. Ce mystérieux inconnu se lève alors, il va devoir passer devant elle, elle va pouvoir faire travailler sa mémoire si elle veut être fixée. Et là, elle croise le regard d'Henri, oui, elle se souvient très bien de lui. Elle ne détourne pas le regard, c'est lui qui le détourne. Il se souvient d'elle, ça se voit, il préfère regarder ailleurs. La belle pose alors son verre d'eau sur la table, elle prend le temps de s'essuyer la bouche avant de se tourner pour regarder dehors. Cet homme, elle n'a jamais compris pourquoi il était parti sans rien lui dire, disparaître comme ça de sa vie. Elle appréciait beaucoup sa compagnie à l'époque, il était souriant, marrant, charmant et respectueux surtout. Ils étaient devenus de bons amis, assez pour se parler et rire ensemble. Puis un soir, il était venu la voir pour parler avec elle, boire une bouteille de bon vin et regarder un film. Rien d'exceptionnel en soit, mais assez pour finir la nuit dans les bras l'un de l'autre. Au petit matin, il n'était plus là, il avait prit la fuite. Megha avait trouvé ça dégueulasse de sa part, avant de mettre ça sur le compte des mecs qui sont étudiants. Ils aiment bien agrandir leurs listes de conquêtes, elle avait alors mis Henri dans le même panier que tout les tocards.

La demoiselle est maintenant en proie à cette envie de sortir pour le rejoindre, lui parler, le confronter à son passé. Et l'autre côté de son cerveau qui lui dit de laisser le passé, dans le passé. Que ça ne sert à rien de se rappeler des souvenirs comme ça, ils avaient passé une bonne nuit, un beau moment. Autant garder se souvenir l'un de l'autre en tête. Elle pourrait aussi sortir, passer devant lui, ne pas lui adresser la parole et lui donne une bonne gifler, parce qu'après tout, c'est ce qu'il mérite. La belle indienne finit par se retourner, elle regarder son assiette avant de la pousser devant elle. Il vient de réussir à lui couper l'appétit en ayant rien fait. Elle attrape alors son sac à main avant de se lever de sa chaise. Elle file directement vers le serveur, lui rend son sourire, lui donne sa carte bancaire, un signe de tête plus tard la voilà en train de sortir du restaurant. « Bonne soirée ! » Elle pose la main sur la poignée de porte, avant de pousser pour sortir, elle pousse un petit soupir avant de se retrouver dans la rue. Une fois dehors, elle hésite un instant avant d'aller le voir, de remuer les souvenirs du passé. Elle pourrait juste lui dire bonsoir, échanger deux trois politesses et partir, ce n'est pas une mauvaise chose que de faire ça. Et puis, elle aimerait bien savoir comment il va, ce qu'il fait maintenant. Des amis d'écoles, elle n'en a plus beaucoup. Certes elle a toujours Ella qui a fait des études en même temps qu'elle et qui vient maintenant vivre à Huntington mais depuis cette époque, elle ne voit plus personnes.

Il est sur le banc, là, non loin d'elle en train de fumer, elle esquisse un petit sourire en le regardant. Puis elle tente de le faire partir de son visage avant de venir vers lui. La jeune femme s'avance d'un pas ferme et déterminé, si elle ne fait pas ça, elle risque de faire demi-tour et partir sans rien dire.  « Bonsoir.. » oui une belle entrée en matière que de dire bonsoir, c'est plus facile pour ouvrir la conversation. Ensuite, elle ne sait pas vraiment si elle doit lui lancer un millions de remarque ou ne rien dire. « Tu te souviens de moi ? » elle hausse les épaules à la fin de sa phrase, il doit bien se souvenir d'elle, sinon il n'aurait pas pris la fuite rapidement du restaurant. « Je peux ? » tout en ne lui laissant pas le temps de répondre, elle vient s'asseoir à côté de lui sur le banc. Elle pose son sac à main à côté d'elle avant de le regarder. En fait elle aurait du le reconnaître de suite, les traits de son visage sont toujours les mêmes, fins, beaux, biens dessinés. Megha se passe une main dans les cheveux tout en ne le quittant pas du regard. C'est peut-être son cerveau qui lui joue des tours et dans deux secondes il va disparaître par magie. Elle rigole en pensant à ça, en reprenant rapidement son sérieux.  

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Suraj H. Hudson
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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Ven 2 Oct - 23:08



“ Un restau italien, un homme du passé...”
Megha & Henri



De la fumée s’échappe de sa cigarette, fumée qu’il fixe et qui disparais lentement. Il souffle, bouge légèrement la tête pour faire craquer sa nuque qu’il caresse ensuite doucement. Il était le genre à rester longtemps dans la même position, alors forcément il avait tendance à faire craquer ses os. C’est bien son genre à lui, de fuir les situations gênantes. De disparaitre dès qu’il en a l’occasion. Il n’aime pas être le centre des problèmes, il n’aime pas être le centre des conversations. Son passé, voilà longtemps qu’il essaye de ne pas y penser. Qu’il veut oublier pour se noyer vers un futur incertain. Cela n’a aucune importance. La vie qu’il avait un jour menée n’avait pas de but, pas de valeur. Les gens qu’ils avaient rencontrés, les choses qu’il avait vécu, disparaissait lentement dans un coin de son esprit. Peut-être qu’un jour il allait réussir à se détacher de tout ça. Peut-être qu’un jour il allait sentir l’air dans ses poumons, oubliant la peine qui le suivait constamment. Henri était toujours en colère, toujours fatigué. La valise d’émotion qu’il trainait était lourde, presque impossible à ignorer. Les seuls moments où il sentait qu’il devenait plus léger, c’était lorsqu’il travaillait entouré d’adolescent naïf, ignorant ce que l’avenir leur réserver. Il n’était pas facile de comprendre l’Indien, qui aimait s’isoler et rester dans son coin. Il n’était pas facile de lui parler et il était encore moins facile de l’approcher. Jusqu’ici, il se contentait simplement de suivre le mouvement, d’être polis quand on l’exigeait, gardant le plus souvent un air grognon. Il ne débutait jamais les conversations et il était loin d’être encore là quand celles-ci trouvaient leurs conclusions. On aurait pu le décrire comme un fantôme, errant. Présent mais invisible, à jamais marquer par l’histoire des quelques années qu’il avait derrière lui.

Le pire là-dedans, c’était qu’il ne rêvait pas de changer les choses. Il n’osait pas rêver. Il n’y avait plus de place dans son monde pour l’espoir et la déception. Il voulait s’éloigner de tout ce qui risquait de l’impliquer d’une manière ou d’une autre. Il voulait s’éloigner de Megha, qui représentait clairement un danger pour sa santé mentale. Elle n’était pourtant pas fautive. Elle n’avait commis aucun mal et les souvenirs qu’Henri avait d’elle semblaient raviver une petite flamme à l’intérieur de lui. Megha était une femme bien. Mais lui n’était pas un homme bien et après tout ce temps il continuait à croire que la meilleure option face à la bêtise était l’ignorance. Il ne se rendait pas compte que son geste était plus stupide encore que ce qui s’était produit quelques années plus tôt.
La tête baissé, Henri attendait. Quinze minute, c’était assez pour qu’il fume deux cigarettes. C’était assez pour qu’il compte les étoiles. C’était assez pour que Megha finisse par sortir, elle aussi. Il aurait dû s’en douter. Il aurait dû se souvenir que malgré les années, certaines personnes ne changeait pas totalement. Au fond, peut-être que c’était rassurant. Peut-être que c’était même mieux ainsi. Mais Megha risquait de se confronter à un mur. Henri n’était plus le même. Il avait tellement changé au point où il était l’opposé de lui-même. En réalité, il y avait peu de chance qu’il sache réellement lui-même qui il était. C’est trop tard maintenant. Il l’avait dit à Laila. Il était une cause perdue, à jamais condamné à faire face à la colère.

Megha est là. Un petit sourire apparait sur son visage alors qu’elle se décide à avancer vers lui. Henri ne peut pas fuir maintenant, cela serait trop irrespectueux. Et peut-être que c’était nécessaire, il ne le savait pas. Restant assis, il lance son mégot par terre qu’il écrase rapidement. « - Bonsoir. » Il ne sait pas quoi dire de plus et il ne veut rien dire de plus. Pourtant, une partie de lui hésite. Il était curieux, fasciné par le fait de la retrouver là. Le problème c’était qu’il avait perdu foi en toute chose. Que les questions, il préférait les éviter et ne plus les poser. Elle sait d’ailleurs, qu’il l’évite. Elle avait compris. Voilà pourquoi il ne rajoute rien. Voilà pourquoi il hausse simplement des épaules quand elle s’installe à ses côtés. Malgré les températures agréables de la ville, Henri aurait juré ressentir un frisson. Comme un courant d’air glacial décidé à lui faire payer le fait d’être un crétin. Fouinant dans ses poches pour une autre cigarette, il entend Megha rire. A peine a-t-il le temps de la regarder qu’elle reprend son sérieux. Son rire, c’était étrange, mais il s’en souvenait comme si c’était hier. A l’époque, il avait toujours trouvé ça contagieux. « - Qu’est-ce qui te fais rire ? » Loin d’avoir emprunté son ton agressif habituel, Henri se demandait ce qui lui était passé par la tête. Comme toute personne normal, il regarde autour de lui pour savoir ce qui aurait pu enclenché ça avant d’arriver à la conclusion qu’ils étaient seuls dehors. Fronçant les sourcils, il posa de nouveau ses yeux sur le restaurant devant lui, ajoutant : « - Non, laisse. Je ne veux pas savoir. » Il s’adossa contre le banc, les mains dans les poches. Le silence, cela lui convenait parfaitement. Mais s’il ne faisait rien, quelque chose lui disait que Megha était capable de le suivre et de rester à ses côtés jusqu’à la fin de la journée. Peut-être qu’elle avait changé elle-aussi, peut-être qu’elle était différente, mais à cette instant précis, rien n’avait changé pour Henri. Elle semblait tout droit sortir de ses souvenirs, ce même sourire, ce même regard. Des centaines de souvenirs semblaient l’envahir tout un coup. Voilà exactement ce qu’il voulait éviter. Les émotions du passés, la nostalgie d’une époque plus sereine et joyeuse.

« - Je suis désolé. » Il marqua une pause avant de reprendre la parole, le regard désormais posé sur la jeune femme. « - Mais tu devrais partir. » Son regard était dur. Il pensait ce qu’il disait. Elle devrait partir. Il lui offrait l’opportunité de saisir une issue de secours. C’était maintenant, maintenant avant qu’il ne dévoile l’être sombre qu’il était devenue. « - Pars, Megha. Je n’ai rien à te dire. Et si jamais tu restes, tu vas vite te rendre comptes que tu perds ton temps. »

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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Sam 3 Oct - 22:24

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...

Ayant envie d'avoir des réponses à ses questions, Megha décide de s'asseoir à côté de Suraj. Elle veut savoir en fait pourquoi il est parti un jour, sans rien dire, sans lui donner de nouvelles, sans faire l'effort de l'appeler. Elle aimerait bien savoir, connaître la raison de son départ, en fait, elle se demande aussi si elle n'est pas en cause dans cette histoire. À croire que même à l'époque elle aurait dû voir qu'elle fait fuir les gens, ou qu'elle les fait souffrir sans s'en rendre compte. En tout cas, Suraj quand il avait décidé de s'en aller sans rien lui dire, il l'avait vexée. Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire comment elle s'était sentie au petit matin, seule, comme une idiote dans son lit. Enfin ce n'est pas grave, c'est un souvenir du passé, un passé lointain. D'ailleurs à choisir si elle devait revenir à cette époque et revivre cette scène, elle signerait de suite. Elle serait prête à échanger sa vie actuelle contre sa vie passée. La belle Megha, aimerait tellement revenir en arrière, revivre une époque ou elle était insouciante, elle profitait de la vie, ou son sourire était encore sincère. Aujourd'hui sa vie est faite de faux semblant, de sourire pour se couvrir, pour donner cette image d'une femme active, pleine de vie. C'est drôle comme les gens peuvent facilement penser que tout va bien autour d'eux, alors qu'en face une personne est en train de souffrir. Une pensée traverse son esprit, ce qui lui vaut de rire toute seule, chose qui semble étonner son voisin. Elle le fixe tout en reprenant son sérieux, il est en train de regarder autour de lui, essayant sûrement de trouver une scène comique. Il lui pose une question, avant de rapidement se raviser. Megha pousse un petit soupir. Elle penche la tête tout en essayant de le déchiffrer, de percer les mystères de cet homme. Les souvenirs du passé ne sont pas toujours bon à garder, ni même à raviver. Elle hésite un instant à se lever, à partir sans même se retourner, sortir de sa vie aussi rapidement qu'elle venait de le retrouver. Ce n'est pas grave, ils n'ont peut-être plus rien commun, rien à voir ensemble, rien à se dire. Ils ont sûrement pris des directions différentes. Megha pense finalement qu'ils n'ont peut-être plus rien à voir ensemble.

Elle fronce les sourcils, avant de baisser la tête pour regarder le sol, elle gonfle ses joues en essayant de chercher quelque chose à lui dire. Une façon d'ouvrir la conversation sans le brusquer, sans le faire fuir, ou encore partir en courant. Elle n'aura pas besoin de chercher longtemps, il va prendre la parole. Commençant par s'excuser, tout en lui demandant de partir. Elle pose son regard sur lui, le fixant droit dans les yeux. Comment pouvait-il lui dire ça, il voulait déjà la voir disparaître ? Qu'avait-elle pu faire pour qu'il ne veuille pas la voir dans sa vie ? Ou que voulait-il cacher pour ne pas vouloir l'accepter surtout. La belle se pose encore plus de questions à cet instant, elle veut savoir. « Je n'en ai pas envie.. » lui dit-elle continuant de le regarder. La belle est têtue ça ne change pas avec le temps, au contraire cela empire. Maintenant qu'il vient de lui dire de partir, elle a encore plus envie de rester à ses côtés. Puis là, il lui dit autre chose.. « Pourquoi tu dis ça ? Je ne vais pas perdre mon temps en parlant avec toi. C'est nouveau ça.. » souffle t-elle. Elle trouve sa réponse idiote et n'a pas envie d'en tenir compte. Elle se souvient bien de lui à l'époque, cette facilitée qu'il avait pour ouvrir la conversation, il avait le don pour trouver un sujet, peut importe lequel il était capable d'en débattre. Et là, il veut lui faire croire que ça ne va pas être intéressant. Rien qu'en venant de prononcer cette phrase, il venait d'attiser la curiosité de Megha. « Tu... » elle relève la tête pour le regarder une fois de plus dans les yeux. Une lueur passe vive passe dans son regard, cette petite lueur qui se fait si rare aujourd'hui. « Tu ne veux plus me parler ? » sa question est naïve, comme celle d'une enfant, mais elle ne trouve pas les mots pour exprimer ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense de tout ça. Elle voudrait lui saute au cou en fait et lui dire combien elle est ravie de le voir. Lui ça se voit il n'en a pas envie, mais pour Megha, Suraj est lié au bonheur, à son bonheur..

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Dernière édition par Megha Qureshi le Jeu 29 Oct - 17:34, édité 1 fois
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Suraj H. Hudson
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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Sam 10 Oct - 13:05



“ Un restau italien, un homme du passé...”
Megha & Henri



Dès que quelque chose touché à son passé, Henri fuyait. Il s’échappait, décidé à ne plus se souvenir de ce qui s’était passé. Il n’y avait que très peu de moment de joie dans l’énorme morceau qui composait son histoire. Londres, l’Inde, New York. L’Indien avait réussi à vivre à chaque fois avant de se retrouver contre un mur à pleurer sa naïveté. Il était convaincu que la seule façon de ne plus refaire les même erreurs, étaient d’éviter de se lier avec qui que ce soit. Il ne voulait plus personne dans la bulle qui constituait sa vie. Tout ce qui comptait, c’était la famille qu’il avait enfin. Neela et Maya. Pourtant il avait encore du mal à passer des moments avec eux, il avait encore du mal à s’ouvrir complétement à sa demi-sœur, mais c’était pour l’instant un début. Il l’avait enfin retrouvé et c’était sa priorité. Le reste était insignifiant. Personne ne pouvait réellement le comprendre et personne n’avait le temps nécessaire à lui accorder pour pouvoir lire en lui. Il fermait les portes de son âme avec la conviction qu’il était mieux protéger ainsi, dans sa forteresse. Il n’osait pas, d’ailleurs, pensait au passé parce qu’il savait qu’une partie de lui voudrait retourner à cette époque-là où il croquait la vie à pleine dent. C’était tellement ridicule de vouloir une telle chose ! D’avoir ce sentiment au fond de soi qui prouvait que tout était mieux avant. Déjà que les choses étaient actuellement difficile, une telle pensée ne l’aiderait jamais à survivre. Alors il bannissait les souvenirs, le passé et tout ce qui allait avec, y compris les gens qui avaient eut de l’importance pour lui.

Il ne sentait plus à sa place, nulle part. Alors même là, à côté de Megha, c’était comme faire un pas en arrière contre son gré. Il ne voulait pas retourner à ce qu’il lui avait fait, même si c’était il y a longtemps et que cela n’avait plus d’importance. Il l’avait quand même blessé. Avec le temps, il avait Ifni par tourner la page sur cette histoire et sans doute l’avait-elle fait, elle aussi. Tourné vers Megha il lui demande simplement de partir. Il s’excuse même de lui dire ça, mais c’est ce qu’elle doit faire. C’était la seule chose à faire. Plus les secondes passaient, plus il sentait que le temps reculait. Les yeux dans les yeux, il est surprit. Elle ne veut pas partir. Finalement, elle n’avait pas changé. Son entêtement était tout aussi présent qu’à l’époque où ils n’étaient qu’étudiants. Ils en avaient fait des choses ensemble, ils en avaient vécu des situations. Quelque part, elle avait toujours eut une place importante pour lui. Il avait souvent compté sur elle pour aller mieux, pour passer un bon moment.

« - Oui, c’est nouveau. » Il continue de la fixer, alors qu’elle a les yeux baissés. La situation est gênante, il le sent. Il y a beaucoup à prendre en compte, mais Henri essaye d’ignorer tout ce qui pourrait le pousser à tendre la main à Megha. Elle ne méritait pas de tomber avec lui dans l’enfer qu’il vivait tous les jours. Elle ne pourrait pas le sauver. Personne ne le pouvait. « - Non, ce n’est pas ça... » Il passa une main sur son visage, elle avait le don de trouver des questions qui n’étaient pas celle auxquelles il s’attendait. « - Je ne suis plus le même. Et toi, tu vas t’accrocher bêtement à celui que j’étais, alors oublis-le tout de suite. En fait… » Il se releva, faisant face à Megha debout. « - En fait, tu sais quoi ? La dernière fois qu’on s’est vu, j’étais un vrai enfoiré avec toi. Accroche-toi à ça. Parce que c’est exactement ce que je suis devenu. Tu comprends ? Maintenant rentre chez toi. » Un bruit se fit entendre et un des serveurs fit signe à Henri. Il se dirigea tout de suite pour chercher ce qu’il avait commandé, remerciant la personne. C’était le moment parfait pour partir. Le moment idéal pour tracer tout droit sans se retourner. Mais Henri se retourna, son regard se posant de nouveau sur Megha. Il était cruel. Une partie de lui aurait aimé s’excuser pour ce qu’il avait fait, mais c’était un exemple parfait de l’homme qu’il était devenue.


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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Sam 17 Oct - 15:31

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Alors c'était ça, il avait changé, il n'était plus le même, adieu le beau souvenir d'une époque merveilleuse, une fois de plus son présent était là pour lui rappeler qu'elle n'avait pas le droit d'être heureuse. La jeune femme baisse alors la tête, en essayant de comprendre le comportement de – son ami – de comprendre sa réaction, d'essayer de se souvenir de lui comme avant et non pas de lui aujourd'hui sur la défensive. C'est tout naturellement qu'elle lui pose la première question qui lui passe par la tête, elle a besoin de savoir si c'est elle la fautive, ou si il n'avait tout simplement plus envie de partager sa vie. De se souvenir du passé, de se remémorer des étapes communes de leurs vies. La jeune femme tenait à Henri, elle avait appréciée tout de lui à l'époque, et aujourd'hui, quand elle le regarde, elle voit un homme différent. Quand elle l'entend répondre que ce n'est pas ça, elle relève la tête pour le regarder, on peut voir dans ses yeux qu'elle pose un millions de questions, qu'elle voudrait l'asséner de remarques, mais elle ne dit rien, elle le laisse parler. Il lui fait une remarque qui la touche, qui la blesse même, elle n'en revient pas de l'entendre dire ça. Comment pouvait-il lui faire ce genre de remarque et bientôt il va lui reprocher de s'accrocher à un souvenir du passé. Il est maintenant debout, face à elle, il continue de lui parler, lui stipulant qu'avec le temps il est devenu un enfoiré. Elle pousse un petit soupir en lâchant un rire ironique. Megha n'est plus choquée maintenant de voir les hommes se comporter comme des enfoirés. Réagir comme des imbéciles et vouloir porter le poids du monde sur leurs épaules. Henri est comme ça, il semble avoir le visage fatigué, les traits tirés, un air déçu, une humeur maussade. En fait, il lui fait penser à elle, il y a encore quelques mois. Elle a l'impression de se regarder dans le miroir et de voir son reflet se transformer en homme. « Non Henri ! Je ne suis pas d'accord.. » elle s'apprête à se lever, mais le voilà qui est sauvé par le gong. Elle se lève alors à son tour et le regard partir récupérer ses affaires, sa commande du soir.  Pourquoi voulait-elle s'accrocher à lui, à un souvenir si petit alors qu'elle voit bien qu'il ne veut pas d'elle dans sa vie. Peut-être parce qu'elle le garde en tête comme un ami, parce qu'elle voit bien qu'il n'est pas dans son assiette et qu'il a sûrement besoin qu'on lui tende la main. Avait-il besoin d'aide et de soutien pour réussir à parler ? Devait-il lui aussi lutter contre des sentiments qui se bousculent dans sa tête et qui viennent perturber son bon fonctionnement ? Megha le regarde alors de nouveau tandis qu'il tient son sac à emporter dans la main. Elle baisse la tête et finit par claquer du pied comme pour se donner une poussée de motivation. Non, elle ne va pas le laisser partir comme-ça, pas maintenant. « Tu n'es pas un enfoiré ! Pas pour moi, ok ce que t'as fais c'était minable et je t'en ai voulu, mais je ne vis pas avec ça en tête et encore moins maintenant que je te vois là, ici à Huntington même.. » elle se rapproche de lui et le force à la regarder. « Tu n'as pas le droit de me demander de partir, de sortir de ta vie, sans me donner de vraies raisons de te détester ! » elle se place maintenant bien devant lui et le fusil du regard. Ce même regard intense qu'elle faisait quand il avait tendance à la faire sortir de ses gonds quand ils étaient plus jeunes. « Alors, dis moi maintenant, qui es-tu devenu ? Pourquoi tu veux me faire croire que tu es devenue une personne sombre.. » elle insiste sur la fin de sa phrase, elle a besoin de savoir. Il veut fuir, il n'a pas envie de parler, ok, elle veut bien le comprendre, mais elle n'a pas envie de le laisser filer comme ça, sans insister.


Megha affiche une petite moue tout en le regardant droit dans les yeux, elle aimerait enfin percer les mystères de cet homme. Il semble complexe lui aussi, elle pourrait rire de la situation si le moment n'était pas aussi sérieux. C'est vrai, entre elle qui ne veut rien dire à Jason et qui brise son couple, parce qu'elle n'a pas la force de parler et lui, qui décide de lui dire de partir, sans raison. C'est difficile à croire, mais ils ont plus de choses en communs que ce qu'ils pourraient croire. La demoiselle se passe une main dans les cheveux, réflexe quand une situation devient trop gênante, que l'ambiance est tendue ou qu'elle n'aime pas attendre une réponse de son interlocuteur. Ça trahit aussi un signe d'impatience, elle est de ces gens qui sont incapables d'attendre plus de deux minutes sans avoir de réponse. Et encore, deux minutes c'est déjà super long.

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Dernière édition par Megha Qureshi le Jeu 29 Oct - 17:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Sam 24 Oct - 19:12



“ Un restau italien, un homme du passé...”
Megha & Henri



Ce rire, il ne l'avait pas vu venir. Il pensait que ce qu'il dirait, suffirait à la faire fuir. Il pensait qu'elle lui tournerait le dos, comme beaucoup, parce qu'il n'en valait pas la peine. Mais elle rit, un rire sans doute ironique. Elle doit sûrement repenser à cette nuit. À ce qu'ils avaient fait et à comment Henri avait disparu avec ça. Il aurait dû s'excuser de s'être servi d'elle, mais il ne voulait pas arranger les choses. Il ne voyait pas pourquoi il devrait. Aujourd'hui sa vie n'était plus la même. Il n'avait rien de l'étudiant dont le seul souci était qu'une fille le regarde. Les choses étaient tellement différentes qu'Henri préférait être unique dans le monde qui constituait son existence. S'il pouvait éviter d'embarquer Megha, alors il le ferait. Il profiterait de la moindre stupidité pour qu'elle s'en aille à l'opposer de lui-même. Voilà longtemps qu'il ne croyait plus à rien et l'amitié en faisait sans doute partie. Il faisait partie de ceux qui se contentait d'un verre et d'un sourire pour retourner à une vie plus solitaire et obscure. Il n'avait confiance en rien, en personne. Pourtant Megha avait fait partie de sa vie de manière assez importante. À l'époque, il avait eu la manie d'être attentionné avec elle, de prendre soin d'elle. Il avait aimé, parce qu'elle lui apportait un soutien qu'il n'avait trouvé nulle part ailleurs. Il s'en voulait de l'avoir blessé, il s'en voulait de l'avoir quitté. Mais l'homme qu'elle avait connu n'était plus de ce monde, alors pourquoi s'excuser pour une chose qu'il n'avait pas à arranger ? Ce rire, c'était aussi un signe. Megha n'était pas stupide, elle était même assez intelligente pour vite réaliser ce qui était en train de se passer. Elle n'était pas du genre à baisser les bras quand c'était pour des gens qu'elle appréciait. De la savoir encore là, assise à ses côtés, résolu à discuter, c'était la preuve qu'il avait encore une place dans son cœur. Qu'elle ne voulait pas l'abandonner. Une raison de plus pour qu'il essaye de son mieux pour disparaitre de sa vie, encore une fois. Si elle le gardait dans sa vie, elle finirait par sombrer elle aussi.

C'était ça, la vie d'Henri. Une chute. Il ne voulait pas voir Megha tomber avec lui. Il ne voulait pas qu'elle entre dans ses problèmes, parce qu'il ne voulait pas espérer qu'elle puisse changer quoi que ce soit. Il essayait déjà d'éloigner Laila de sa vie, malgré ses sentiments incontrôlables qui le brûlaient de l'intérieur. Il devait faire pareil avec Megha. Les deux histoires étaient différentes, mais dans les deux cas c'était deux femmes extraordinaires qui lui tendaient aveuglément la main.

Il n'a pas le temps de répondre, mais son regard s'attarde une seconde sur elle. Elle n'était pas d'accord avec ce qu'il disait. Elle ne le considérait donc pas comme un enfoiré ? Malgré ce qui s'était passé ? Lui, il le pensait. Il n'aimait pas jouer avec les sentiments des gens et c'était l'impression que cette nuit lui avait donnée. L'attirance qu'il avait éprouvée pour Megha n'était pas éphémère. Il avait toujours ressenti quelque chose pour elle, mais c'était camouflé par l'amour surréaliste qu'il portait à son premier amour. Inconsciemment il savait qu'il aurait peut-être pu vivre quelque chose avec Megha. Henri était devenu son ami pour ça, parce qu'elle était exactement le genre de femme à toucher son âme. Il voulait la garder à ses côtés, parce qu'il aimait savoir les bonnes personnes à proximité. Mais il n'avait pas agi comme un ami ce soir-là. Il avait agi comme un parfait étranger, en colère et blessé. Il avait couché avec elle parce qu'il avait eu le cœur brisé. Megha n'était pas une roue de secours, elle n'aurait jamais dû l'être. Il s'en voulait tellement pour ça…

Partir, vite, maintenant. Mais la voix de Megha résonne. Elle l'interpelle. Elle veut le contredire. Il se retourne, perplexe. Pourquoi ne l'abandonnait-elle pas ? Elle ne lui portait pas rancune pour ce qu'il avait fait, elle avait tourné la page depuis longtemps. Elle voulait de vraie raison ? De vraie raison pour le haïr et pour partir. Ils ne s'étaient pas vus depuis tellement longtemps, mais cela n'avait aucune importance. C'était comme si elle avait toujours été là et qu'il avait toujours été là. Il a du mal, mais il regarde Megha dans les yeux. Elle est tellement têtue que ça l'énerve tout en le touchant. Il retrouvait ces yeux qui le traversaient complètement. « - Je ne suis pas sombre, Megha. » Comme souvent, ses yeux se mirent à briller. Pas d'espoir, mais de tristesse. « - Je suis mort. » Il baisse les yeux, apercevant la main de Megha qu'il prend tout en douceur.

« - Je ne te demande pas de me haïr, juste de m'oublier. » Comme souvent, des tas de souvenirs remontèrent à lui. Le rire de Naina, New York, le son d'une alerte annonçant l'approche d'un train… « - C'est mieux ainsi. »

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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Jeu 29 Oct - 17:34

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Il était mort, cette phrase était en train de résonner dans l'esprit de Megha, comment pouvait-il dire ça, lui qui était si heureux avant. Cet homme dans son souvenir était joyeux, il était discret, mais amusant. Il avait ce sourire et cette façon de rire, qui avait tendance à faire sourire Megha. Alors qu'il vient de lui dire ça, sa main se met à trembler, elle se calme quand elle sent qu'il l'attrape doucement. La belle qui avait le regard pétillant juste avant, sent que son cœur est en train de flancher. Elle n'aime pas entendre ce genre de propos encore moins de la bouche d'un personne qu'elle apprécie. Elle aimerait lui venir en aide, lui dire qu'il ne doit pas dire ça, qu'il doit rebondir, qu'il doit toujours prendre une revanche sur la vie. Elle aimerait aussi en savoir plus, connaître la raison qui le pousse à dire ça aujourd'hui, parce que personne ne peut tenir de tels propos sans avoir une bonne raison. Megha fixe la main de Suraj pendant un long moment. « Mort.. » murmure t-elle tout en regardant sa main dans la sienne. Elle lève alors doucement son visage pour le regarder, le regarder droit dans les yeux. Essayant de déceler en lui une toute petite lueur d'espoir, de le voir lui dire qu'il croit encore en la vie, qu'il n'est pas vraiment mort. Mais son visage reste impassible, il ne dit rien, rien de plus, la laissant avec cette phrase pendant plusieurs minutes. Alors elle se met à la place de beaucoup de monde à ce moment, elle se souvient de la fois ou elle avait voulu mettre fin à ses jours et qu'elle voyait l’incompréhension dans le regard des autres. Aujourd'hui c'est elle qui se retrouve dans cette position, elle se retrouve devant un homme qui ne veut pas lui dire ce qui ne va pas dans sa vie. Elle n'a pourtant pas envie de baisser les bras. Elle sait qu'elle peut lui tendre la main et lui venir en aide, qu'elle va pouvoir le soutenir, l'écouter, voir même l'épauler. Parce que avoir des gens sur qui on peut compter dans ce genre de moments, c'est vraiment important. « Tu ne peux pas dire ça.. » elle sent que sa voix se brise tout en lui parlant.

Les minutes passent et là, il lui demande de l'oublier, pas de le détester non, juste de l'oublier, de tirer un trait sur lui. Il ne voulait vraiment pas d'elle dans sa vie, alors, il préfère prendre la fuite, il préfère partir loin d'elle. Megha retire sa main de la sienne avant de se rapprocher un peu plus de lui, à une distance assez raisonnable entre deux anciens amis. Elle le regarde dans les yeux, elle soutient son regard, elle n'a pas envie de le voir le détourner. « Tu ne peux pas savoir ce qui est mieux, si tu prends la fuite une fois de plus.. » cette phrase, elle voulait la dire pour le faire réagir, pour lui faire comprendre qu'il ne peut pas décider pour elle. Puis elle se recule de nouveau, elle baisse alors la tête, fixant ses poignets avant de relever les yeux vers lui. « Beaucoup de gens sont morts au fond, mais pourtant ils acceptent les autres dans leurs vies.. » une intensité qui fait briller ses yeux, elle n'a pas envie de baisser les bras. Elle fera tout pour qu'il accepte de lui parler, de la voir, de lui dire ce qui le pousse à agir comme ça. « Alors dis moi ce qui te pousse à faire que tu es mort ? Tu sais bien que j'ai toute la nuit devant moi, je ne vais pas te laisser filer comme-ça, ça serait trop facile.. » elle continue de le fixer. Elle commence pourtant à avoir froid, le temps se rafraîchit, elle aimerait lui dire de rentrer dans ce restaurant, ou de se poser à l'intérieur d'un café, mais elle sait qu'il risque de prendre la fuite. Pourtant elle est capable aussi de le suivre jusque chez lui pour le faire parler, c'est sa façon d'être, Megha ne va pas laisser une personne qu'elle considère comme un ami se détruire. Il n'avait pas à lâcher cette phrase devant elle, alors peut-être elle serait partie, mais de dire qu'il était mort, elle ne pouvait plus enlever cette phrase de son cerveau.

Être mort c'est un peu le sentiment de sa vie, c'est un peu comme-ça qu'elle se sent le matin en se levant, quand elle tente de sortir de son lit et de faire semblant de vivre. Elle fait des efforts pour apparaître comme une fille normale, de celle qui sort la nuit, qui va boire un verre, qui rigole avec ses amies. De celle qui fait comme-ci tout était merveilleux dans son monde alors que c'est tout le contraire. Megha est une âme triste, une âme vagabonde dans un monde qui n'est pas le sien. Tout dans sa vie n'est qu'illusion, une façon de se raccrocher à des petites choses, qui la font tenir. Son travail qui lui prend du temps, mais qui lui permet de se lever le matin, son ex qui se comporter comme un idiot avec elle, mais qui arrive à la rendre heureuse sans le vouloir, ses quelques amis proches qui savent sa vie. En fait peu de monde, mais elle n'a pas besoin de plus, sinon, elle devrait toujours justifier le moindre de ses actes. La demoiselle aimerait dire à Suraj qu'il n'est pas seul en fait...

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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Mer 25 Nov - 21:30



“ Un restau italien, un homme du passé...”
Megha & Henri



Il ne plaisantait pas. Il croyait chaque mot qu'il prononçait. C'était une réalité qu'il ne pouvait refuser. Une réalité qu'il avait finie par accepter sans se poser de questions. Pourtant, lorsque Megha le regardait dans les yeux, il avait la sensation qu'il devait se taire. Que les choses seraient plus simples s'il gardait pour lui tout ce qu'il voulait exprimer. Il y avait une lumière dans ses yeux, un éclat fragile et léger qui lui donnait envie de retourner vers une période plus calme et sereine de sa vie. S'il en avait le pouvoir, il aurait capturé cette étincelle de ces si beaux yeux pour ne plus jamais les lâcher et vivre dans un univers plus paisible que sa vie actuelle. L'imagination était traite, surtout dans des instants comme ceux-là. Il ne voulait pas revivre le passé, il n'en voulait pas retrouver une amitié qu'il avait perdue. Il voulait rester loin de toute chose, loin de tout sentiment. Peu importe ceux qu'il blesse au passage, car sa vie ne regardait que lui et les autres étaient libres de vivre à l'écart de son existence. Ainsi, il prononça les mots ultimes. Ceux qui exprimaient si bien ce qu'il était, ce qu'il ressentait. Ce qu'il avait toujours gardé pour lui. Il était mort, c'était un fait. Il l'avait dit à Laila aussi et il le dirait à tous ceux qui osaient s'approcher de tout près. Tous ceux qui voyaient en lui quelqu'un qui demandait de l'aide, alors que ce n'était pas le cas. Il était mort, il n'y avait plus rien à faire. Megha ne devait pas perdre son temps avec lui, surtout pas avec lui. Henri ne lui apporterait rien, absolument rien. Tout ce qu'elle avait à faire, c'était l'oublier. L'effacer de sa mémoire et passer à autre chose, comme un deuil l'aurait fait. Comme la fin d'une histoire l'aurait fait.

Silencieux, la voix de la jeune femme le force à se réveiller de cette soudaine absence. Elle répéta « mort » dans un murmure qui parlait de lui-même. Elle finit par lever les yeux, sans doute à la recherche de la vie qui devait résider en Henri, mais se confronta à un mur de glace. Elle ne pouvait pas l'aider, pas plus qu'il ne pouvait faire quoi que ce soit pour lui-même. Soudain, après le silence, quelque chose semble avoir changé dans ses yeux. Henri ne comprend pas, mais lorsqu'elle prend la parole il finit par réaliser que comme beaucoup, elle ne peut pas accepter ça. Sa voix brisée ne manque pas de reproche. Il ne pouvait pas dire ça.

Retirant sa main de celle de l'Indien, Megha se rapproche comme pour l'entourer d'un mur invisible. Comme pour l'empêcher de prendre la fuite. Elle le fixe droit dans les yeux, perturbant le jeune professeur d'histoire qui se contente de se laisser faire à cet instant précis. Ne voulant pas bousculer Megha plus qu'il l'avait déjà fait, il se contente de l'écouter. Oui, il fuyait les gens qui l'entouraient. Il avait fui Laila et même si une partie de lui le regrettait, il savait que c'était mieux ainsi. Et maintenant, il fuyait Megha. Il ressent soudain cette force que Megha porte dans sa voix. Elle ne veut pas le laisser partir sans avoir essayé, sans avoir tout essayé. C'est ce qu'il croit. Lorsqu'elle regarde ses poignets, un doute lui vient à l'esprit. Un doute qu'il laisse de côté quand elle reprend la parole. Elle voulait des explications. Elle voulait savoir pourquoi. C'était ridicule de croire qu'il s'ouvrirait à elle et pas à d'autres.

« - J'hallucine… » C'était le moment. Le moment de lui tourner le dos et de partir. « - Tu veux que je te raconte pourquoi je suis ainsi ? C'est ça ? Mais Megha, tu n'es qu'un souvenir du passé. Le seul fait de voir ton visage est douloureux. À toi seul tu combines tous mes malheurs en une seule et même place. Alors fou moi la paît, tu veux. Pour une fois, fais ce qu'on te dit et oublis-moi. Merde quoi ! » Elle ne devrait pas s'accrocher à lui, toujours le considérer comme un ami, parce que ce n'était plus le cas. Parce que malgré ce qu'il éprouvait, il n'était plus le même et il refusait de la laisser entrer dans sa vie alors qu'elle devrait lui en vouloir. Alors qu'elle devrait affronter ses propres problèmes plutôt que celle d'un homme qui n'avait plus espoir en lui-même. « - Ne me force pas à être plus cruel que je ne le suis déjà, Meghna. Oublis-moi ! » Et il lui tourna le dos.

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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Dim 29 Nov - 14:52

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Le premier mot de Suraj, fait sursauter Megha. La jeune femme le regarde, essayant de le percer au grand jour, même si elle sait que ça sera difficile. Il semble être pire que tout aujourd'hui, un tombeau, oui c'est le mot. Elle pourrait essayer de lui parler, de le faire réagir, de le pousser à bout, mais elle à le sentiment que rien de tout ça ne le fera parler. Alors, elle attend. Elle préfère le laisser prendre la parole à son tour. Chose qu'elle va regretter rapidement. Plus elle l'écoute parler, plus elle sent qu'elle est faible face à lui. Il est dur, que ce soit dans ses propos ou dans son regard. Pourquoi avait-il besoin de se montrer aussi cruel avec elle. Elle n'avait rien fait de mal, rien qui pourrait le pousser à la détester. Pourtant il n'avait pas envie d'elle dans sa vie, pas d'elle sans son présent, ni même dans son passé. De la voir ne pouvait lui faire éprouver que des regrets, elle baisse la tête un instant, tentant de déglutir. Elle serre le poing, puis tente de contenir une larme qui perle le long de sa joue. C'est ça alors, il venait de réussir à la pousser à bout, à la faire pleurer, à lui faire mal. Alors il était devenu comme ça, un con qui trouve amusant de faire pleurer les filles. De les faire souffrir, de se monter odieux et de garder en lui tout le mal qu'il ressentait. Megha lève doucement la tête et tente de ne plus parler, elle le fixe, sentant qu'elle n'a pas la force de lutter. De se battre contre cet homme qui n'a pas envie d'elle dans sa vie. Pourquoi l'homme dont elle avait gardé le souvenir n'était-il plus le même. Pourquoi avait-il choisi d'enfouir au plus profond de lui la bonté, le sourire et la sagesse dont-il faisait preuve avant. Elle se souvient de lui, comme ci c'était hier. De son sourire, de son air charmeur, de ses blagues, de sa façon de parler, de beaucoup de choses en fait. Sauf que maintenant, elle se retrouve face à un mur, un mur de glace, un homme brisé. Cet homme qui est en train de repousser Megha et de la lier à un souvenir terrible de son passé.

Doucement Megha se recule de lui, elle ne sait pas si elle doit partir en courant, lui mettre une bonne claque pour le faire réagir parce que c'est ce qu'il mérite. Ou si elle doit attendre que ce soit lui qui décide de partir. Il continue de parler, de l'achever avec des mots. Depuis longtemps, elle n'avait pas vécu cette sensation, cette envie de disparaître et Suraj, venait de réveiller cette envie. Elle ouvre et ferme sa main comme pour contrôler une envie qui veut prendre le dessus. Elle tente de se calmer, de se maîtriser, mais pourtant, elle a envie de lui hurler dessus. De le détester, de lui dire combien il l'a faite souffrir. Finalement, il termine de parler et maintenant, il lui tourne le dos. Elle recule encore un peu plus, laissant son sac glisser le long de son épaule pour venir s'écraser contre le sol. Des larmes coulent maintenant sur son visage, elle le regarde, fixement, sans bouger. Son esprit est en train de ressasser les propos du jeune homme, en train d'intensifier ce qu'il vient de dire. Elle qui doit faire des efforts pour s'ouvrir aux autres, pour parler, pour dire ce qu'elle ressent et ce qu'elle garde enfouie. Elle se retrouve face à un homme qui sans s'en rendre compte, vient de la faire vaciller. Elle n'avait pas l'idée qu'il viendrait à lui tenir ce genre de propos en le retrouvant. Au fond, elle s'imaginait retrouver une vieille ami, un homme avec qui elle pourrait partager quelque chose, parler du passé, de la belle époque. Reparler du bon temps et des moments qu'elle avait vécus, quand elle était encore heureuse. Sauf que c'est tout le contraire qui est en train de se produire.

Résignée à le faire bouger, il veut la détester, alors autant le faire de suite, autant le pousser à bout. Il vient quand même de lui dire qu'il peut encore être pire, autant vérifier ça de suite. Megha s'approche alors de lui, elle pose une main sur son épaule, essayant de le forcer à se tourner. C'est peine perdue, alors elle le contourne pour se mettre face à lui. « Tu me détestes, ok. Tu ne veux pas de moi dans ta vie, ok. De toute façon le jour ou tu as choisi de fuir au petit matin, j'ai bien compris que tu ne voudrais pas de moi dans ta vie. Le jour ou mes parents sont morts, j'ai compris aussi que tu ne serais pas là pour me soutenir dans ma vie. » elle marque une petite pause avant de le fixer dans les yeux, même si c'est plutôt difficile. Il n'a pas encore fait l'effort de la regarder. Alors elle continue de parler, de dire ce qu'elle pense, de vider son sac. Peut-être qu'en se forçant à reprocher des choses à Suraj, elle va réussir à tourner la page du passé. D'un passé merveilleux, mais qui réveille beaucoup de douleurs. « Je suis désolée si je ne suis qu'un mauvais souvenir pour toi, si je te rappelle de mauvaises choses.. Je voulais être là pour toi, je voulais partager des choses avec toi. Tu refuses de t'ouvrir, alors ne te force pas.. » elle se recule doucement. Elle aimerait lui dire combien elle le déteste, mais ça serait se mentir. Elle sait qu'elle avait besoin de lui dans sa vie avant et que maintenant elle pourrait encore trouver du soutien à ses côtés. Sauf que lui, il voit l'avenir autrement. Alors elle devrait peut-être écouter ses propos et fuir, le fuir.

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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Sam 9 Jan - 21:10



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Elle pleure. Il le voit, il le ressent et ça lui brise le cœur. Il ne voulait pas en arriver là, mais c’était trop tard. Elle recule, elle le fixe et les larmes coulent. Il sait que ces mots venaient de la blesser, de lui faire du mal. Il ne sait pas tout, il ne sait pas à quel point il venait de rouvrir une blessure profonde, mais le regarde qu’elle lui porte, il l’a déjà vu ailleurs. C’était le même que le sien. C’était cette même peine qu’il lisait en lui, à chaque fois. Alors la voir dans cette état n’avait rien de plaisant, c’était même l’inverse. Il se sentait si mal qu’il préférait fuir maintenant. Qu’il préférait disparaitre maintenant. Après tout c’était ce qu’il voulait depuis le début. Il voulait éviter Megha parce qu’il ne supportait pas ce qu’il était devenu. Il ne supportait pas savoir qu’il n’avait plus rien de la personne qu’il était autrefois. Il pensait qu’elle serait lassée de sa mauvaise humeur habituel et qu’elle lui tournerait le dos sans qu’il n’ait à dire quoi que ce soit, mais maintenant c’était fait. Maintenant elle avait vu la pire en lui. Elle avait vu qui il était devenu et Henri détestait ça. La déception devait être si grande pour elle tant elle ne pourrait plus jamais s’accrocher à ce qu’elle avait connu auparavant. Et Henri était désolé. Il était tellement désolé qu’il y avait une douleur dans sa poitrine qui lui ordonnait de s’arrêter, qui lui ordonnait de faire demi-tour. Il ne pouvait pas, c’était trop tard. Et il marchait avec tellement de conviction que lorsqu’une main se posa sur son épaule, il s’écarta rapidement et nerveusement sans se retourner. Son cœur battait si vite qu’il n’avait plus envie de rien, sauf de s’éloigner le plus possible du monde extérieur. Sa bouffe pouvait refroidir, il finirait sans doute par le jeter avant de rentrer. Pourtant il se voit stopper dans son élan. Il y a un mur devant lui, un mur qu’il pensait avoir brisé plus tôt.

Il est étonné de la savoir encore là. Elle l’avait suivi, elle était probablement la main qui s’était posé sur son épaule. Il respire rapidement, à cause de son rythme, et essaye de se concentrer sur ce qu’elle lui dit. Sur ce qu’elle a besoin de lui dire. Il n’était pas là, il n’avait jamais été là. Il avait pu compter sur elle à l’époque, mais elle ? La solitude l’avait sans doute frappé alors qu’Henri faisait sa vie à l’autre bout du monde, oubliant la seule personne qui lui avait tendu la main quand tout le monde se foutait de sa gueule. Oui, Henri était gentil, il était toujours heureux, mais la plupart du temps, tout le monde se foutait de lui parce qu’il donnait trop. Parce qu’il était naïf. Mais pas Megha. Elle n’avait jamais utilisé sa gentillesse, elle n’avait jamais profité de lui. Il garde les yeux baissés, il ne veut pas croiser son regard. Il a peur, peur de ce qu’il y trouvera. Sa voix retentie de nouveau alors. Elle n’a pas fini, il peut comprendre. Elle a compris. Elle ne veut pas le forcer, elle voulait juste être là pour lui, malgré tout.

« - Tu ne pourrais pas supporter le poids… » dit-il trop doucement pour que sa voix soit réellement audible. Finalement, il releva la tête vers elle, pour affirmer ses mots. « - Tu ne pourrais pas supporter le poids de ma peine, Megha. Je ne veux pas t’infliger ça. Je ne veux infliger ça à personne. » Sa tête bougea légèrement de droit à gauche, avant qu’il ne reprenne la parole. « - Je ne peux pas. Je suis trop faible. » C’était tout. Il fixa un moment Megha dans les yeux, comme si cela allait lui permettre de prouver ses arguments. Il était conscient de ce qu’il disait, il était conscient que ce n’était pas facile. Mais là, tout de suite, il n’y arrivait pas. Il ne pouvait pas lui ouvrir les portes vers un monde qui risquait de la détruire encore plus. « - Tu as bon cœur, Megha. Ne le gaspille pas avec moi. »


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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Lun 4 Avr - 16:42

Suraj & Megha
Un restau italien, un homme du passé...


Alors c'était la fin ? Bel et bien la fin d'une amitié qui avait été intense autrefois. Megha ne pouvait peut-être pas s'y résigner, ni même l'admettre au plus profond de son être mais, là de suite elle se devait de garder la tête haute et de lui faire face. C'est tout naturellement et avec une rage certaine qu'elle vide son sac, qu'elle tente de le faire réagir et de le secouer. Ce n'est pas l'idée qu'elle avait en tête en le retrouvant, elle avait l'espoir de renouer avec le plus adorables des hommes de sa vie. Douce illusion qui vient de partir en flambeau juste devant elle. Les larmes qui coulent le long de ses joues ne font que s'intensifier. Elle tente de faire bonne figure, de lui prouver que ce qu'il vient de lui dire ne l'attend pas mais, c'est faux. La belle vient de se faire bousiller le moral en quelques minutes. Cette même femme qui tente depuis plusieurs années de garder la tête hors de l'eau, de ne pas sombrer dans une lassitude et une vie morose. Elle le fixe longuement, attendant sa réaction, cherchant à le cerner encore et toujours. Suraj décide enfin de porter un peu d'attention à l'indienne, il lève la tête pour venir croiser son regard. Elle se recule légèrement comme prise de panique par ses propos et la moindre de ses réactions. C'est idiot de prendre peur devant lui mais, finalement elle ne semble plus vraiment le connaître. Il n'est plus comme avant, il le dit lui-même. Quand elle entend sa remarque, son cerveau tente de connecter tout ce qu'il peut, de faire des croisements de trouver des idées sur ce qui le pousse à être comme-ça. Elle aimerait remettre tout dans l'ordre, repartir à zéro. Il n'a pas envie de lui parler, ni même de lui infliger sa peine, elle peut l'entendre. Elle sait qu'elle a la force de l'entendre. Même si elle est de ceux qui ne parlent jamais, qui n'ont pas envie de s'étaler et qui garde tout. La preuve beaucoup s’interrogent encore sur son état de santé. « Je ne peux pas te forcer.. » sa voix est faible, basse voir inaudible. Ça ne servirait à rien de le forcer, d'insister et de le faire parler. Elle risque de le faire fuir purement et simplement. De le voir s'enfermer et être de pire en pire. Elle sait bien que forcer une personne à s'ouvrir aux autres ce n'est jamais la meilleure chose à faire. Elle baisse la tête cherchant son sac à main du regard avant de se bouger légèrement. « Tu ne pourras jamais décider pour moi du temps que je veux gaspiller et avec qui.. » elle balance cette phrase en attrapant son sac. Voilà c'était la fin, la fin d'un moment de retrouvailles qui ne se déroule pas comme prévu. Elle se voyait renouer avec le passé, rire le temps d'une soirée en se souvenant des bons moments, parler de la bonne époque et des délires entre étudiants. Se voir heureuse et joyeuse comme avant. Pourtant, il venait lui prouver une fois de plus que ce monde n'est pas faite pour elle. Elle n'irait pas courir chez elle pour commettre le pire fort heureusement, elle n'en était plus là. Enfin à cet instant elle avait besoin de partir loin, de tout quitter et de boire un verre pour tout oublier. Elle pourrait se réfugier dans un livre, écrire ce qu'elle a sur le cœur, son sujet du soir étant tout trouvé. Une fois son sac dans la main, elle le balance d'avant en arrière avant de reporter son attention sur Suraj. « J'espère que tu retrouveras ce sourire qui te rend si charmant.. » une simple phrase, comme un adieu dans le son de sa voix. Parce que oui, s'il pouvait retrouver ce sourire qui le rend adorable et craquant, ça voudrait dire que sa peine commence à s'adoucir. Elle lui souhaite d'être heureux, de reprendre le dessus, de vaincre ses démons. Elle lui souhaite ce qu'elle aimerait vaincre tous les jours. Sentant que son cœur est en train d’accélérer, qu'elle risque de se remettre à pleurer encore plus, elle pose sa main sur l'épaule de l'indien, la pressant légèrement avant d'appuyer dessus et de partir. Dans cette ville c'est peut-être un au revoir pour se recroiser un jour ou alors, un adieu pour ne jamais se revoir. Elle ne sait plus de quoi la vie est faite et ne peut pas le prévoir. Megha part en pleurs, les larmes prenant le dessus, les idées négatives aussi. Elle tente de tout remettre en ordre et se hâte de rentrer chez elle...


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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Ven 17 Juin - 14:03



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C’est sa seule parade. Sa seule solution. Fuir et disparaitre dans un nuage de colère. Ainsi, après une conversation si intense, les autres étaient heureux de le voir partir. Soulagé de ne pas à l’affronter plus longtemps. Il sait que c’est lâche, il sait que c’est une solution indigne pour ceux qui comptaient à ses yeux, mais il sait aussi que c’est la seule chose qu’il peut faire. La seule chose qui semble convenir. Il avait tellement mal intérieurement, qu’il semblait être incapable de partager ça avec qui que ce soit. Il n’avait pas le droit d’imposer une douleur à d’autre, de faire subir ça à d’autres, simplement parce qu’il sombrait et que seul, il ne pouvait pas remonter à la surface. Autant rester au fond du gouffre, seul, plutôt que de tirer vers le bas les autres. Aujourd’hui, il s’était tellement habitué à ça qu’il n’y avait dans son cœur de la place pour personne. Jusqu’à ce que son chemin croise celui de Liam, puis de Neela et Maya. Celui qui s’était toujours sentie seul, impuissant, avait aujourd’hui une famille. Henri ne savait pas comment il allait faire. Comment il allait survivre avec ce qu’il gardait au fond de son cœur. Pour l’instant, il essayait. Mais il ne pouvait pas ignorer cette chose au fond de lui qui lui rappelait la douleur de la trahison, la douleur d’un cœur brisé. Neela ne lui ferait jamais ça, c’était bien pour cette raison qu’il avait cherché sa famille. Qu’il avait tant souhaité la retrouver. Parce qu’elle ne lui ferait pas de mal, elle ne le trahirait pas. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Il espérait, sincèrement, que les liens du sang, soient plus fort que tout. Il comptait bien le découvrir.

Megha, il ne pensait plus la revoir. Elle appartenait à un passé qu’il tentait toujours d’ignorer. Qu’il tentait désespérément de ne plus se rappeler. Lui qui pensait être à l’abri de ce genre de rencontre, se retrouvait piéger. Piéger, parce qu’il lui avait déjà fait du mal et qu’il recommençait. Elle ne réalise sans doute pas qu’il est sincère, qu’il ne peut pas être là, être son ami. Qu’il ne peut rien être.

Il regarde alors partir Megha et à cette curieuse impression qu’il a fait une bêtise. D’une part, il sait, il sait qu’il a raison de l’éloigner. D’une autre, il a conscience du mal qu’il lui inflige déjà. Ce n’était qu’un avant-gout de sa propre douleur à lui. Mais il déteste ça. Parce que Megha n’est pas une femme comme les autres et qu’elle aurait mérité une autre réaction de sa part. Elle aurait mérité qu’il fasse un effort. Alors qu’elle pose sa main sur son épaule, un frisson le parcours. Une partie de lui s’envole étrangement, une autre culpabilise. Il se sent déjà dévoré par cette image. Il regarde alors Megha partir, son cœur se serrant doucement. « - Je suis désolé… » murmure-t-il. Il était une déception et peut-être ne pourrait-il plus jamais changé cette image qu’elle avait désormais de lui. Sans attendre plus longtemps, il partit aussi de son côté, incapable d’enlever de son esprit ce qui s’était passé. S’il était convaincu qu’elle était beaucoup mieux sans lui, qu’il avait fait ce qui devait être fait, il n’arrêtait pas de se dire qu’il aurait dû être plus soft. Ne pas lui dire toutes ces choses blessantes. Elle ne méritait pas ça, elle ne méritait pas cette méchanceté gratuite qu’il offrait si simplement à tout le monde.



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MessageSujet: Re: Un restau italien, un homme du passé... [PV SURAJ]   Ven 17 Juin - 14:05


- FIN DU SUJET -

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