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  “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)

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Imran Johar
MISTER MAYOR


› MESSAGES : 591
› EMMENAGEMENT LE : 01/12/2013
› AGE : 38
› STATUT CIVIL : VEUF, EN COUPLE AVEC NEELA MEYERS ;
› QUARTIER : PALM AVENUE AVEC SA COUSINE ET SON NEVEU ;
› PROFESSION/ETUDE : MAIRE D'HUNTINGTON BEACH, PIANISTE, ECRIVAIN, PSYCHIATRE, PSYCHOLOGUE ET CHEF DU DEPARTEMENT DE PSYCHIATRIE DE L'HOPITAL ST-JOHN ;
› HB AWARDS : (2014) MEILLEUR PERSONNAGE MONEY DOESN'T MAKE HAPPINESS ; PERSONNAGE LE PLUS MÉCHANT ; COUPLE LE PLUS IMPROBABLE AVEC NEELA ; COUPLE QUI DEVRAIT SE FORMER AVEC NEELA ; SEX SYMBOL SENIOR (2015) MEILLEUR PERSONNAGE MONEY DOESN'T MAKE HAPPINESS ; MEILLEUR PERSONNAGE MASCULIN ; COUPLE DE L'ANNEE AVEC NEELA ; PERSONNAGE LE PLUS MECHANT ; SEX SYMBOL SENIOR ; HOMME PARFAIT ; MEILLEUR FACEBOOK ; SECRET LE PLUS INTÉRESSANTE . (2016) MEILLEUR PERSONNAGE MONEY DOESN'T MAKE HAPPINESS ; MEILLEUR PERSONNAGE MASCULIN ET ORIGINAL; COUPLE DE L'ANNEE AVEC NEELA ; PERSONNAGE A LA VIE LA PLUS COMPLIQUÉE ; SEX SYMBOL SENIOR ; MEILLEUR SECRET DÉVOILÉ
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MessageSujet: “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)   Sam 29 Oct 2016 - 22:47



Secrets are not meant to be heard.
neela meyers — imran johar



Jusqu’ici, l’enquête sur le corbeau semblait plutôt bien marchée. Imran n’avait pas à se plaindre, la police semblait faire son travail. Ce qui n’était pas étonnant, certains ayant montré un intérêt personnel à trouver qui se cachait derrière le corbeau. Quand à Imran, le maire de la ville, l’homme qui jongle entre plusieurs vies, le fait que le corbeau l’attaque personnellement ne semblait en aucun cas le déranger. Que les gens le dépeignent comme un monstre n’était rien de nouveau à son égard. Qu’il tienne à Neela ou non, ce qu’il cachait était son histoire, son problème et quelque part, il ne se fichait pas mal de ce que les mots écrits dans une petite lettre pourraient changer.

Il savait ce que le corbeau visait. En revanche, il se demandait comment il pouvait savoir. Comme la bête, celle qui menace les gens pour les secrets des autres, avaient pu découvrir le sien. Son instant premier avait été de vérifier dans son bureau, de vérifier les pages qu’il avait écrit par le passé sur l’histoire pas comme les autres de deux sœurs jumelles. Naturellement, le bazar de son bureau lui laisser croire que personne – sauf quelqu’un de proche – aurait pu lire ce manuscrit. Et alors qu’il venait de finir une séance avec l’un de ses rares patients, Imran eut une idée. Il s’empara de sa tablette et se mit à rechercher les dernières actualités provenant d’Australie. C’est alors qu’il trouva un article particulièrement lié à son histoire. ‘Un corps retrouvé dans une ancienne usine de cuire, près de Gold Coast, dans le Queensland.’ Ignorant l’heure et le temps, Imran poursuivit. Il jongla de titre en titre, sans vraiment lire ‘Corps non-identifié d’une indienne tuée par balle’ jusqu’à ce qu’il se rend compte, que finalement, après des mois d’enquête, l’identité fut découvert. ‘Le corps d’une avocate retrouvé en Australie, trois ans après le meurtre présumé’ Il s’éloigne de son écran alors qu’un dernier article apparait : ’Qui est Ameesha et pourquoi s’est-elle fait assassiné ?’

Des inondations avaient frappés une partie du pays en 2014, lorsqu’Imran s’était rendu en Australie pour une tournée mondiale présentant son recueil de poésie ‘Laissons mourir les petits oiseaux blancs’, ce recueil qui lui avait permis de dire Adieu au monde littéraire et à remporter le plus beau prix de sa vie : Un Pulitzer.  C’est l’été et Imran à le temps. Il a le temps parce qu’il a moins de patient, pas de conférence à donner, pas de boulot en plus. Il peut parfaitement donc se déplacer un mois à travers le monde et réciter quelques lignes. Il n’a aucun attachement, et son esprit jongle entre la réalité et les histoires. Oui, parce qu’il a avec lui ce fameux carnet noir. Cet énorme petit livre qu’il emporte partout, où il note tout ce qu’il fait, tout ce qu’il dit, tout ce qu’il pense. Assis dans un petit bar-café (Le Daisy’s Cofee), il sirote un café immonde alors qu’il note l’adresse à laquelle il doit se rendre. Il venait de faire louer une voiture (la dernière disponible d'après ce qu'on lui a dit) juste à côté, pour traverser la ville et se rendre de Birsbane à Sydney. Il avait toute la journée pour faire la route. Peut-être aurait-il le temps de se reposer avant de faire sa présentation, qui sait ? Il refusait de partir le ventre vide, sachant qu’il avait bien 11h de route à faire.

C’est alors qu’Aditi débarqua. Grande indienne, habillé de manière décontracté, un énorme sac de voyage sur l’épaule. C’est d’ailleurs en le laissant tomber par terre qu’elle capte l’attention du psychiatre. « - La voiture que vous venez de louer, j’en ai besoin. Enormément besoin. » Sans s’attarder plus, Imran pose sa tasse et répond d’un simple « Non. » tout en fermant son carnet. « - Je suis prête à payer le double. L’argent n’est vraiment pas un problème. » Il soupire, Imran. Il n’aime pas les gens qui insistent, les gens trop têtues. Il finit par poser un billet sur le comptoir, par ramasser son propre sac de voyage et par rajouter de nouveau : « - Vous n’avez pas les moyens de m’offrir le double et même si c’était le cas, ma réponse reste la même. Débrouillez-vous. »

A peine quitte-t-il les lieux, que la demoiselle le suit. « - S’il vous plait ! Je dois me rendre à Sydney ! C’est très important et je n’ai pas envie de perdre la journée à chercher qui peut me louer une voiture dans ce coin paumé ! » Il ouvrit le coffre et y glissa son sac, ignorant les plaintes de l’enfant – clairement une enfant à ses yeux. « - S’il vous plait ! Je suis avocate et on m’attend. Enfin, jeune avocate, mais justement… » Il allait perdre patiente. « - J’ai du chemin à faire et si vous continuez, je vais perdre patiente. Ma réponse ne sera pas « non » à ce moment-là. Ça sera pire. » Il croise enfin son regard comme il faut. Il peut enfin l’observer, reconnaitre même quelque chose chez elle. Un air familier dont il ne saurait décrire la présence. « - Le soutient entre indien, ça ne vous parle pas ? » Imran ricana. « - Pas du tout. » Et alors qu’il s’installe à l’avant de cette vieille Torana rouge, Aditi fait de même. Elle entre, insistante plus que jamais. « - Vous voulez aller en prison ? » Il se retourne vers elle, mais cela ne semble pas lui faire peur. « - S’il vous plait, s’il vous plait. » Elle tend la main, c’est ça le pire. Comme s’il allait céder. « - à vos risques et périls alors, mademoiselle. » Imran démarre alors la voiture, perturbant l’inconnue. « - Vous allez où ?! » Il glisse son regard vers elle, apercevant de l’inquiétude. « - Sydney. »

10h47

« - Imran Johar. » Dit-il alors qu’ils roulaient depuis déjà une bonne demi-heure. Il avait observé Aditi, elle restait proche de la portière, gardant une certaine distante, puis s’était détendu avec les minutes, grignotant un petit paquet de cacahuète qu’elle semblait avoir pris à l’aéroport. « - Noooooooooooon. » Cette fois, c’était lui qui était surpris. Elle se retourna pour chercher dans son sac ce qui devait être une copie de son roman, son tout premier roman. Mais outre le fait qu’elle sache qui il est, c’est le livre qui perturba Imran. Bourrée de post-it, de chose et d’autres, comme si Aditi avait dévoré et analysé son livre. « - Aditi. Et je veux bien un autographe à la prochaine pause pipi. » Elle lui offrit un sourire à la fois timide et impressionné. A première vue, cette nana avait tout d’une personne attachante. « - Pourquoi pas. »

12h17

« - Et toi tu veux quoi ? » Lorsqu’Imran s’était retourné, Aditi avait disparue. Ils s’étaient arrêté à une zone de repos pour acheter à boire et à manger – probablement même pour la soirée. Durant le reste du trajet, l’indienne ne s’était pas privé pour poser tout un tas de questions, même si Imran gardait le silence dès qu’il le pouvait. Debout devant la caisse, il retire sa carte bancaire et sors du magasin pour voir sa voiture filer. « - Sérieusement ?! » mais pourquoi ? Pourquoi s’enfuir comme ça ? Il ne l’avait aucunement menacé, aucunement agresser… Fronçant les sourcils, Imran ne reste pas les bras croiser.

17h02

S’il y avait bien quelqu’un de dangereux en ce monde, c’était lui. C’était ce qu’Aditi pensait. Il n’y avait pas pire qu’un schizophrène qui courait librement dans le monde entier et qui se retrouvait en tête à tête, avec elle. Avec ses questions, elle avait fait diversion, pour l’observer et préparer un plan. Elle était obsédée par Imran Johar, c’était le mot. Mais de là à se retrouver seul avec un homme qui n’avait pas hésité à tuer… Elle n’était pas suicidaire, non. Avec ce roman, elle avait tiré ses conclusions, trouvant qu’Imran Johar était le plus gros manipulateur et menteur de ce monde. Mais alors qu’elle se sentait enfin en sécurité à rouler dans une autoroute trop vide à son goût, la voiture s’arrête. « - Qu’elle conne ! » Ils ne s’étaient pas arrêté que pour acheter de quoi manger, mais aussi pour remplir le réservoir. Frappant la voiture à coup de pied, elle se dirige vers le coffre dans l’espoir d’y trouver une solution, elle tombe nez à nez avec la valise d’Imran. « - La grande valise secrète de l’énigmatique Imran Johar. J’espère qu’il n’y a pas de cadavre d’oisons là-dedans. » Des vêtements, des chaussures, une trousse de produit, bref, un homme tout à faire normal… ou presque. Une arme. « - Je le savais. » Elle avait pressenti el danger, elle avait trouvé sa réponse. Elle remarqua alors le recueil d’Imran, mais n’eut guère le temps d’y jeter un coup d’œil qu’elle entendit les bruits d’un camion arriver. Elle cacha l’arme au bas de son dos, entre son short et son tee-shirt, puis tenta de faire des signes espérant qu’on puisse l’aider.

Mais le camion ne s’arrêta pas. « - Enfoiré ! » Puis il s’arrêta. Un peu plus loin, comme s’il l’avait entendu, mais ça ne pouvait pas être ça. C’est alors qu’Aditi remarqua un homme sortir, un homme qui se dirigeait désormais vers elle. Imran.

(retour en arrière) 12H35

« - Merci ! » Montant dans le camion, Imran remercia de nouveau le chauffeur. Celui-ci avec une cargaison à livrer à Sydney et acceptait d’aide le psychiatre. Pendant la route, Imran sortie son téléphone et se prépara à faire du hors-forfait. Il était temps de faire une petite recherche sur cette demoiselle. « - Oh mais oui… » C’est en lisant un article dans ‘The Australian’ qu’il découvrit le nom complet de l’avocate. Avocate secondaire dans une affaire de meurtre concernant un client indien sans papier pris en charge par un avocat anglais dont la réputation avait déjà effleuré les oreilles d’Imran. La photo illustrant l’équipe de la défense confirma à Imran l’identité d’Aditi, mais son nom avait surtout confirmé au psychiatre autre chose. « - Le destin peut être parfois si généreux… » murmura-t-il. Il posa son téléphone et chercha dans sa veste son carnet. Après quelques pages, il retomba sur des recherches qu’il avait entrepris quelques années plus tôt. ‘L’affaire des jumelles Sharma’ était écrit en gros sur une demi-page. Il avait quatre coupons de journaux, quelques photos récupérés (certaines dans l’illégalité) et une lettre. L’un des articles parlait de la mère tué par Aditi, par légitime défense. La petite photo montré les deux jumelles et leurs pères après l’incident. Aditi laissa afficher un bandage sur le bras droit. La mère battait ses filles, pires, les torturaient. Un second article parlé de la mort d’Ameesha, l’une des jumelles. Les photos étaient pour le moins choquantes car Imran avait récupéré celle du dossier de police. Une petite fille de douze ans qui se suicide, c’est troublant. L’autopsie parlait d’une tache de brûlure sur le bras droit d’Ameesha. Chose que n’avait pas retenu les policiers de l’époque qui jugeait l’affaire trop morbide. Il y avait aussi l’article de la disparition étranges de leurs pères et enfin une article d'Arjun (un connaissance d’Imran en Inde) sur la liaison entre Aditi et un certain Kishore Keseva, gangster de Mumbai qui avait été arrêté.

17h02

Les yeux fermés, Imran se reposé. A l’époque, il avait suivi plusieurs histoires différentes dans le but d’écrire un roman documentaire sur des affaires qui n’avaient pas été résolu. Il pensait pouvoir être Sherlock Holmes, mais il s’est vite rendu compte qu’il n’en avait pas l’étoffe. Les histoires, ils les avaient gardées, conserver, mais jamais il n’aurait cru qu’un jour il croiserait le chemin d’une de ces espèces de contes dont il n’avait jamais découvert la vérité. « - C’pas votre voiture ça ? » Imran se réveilla et aperçu Aditi faisant des grands signes. « - Arrêtez-vous plus loin, j’vais descendre. Merci, vraiment. » Il attrapa les deux bidons d’essence et s’avança vers la voiture. « - Hey Aditi ! » Dit-il alors qu’elle semblait effrayée par l’idée de le revoir lui, reculant même alors qu’il n’était plus très loin.  Il posa les bidons, Aditi était près du coffre, silencieuse. « - J’aurais dû dire Ameesha ? » Sans s’y attendre, elle sortit son arme et tira. Lui qui blaguais... un peu.

« - Va-t’en ! Je sais ce que tu es ! Un monstre ! » Imran s’était baissé. Elle tira une nouvelle fois, forçant le psychiatre à se coller à la voiture. Il sortit de la poche arrière de son jean un couteau papillon, espérant qu’il n’aurait pas à l’utiliser. « - Et le pire dans tout ça, c’est que tu ne seras jamais le même homme qu’autrefois, alors épargne-moi ton p’tit jeu de : tout va bien dans ma tête, alors que c’est pas le cas ! Je ne veux pas finir morte, comme ta sœur ! » Regardant par-dessous où se trouver Aditi, Imran bougea légèrement. Parler de sa sœur, en voilà une façon de le mettre en colère. Mais Imran reprenait son souffle, encore sous le choc de cette tentative de meurtre raté. « - Avoue que ton état c’est dégradé depuis que tu as retrouvé la mémoire. Avoue que tu l’aurais tué toi-même, ton père, si la justice ne l’avait pas condamné. » Imran serra les poings. Voulait-elle une interview ? Combler les vides dans ce qu’elle avait lu sur lui avant de le tuer dans l’idée de débarrasser le monde d’une énième pourriture ? « - Ecoute, je ne te veux aucun mal. Je suis revenu pour récupérer mes affaires, c’est tout. Et parler un peu... » Elle se mit à rire. « - Et l’arme, c’est pour faire jolie ?! Je paris que ta femme, elle est pas morte dans un accident d’ailleurs… » Inutile de dire qu’Imran n’est pas resté assis très longtemps. Peu importe, qu’elle lui tire de nouveau dessus, personne n’avait le droit de parler de Minissha de la sorte ! En voyant Imran, Aditi tira une seconde fois, effleurant le bras de l’écrivain, avant de partir en courant vers un bâtiment plus loin.

Imran était hors de lui. Dépassé par la colère et par les mots que la jeune femme lui avait balancer à la figure. Il jura dans sa barbe avant d’ouvrir le coffre et d’y prendre deux choses : L’une était une bouteille d’eau, qu’il se déversa sur le visage après avoir bu quelques gorgées. L’autre, était la seconde arme, plus petite. Loin d’être des armes tout à fait légales, c’était des objets de collection que l’écrivain avait achetés avant son départ. Il vérifia le nombre de cartouches, puis récupéra les clefs et se dirigea vers le bâtiment, sans trop se presser. Maintenant qu’il était en face du bâtiment, il reconnut une usine. Pour le grand désespoir d’Aditi, elle était abandonnée. Elle pensait surement trouver un refuge, une voiture ou quelque chose. Trop tard. Imran entra. Silence. Jusqu’à ce qu’un bruit l’interpelé, elle était ici.

« - Tu crois que tu es mieux ?! » Il se dirigea vers un panneau de secours expliquant l’endroit. Il y avait deux étages, un grand hall. Des machines de coutures un peu partout. Il se mit à monter l’escalier le plus proche, tombant dans un couloir. L’endroit devait être dessert depuis au moins cinq ans. « - Quel âge avais-tu déjà ? 11 ? 12 ans ? » à sa gauche, une dizaine de porte s’offraient à lui : un cauchemar. A sa droite, une rambarde avait été installé et permettait à Imran d’avoir une vue sur le grand hall de machine en bas. « - Tuer sa propre sœur et prendre sa place, j’imagine que tu devais être contente sur le coup. Mais imiter ta sœur n’as pas dû être facile… » Après avoir ouvert la troisième porte, Aditi lui fit face plus loin. Elle pointait son arme sur Imran, lui pointait la sienne vers elle. La tension était palpable. « - Tu es prise au piège, aujourd’hui, n’est-ce pas ? Malgré les années, tu sais que ton secret n’est pas en sécurité. »  Ils se regardaient, l’une et l’autre, droit dans les yeux. « - Tu veux savoir la vérité sur mon histoire, je veux savoir la vérité sur la tienne. Rend-moi mon arme, Aditi. Je ne vais rien te faire. Je veux juste parler. » Elle continuait de trembler. « - Non… je sais ce que tu essayes de faire, Imran. Tu me tueras dès que tu en auras l’occasion, parce que moi, je sais la vérité sur l’homme que tu es réellement. » Imran s’approchait, doucement, mais la jeune fille ne bouger pas. « - Tu es sans doute au courant de livre que j’écris sur toi. Et quand il sortira, ton monde va s’écrouler. T’as toujours de l’avance sur tout le monde, mais tu sais quoi, qu’elle chance que je sois tombé sur toi ! Le hasard va me donner exactement ce dont j’ai besoin : la fin de ton histoire. » Elle tira de nouveau, mais rata Imran qui sauta sur la jeune femme.

Elle se débattait bien mieux qu’il ne l’aurait cru, réussissant même à faire perdre l’équilibre d’Imran qui lâcha son arme. Il remarqua l’objet glissait et tombait plus bas dans le grand hall. Cette fille avait pris des cours d’auto-défense, ça se sentait. Lui, non. Il encaissa quelques coups, avant de réussir à déstabilisé Aditi qui fit volte-face, et tira de nouveau, le regard plus confiant que jamais. Le regard plus meurtrier que jamais. Il n’avait aucune idée de ce dont elle avait parlé : un livre sur lui, pourquoi faire ? Finalement, lui aussi, il avait un fan désespéré, un fan complétement fou. Et ce fan venait de lui tirait dessus.

Imran senti la balle en argent lui transpercé la peau, brisé son épaule et se coincé entre tout ce qui se trouvait sous ses muscles. Une torture. Il arracha un cri tellement horrible qu’Aditi même en tomba, choqué par le mouvement et l’impact. Elle le fixait, attendant qu’il tombe à son tour, mais Imran tachait de garder l’équilibre, même s’il tanguait dangereux au bord de ce couloir. S’accrochant à la rambarde, il aperçut Aditi baissait son bras, ses doigts se décollant presque de l’arme. C’était le moment parfait. Le moment où Imran se lança, une dernière tentative pour récupérer l’objet et profiter de ce moment de faiblesse. Il usa de toute ses forces pour devancer Aditi, sous le choc, fatigué et visiblement en colère ; parce qu’Imran avait le pouvoir désormais. « - Bouge ! » Aditi s’exécuta, entrant dans la pièce derrière elle et Imran ferma, puis se laissa glisser le long de la porte. L’arme à terre, il retira sa veste et sa chemise, puis arracha un morceau de tissu. Sortant de nouveau son couteau, il grimaça en tentant de retirer la balle. Ce n’est jamais aussi facile que dans les films, pensât-il, alors qu’il hurla lorsque l’objet se mit à rebondir sur le sol. Il se dépêcha de panser avec les morceaux de tissus qu’il avait arrachés plus tôt, attendant quelques minutes encore avant de se lever. Pendant tout ce temps, Aditi hurlait, cognait tout ce qu’elle pouvait. Elle était à l’agonie. Elle jurait, se plaignait, mais Imran n’écoutait pas. Il essayait de se concentrer. Que devait-il faire ?

Finalement, il se leva, et ouvrit la porte avec violence pour qu’Aditi recule et porte toute son attention vers lui. Mais après quelques secondes, Aditi tenta de fuir, sentant le danger plus que jamais. Imran ne la laissa pas. Il la cogna une bonne fois, puis l’attrapa par la gorge avant de la pousser contre le mur le plus proche. « - Où est l’intérêt de l’avoir tué et remplacé. D’avoir effacer tous ceux qui croyait en Ameesha si c’est pour continuer à vivre dans l’ombre d’Adidi ? » Elle le regard, ouvrant les yeux plus grand que jamais, visiblement résolu à ne plus se battre. « - Non, c’est faux… C’est faux, je suis Aditi. La parfaite Aditi… » Imran recula, comme pour mieux observer la jeune femme, comme pour mieux essayer de la comprendre. « - Tu n’as jamais été Aditi. »

Et Imran se rendit compte que le masque d’Aditi s’était brisé. Qu’Ameesha lui faisait face désormais. Comme si l’enfant de douze ans le regardait lui, maintenant. Comme si elle avait toujours été là, et qu’elle n’attendait qu’une chose. Il y avait beaucoup de choses dans ce regard. De la culpabilité, de la jalouse, de la tristesse. Aditi était en pleine crise de conscience. Elle se rendait compte des actes qu’elle à causer, du but qu’elle n’a jamais atteint. « - Toi et moi on est pareil Imran. Moi j’ai réussi à tuer cette autre partie de moi-même, mais toi t’es condamné à vivre avec. » Imran ne baissa toujours pas l’arme qu’il avait pontée vers Aditi. La jeune femme avait remplacé sa sœur, elle était devenue sa sœur, au prix de son propre sacrifice. Imran avait fait pareil. Sans le savoir, sa perte de mémoire était aussi similaire qu’un suicide. Il avait tué son passé en espérant que le présent serait plus acceptable et maintenant, il vivait avec l’homme qu’il était avant et l’homme qu’il était devenue.
L’avocate était tremblante, ses yeux suppliants. Elle avait peur, peur de mourir. Peur d’Imran. Quant à lui, il semblait avoir perdu toute notion d’émotion. « - Non, nous ne sommes pas pareils, Ameesha. Moi je suis déjà mort. » Remarquant qu’Imran était sur le point de baisser son arme, Aditi cru à une nouvelle possibilité de fuite. Mais Imran esquiva de justesse alors que la jeune femme tomba au sol. Elle grogna, alors qu’elle se mit à saigner du nez.

Et avant qu’elle ne se relève, avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, il lança : « - Souris, Aditi va enfin revoir sa petite sœur. » Aditi se tourna vers lui, croisant son regard. Une dernière fois avant que la balle ne pénètre sa tête. Il ferma les yeux quelques secondes, avant d’attraper son carnet et le stylo qu’il avait dedans. Il tacha par la même occasion quelques pages. Il écrivit « AMEESHA » puis le posa sur le corps, avant de quitter les lieux.

La nuit était tombée quand Imran retourna à sa voiture. Il se changea, rangeant ses deux armes dans leur boitier. Il remplit la voiture avec l’essence qu’il avait récupéré, puis il avait ouvert la bouteille qui trainait au fond de son sac donc il déversa une partie sur sa blessure. Quelques heures plus tard, il brûla ce qui ne lui appartenait pas et ce qui était marqué à vie dans un motel à quelques kilomètres de Sydney. Il se débrouillerais une fois en ville pour appeler un médecin, dans la discrétion la plus totale.
Allongé dans un des lits libres de la chambre de garde du deuxième, Imran fixait le plafond. Les bras croisaient, il avait du mal à croire qu’autant d’année s’était écoulé depuis cet aventure en Australie. Il ne se considérait pas comme un tueur en série ou un sociopathe, mais clairement, il n’avait eu aucun remord à tuer Aditi. Aucune culpabilité ne l’avait rongé et il avait vite rangé cette histoire parmi ces plus terribles secrets. Il était d’ailleurs assez confiant pour savoir que personne ne menait d’enquête sur ce corps découvert en Australie, et que son statut d’écrivain ne permettait pas à ses écrits d’être une preuve valable. Quant à l’arme…  Imran se releva, se recoiffant légèrement. L’arme était inaccessible et avait fini une autre histoire. Imran préférait ne pas y penser, il avait déjà beaucoup trop réfléchi à son passé pour le moment.

Il se dirigea vers une carafe d’eau et se servi un verre, quand la porte s’ouvrir. « - Tu n’as pas un peu deux heures de retard ? » lança-t-il à Neela, qui revenait sans doute d’une opération.

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MessageSujet: Re: “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)   Dim 8 Jan 2017 - 19:21



« Ça t’aurai fait deux heures de repos, te plains pas ! » , dit-elle en entrant dans la pièce et en fermant la porte derrière elle. Cette salle de repos était parfois leur sanctuaire. Là où Imran pouvait se cacher de Jude et ses interminables charades, même le psychiatre n’oserait jamais avouer qu’il se cache d’elle. Là où Neela pouvait penser à autre chose que le destin incertain de quelques-uns de ses patients. Mais avant tout, c’était un endroit pour les deux de reprendre toutes leurs discussions sérieuses, inachevées, sans risquer l’interruption impromptue causée par un membre de leurs entourages. « Tu pensais à moi ? » . Taquine, la jeune femme s’approcha de lui pour se servir un verre d’eau également avant d’aller se poser sur un des canapés. S’il ne pensait pas à elle, il pensait forcément à l’affaire du corbeau. Encore. C’était après tout ce à quoi tout le monde pensait. Depuis l’arrestation de Julian McNeal, et les apparitions peu anodines de bouts de papiers durant la fête d’anniversaire d’Imran, tout le monde semblait penser de plus en plus au corbeau. Même si la beach party s’était plutôt bien déroulé et les gens avaient l’air d’y passer d’agréables moments, il y avait ceux qui ont probablement quitté la plage avec de lourdes pensées… Et si le corbeau disait vrai ? Jusqu’ici, toutes ses révélations publiques se sont avérées être réelles, alors, qu’arriverait-il s’il disait la vérité là encore ?

Neela avait eu droit à l’un de ses petits mots aussi. Tout ce qu’il contenait était un simple prénom : Aditi. L’histoire qui se cachait derrière ce nom était presque insignifiante, et la brunette ne connaissant donc pas la signification de ce message. Que cherchait-il à lui dire ? Après tout, Aditi Singh était ce qu’on pouvait facilement qualifier de « personnage secondaire » dans la vie. Elle était une jeune femme assez volatile. Aussi bien dans ses relations que dans ses comportements. A Londres, elle avait partagé un appartement avec la Meyers pendant quelques temps. Son séjour fut de courte durée, car elle n’y était que pour la période d’un stage, et depuis son départ de l’Angleterre, les deux jeunes femmes ne se sont plus contactées. Ce n’était rien d’anormal, car l’avocate était comme ça. Elle ne restait jamais longtemps au même endroit, et il suffisait qu’elle change de ville pour disparaître de tous les radars. La jeune femme avait toujours justifié ceci par des recherches qu’elle faisait, une œuvre qu’elle voulait écrire, qu’elle voulait faire découvrir au monde entier, et qui apporterait des révélations fracassantes sur un personnage populaire. Jamais elle n’a osé en dire plus, prétextant que la surprise serait gâchée. Tout ce dont la jeune maman se souvenait était qu’Aditi était tarée sur les bords, et qu’elle était étrangement obsédée par Imran Johar.

L’indienne a souvent considéré cette obsession pour de l’admiration secrète. Aditi lui avait juré multiples fois que rien n’y était, qu’elle ne lui trouvait rien de particulier à part sa capacité à manipuler les autres, mais, on ne se fixait pas une personne en tête sans avoir une idée particulière derrière. D’ailleurs, la belle brune s’était souvent demandé si son « amie » n’était pas passée dans le lit de monsieur, qu’il l’avait ignoré, et que depuis elle lui vouait une haine singulière. C’était assez stupide, mais, c’était une raison comme une autre. A part cette hypothèse, les deux n’avaient aucun lien. Ils ne s’étaient probablement même jamais rencontrés. Toutes ces idées ne l’emmenaient nulle part, et Neela revenait toujours à la même question : pourquoi Aditi ? Pourquoi maintenant ? que cherchait le corbeau à prouver ? Voulait-il que Neela renoue avec cette personne ? Parce que tourmenter les habitants d’une ville était une chose, mais, se soucier de quelqu’un qui était à l’autre bout de la terre ne lui ressemblait pas. L’hypothèse la plus évidente qui restait était que ce corbeau n’est qu’un crétin, et qu’après l’avoir visé, il essaye maintenant d’autres méthodes pour tourmenter l’indienne. D’ailleurs, cette dernière se demandait toujours ce qu’il a bien pu faire de son « secret » depuis… Elle n’a plus eu de lettre de sa part, ce qui ne présageait rien de bon. « J’ai besoin de changer d’air. J’en peux plus de cette bête ! » . Son regard avait croisé la une d’un journal qui était posé là. Ouip. Tout le monde ne parlait que du corbeau. « On peut pas tout claquer et disparaître des radars pour un moment ? » . Si seulement c’était possible. « D’ailleurs, tu ressembles à une merde, un peu. Dure journée ? » , la jeune femme tapota sur la place libre du canapé pour l’inviter à venir la rejoindre. « Massage ? »


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le petit tumblr magique de neela meyers : tumblr

haske dikha go deewane ko, jo ho raha hai ho jaane do. dil ke uljhan zubaan pe, aati hai to aa bhi jaane do. yeh hoton ki narmi yeh sanson ki garmi mere liye hai bas mere liye hai. show your smile to this crazy man, and let whatever is happening happen. the trouble of my heart is on my lips, let whatever is coming come. the softness of your lips, the warmth of your breath are mine, only mine.” (sholon si, shabd)
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MessageSujet: Re: “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)   Mar 10 Jan 2017 - 18:30



Secrets are not meant to be heard.
neela meyers — imran johar



Imran ne réfléchissait pas à son passé. Il ne réfléchissait pas à ses histoires qui hantent son identité. Cela n’avait aucune importance. Ce qui s’était produit avant, ne pouvait pas être modifié. Rien ne pouvait changer et les conséquences finiraient par arriver. Il n’avait conclu aucun pacte avec le diable, mais il avait commis ses propres crimes. C’est sans doute ce qui expliquait cette aura parfois effrayant qu’il dégageait. Cette confiance en soi, palpable, qui pouvait terrifier les âmes sensibles. Les âmes trop pures. Il n’était pas devenu maire pour gagner une certaine rédemption. Il ne faisait aucune chose dans le but de se faire pardonner, parce qu’il considérait qu’il n’avait aucunement besoin de pardon. En parallèle, c’était le pouvoir qui l’intéressait. Le besoin d’avoir le contrôle sur ce qui l’entourait, sur son environnement. En tant que maire, il avait atteint un sommet ultime et franchement, son travail, il le faisait avec une petite étincelle dans les yeux. Avoir accès à des droits qu’il n’avait pas eus jusqu’ici, lui permettait de faire plus. De faire tellement plus que cela le faisait sourire assez souvent. En tant que psychiatre, il avait une certaine emprise sur ses patients. En tant que maire, cette emprise se déployait sur toute une ville et c’était formidable.

Deux heures à attendre Neela, mais elle n’avait pas tort : cela lui faisait du repos, un break. Un trou dans un agenda bien rempli qui ne désirait aucun contretemps. « - J’aurais aimé. » Dit-il, un brun taquin. Un porta son gobelet en plastique vers sur lèvres pour avaler un peu d’eau. Neela ne tarda pas à l’imiter. L’une des problèmes majeurs des médecins de l’hôpital, était de penser à s’hydrater. Imran avait tendance à boire très peu, alors même lorsqu’il n’avait pas forcément soif, il n’oubliait pas d’avaler quelques choses car son corps en avait besoin. Soupirant, il hésita à s’asseoir de nouveau. Il devait penser à autre chose et en même temps, il avait envie de ne penser à rien. Son regard se posa ensuite, un peu surpris, sur Neela. Elle avait besoin de changer d’air, disait-elle. Elle n’en pouvait plus de cette bête et Imran fronça les sourcils. C’est uniquement quelques secondes plus tard qu’il se rend compte qu’elle parle du corbeau. Il n’a que lui – ou un autre médecin, mais Imran en doutait. Finalement il suit son regard et se rend compte qu’il a raison, elle parle du corbeau à cause des gros titres dans les journaux. « - Fuir, ça n’aide pas pour aller de l’avant. » Il pose son gobelet et se frotte l’œil droit légèrement avant de se tourner vers Neela. « - Tu crois qu’il faut une journée de merde pour avoir une tronche de merde ? » Il laissa un léger sourire apparaitre sur son visage, signe que malgré sa tronche il n’en perdait pas son sens de la répartie.

« - Non, non, j’ai envie de rester debout un peu. » Il s’étira légèrement. Il avait passé les deux dernières heures quasiment allongé presque. Il en profita pour jeter un coup d’œil à sa montre et évaluer le temps qui lui restait. « - J’ai encore une petite heure avant la dernière séance de la journée. Toi ? » Imran n’était pas le genre à annuler à la dernière minute, ni même à arriver en retard. Il avait toujours une marge, il prévoyait toujours des blancs quand il n’y avait pas d’heure sûre où quand il voulait passer un moment de tranquillité. Dans son planning, il avait ainsi prévu trois heures pour Neela dans la journée. Avec une heure de marge le temps d’aller jusqu’à son bureau et se préparer pour la prochaine séance. L’hôpital était assez grand et Imran avait tendance à flâner dans les couloirs dès qu’il le pouvait dans l’espoir de tomber sur des jeunes internes fraichement arrivé.


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MessageSujet: Re: “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)   Mar 21 Fév 2017 - 22:19



« Personne ne parle de fuir, tu sais. Des fois, on a juste besoin de faire un break, reprendre le contrôle sur nos idées, pour mieux riposter. » . Imran demeurait le mystère qu’il a toujours été. D’un coup il était tout peppy et prêt à croquer la vie à pleine dent, l’instant suivant il devenait morose et insupportable. « Je crois qu’il suffit parfois d’un moment de merde pour avoir une tronche de merde. » . Cela pouvait arriver au meilleur d’entre nous. Quand on commençait une journée avec toute l’énergie positive du monde, et un seul truc, un seul, que ça soit une pensée qui traverse l’esprit, une personne qui importune au mauvais moment, un terrible souvenir qui frappe en pleine figure… et pouf. Tout sourire s’efface, et toute positivité s’envole. Peut-être qu’Imran avait un de ces moments…

La jeune femme se leva pour le rejoindre et lui faire un petit câlin. « Je sais que je ne pourrais jamais parler ‘le Imran’ couramment, mais après plus de deux ans ensemble, j’ai tout de même appris les bases importantes et je sais que ce regard signifie toujours : mon cerveau s’est aventuré dans un sombre passage de ma vie et je n’ai pas envie d’en parler. » , Imran s’ouvrait plus facilement à elle mais Neela ne se voilait pas la face. Ce qu’il cachait, ce qu’il évitait d’aborder était beaucoup plus importants. L’indienne ne s’attendait pas à ce qu’il lui fasse part de tous les petits détails de sa vie, elle savait parfaitement que plusieurs sujets de discussions étaient interdits en quelque sorte, et jusqu’ici ça ne l’a jamais vraiment dérangé. Cependant, que ça la dérange était une chose, et que ça l’inquiète en était une autre. Son petit-ami avait parfaitement droit de ne pas tout partager. C’était sa nature, et avec le temps la jeune femme s’y était habituée. Il était mystérieux, énigmatique et sa vision de la vie n’avait pas changé : plus il s’ouvrait au monde, plus le monde s’attachait à lui, et c’était une chose qu’il refusait. Quelque part, il attendait toujours sa mort, la seule différence c’est qu’aujourd’hui il l’attendait avec Neela à ses côtés. Qu’il lui dise tout ou qu’il ne lui dise rien n’allait avoir aucun impact sur la situation, elle s’était attachée à lui et il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour changer cela. Avec le temps, il l’a accepté, et il ne la forçait plus à s’éloigner de lui. C’était bien plus que la jeune mère aurait pu demander de lui et cela lui suffisait déjà amplement. Cela étant dit, quand Imran n’allait pas très bien, elle le sentait. Elle connaissait rarement les raisons exactes derrière, mais à chaque fois, elle savait que cela concernait son passé. « C’est ta décision et je la respecte entièrement, mais, parfois ça m’inquiète un peu. » . Par parfois elle voulait surtout dire toujours, et par un peu elle voulait dire beaucoup. Mais ça, il le savait. « Mais, s’il y a quelque chose d’autre que je peux faire pour toi, tu peux au moins me laisser l’essayer. » , et ça aussi, il le savait. « Des fois, ça, ça marche. »


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MessageSujet: Re: “ Secrets are not meant to be heard. ” (neela)   Mar 28 Fév 2017 - 16:00



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« - Je suis d’accord. Un break qui s’éternise, c’est une fuite. » Imran était très clair sur ce qu’il pensait. Il comprenait le temps d’adaptation et d’acceptation. Le temps qui nécessite de prendre compte une situation. Mais quitter une ville, un foyer, un environnement à cause d’un autre, pour Imran c’était fuir. Fuir en espérant être oublier par le regard pointu du corbeau qui n’allait sans doute pas laisser les frontières mettre en péril ses petits plans. Le psychiatre ne cessait jamais d’analyser les choses qui l’entouraient. « - Je pense que ça dépend. » Il sourit, hausse les épaule et termine son verre. Il sait mieux que personne que la douleur était une chose difficile à gérer, mais ce qu’il avait expérimenté en se perdant dans ses pensées n’étaient pas synonymes de douleur. C’était autre chose. Son aventure en Australie datait. C’était une histoire révolue qui n’avait pas à être lié au Imran d’aujourd’hui. Pourtant, le corbeau était parvenu à trouver une connexion, à préciser même l’acte de l’écrivain. Ça, c’était une chose étrange. Une chose qui ne pouvait être expliqué que d’une façon : Le corbeau avait trouvé l’information dans ses écrits. Donc il était venu chez lui. Donc c’était quelqu’un qui, un jour, a bénéficié de cette confiance qu’Imran accordait et qui était venu dans sa maison parce qu’Imran lui-même l’a accepté. La liste n’était pas si longue que ça. Imran avait déjà ses idées, et avec la police qui avançait chaque jour un peu plus, nul doute qu’ils finiraient par avoir une piste solide et potentiellement efficace pour éradiquer sa ville d’une bête franchement idiote.

Neela ne tarda pas à se lever pour le prendre dans ses bras et Imran se laissa faire sans broncher. Un sourire moqueur sur les lèvres, il était amusé par la vision des choses de Neela. Elle était observatrice, conscience de ce qui l’entourait. Conscience de ce qu’une expression signifiait. C’est sans doute ce qui lui plaisait le plus. La perspective qu’il n’était pas avec quelqu’un d’aveugle. Qu’il n’était pas avec quelqu’un qui se focaliser uniquement sur ce qui est visible. C’est sans doute aussi le chirurgien en elle, toujours à l’affut de symptôme, de petit truc qui pourrait ou non causer un problème. « - Je finirais par t’écrire un manuel d’apprivoisement pour les hommes de mon espèce. » Il s’approche de son oreille pour ajouter : « - Bien que je pense être unique en mon genre. » Neela elle-même savait la taille de l’égo d’Imran, mais aussi cette force de personnalité qu’il avait. Il n’était pas difficile de le remarquer. Il s’imposait, prenait toute la place et s’organiser pour que son regard croise ceux de chaque personne de la pièce, comme pour envoyer un message caché bien précis. « - Je ne suis pas bête, tu sais. Si j’ai un problème que tu peux résoudre, je pense que je te l’aurais fait savoir avec un burger et des frites. » Il offrit de nouveau un sourire.

« - Tu n’as pas répondu à ma question. Combien de temps tu as avant de retourner découper des gens ? » Il garda Neela dans les bras, restant debout. Personne n’allait venir les embêter pour le moment, ils étaient sans doute encore bien tranquilles et Imran avait bien envie de se changer les idées. Il savait pourtant qu’il n’éviterait sans doute pas certain sujet. En tant que maire, il était constamment en train d’affronter les problèmes et de chercher des solutions. L’ouverture prochain du centre junior le rendait d’ailleurs nerveux. C’était l’un des projets majeurs de sa campagne. Un projet qui lui tenait vraiment à cœur.


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