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 I just forgot who I used to be ◇ Lalita

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Melville Kidder
petit lama égaré


› MESSAGES : 42
› EMMENAGEMENT LE : 27/12/2016
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MessageSujet: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 15 Jan 2017 - 20:32

Désormais, tout était possible. Ou le serait d'ici peu.
C'était le même genre de sensation que Melville avait déjà ressentie en quittant Miami la première fois, lorsqu'il était parti faire ses études à Pasadena. En défaisant ses affaires dans sa chambre, il s'était senti tout puissant, comme si le seul fait d'avoir traversé tout le pays avait tiré un trait sur ses années de galère et la mauvaise réputation que les Kidder se trainaient. Il était un inconnu en terre étrangère et il avait sincèrement cru que tout allait s'arranger. Deana finirait par le recontacter et ils s'installeraient ensemble, comme ils l'avaient prévu, et élèveraient leur enfant en lui offrant tout l'amour qu'ils avaient en réserve pour lui. Il l'avait espéré, attendu, et puis s'était contenté de passer à autre chose, avec un pincement au coeur à chaque fois qu'il repensait à ce qu'aurait pu être leur vie. Il ne pouvait pas complètement l'oublier, c'était évident, mais il lui fallait aller de l'avant et c'était ce qu'il avait fait. A Pasadena, il s'était trouvé de nouveaux amis et même une copine avec qui faire de nouveaux projets. Quand ils s'étaient séparés il en avait trouvé une autre, et ainsi de suite jusqu'à son mariage raté. Au fond, rien ne changeait vraiment. Il restait toujours ce bon vieux Melville Kidder, à attendre quelque chose se passe, et Huntington Beach ne semblait pas un plus mauvais choix qu'un autre pour y arriver. Il avait eu un premier aperçu de la ville depuis le camion de Joe, regardant défiler le passage comme le faisaient les gens dans les films. Il avait peu d'affaires avec lui cette fois, juste de quoi tenir quelques semaines et se remettre au travail, et c'était à peu près tout ce qu'il demandait. Pas d'excitation liée au départ, pas d'attentes particulières, juste l'envie de retrouver au plus vite son train-train habituel. Par choix, Melville préférait éviter de parler de ce qui les avait poussé à quitter la Floride et s'était montré très vague en rencontrant ses nouveaux voisins, quitte à paraître suspect. Il ne voulait pas leur mentir ni leur donner l'impression de cacher quoi que ce soit, juste ne plus avoir ce poids sur les épaules en permanence et passer à autre chose. Les textos de Grace s'étaient un peu calmés depuis plusieurs jours, au grand soulagement de Melville qui n'était pas habitué à recevoir autant d'attentions de la part de sa fille. Il allait bien, comme il se tuait à le répéter. Bien. Mieux en tout cas que tous les gens qui étaient morts, chose que Fendi lui rappelait à la moindre occasion, comme il le faisait actuellement à lui tourner autour. T'as encore besoin de sortir ? Tu peux pas te retenir comme tout le monde ?! C'était apparemment trop lui en demander et Melville mit en pause son épisode de Yamishibai en bougonnant. T'es bien le chien de Dottie, hein. Aussi chiant qu'elle. C'était sorti tout seul et il le regretta aussitôt. Ce n'était pas bien de dire ça, et Fendi confirma en grognant, à moins que ce soit seulement pour presser son nouveau maître...

A chaque fois qu'il sortait promener Fendi, Melville prenait un chemin différent, quitte à se perdre et devoir utiliser le gps de son portable pour rentrer chez lui. L'animal semblait content de pouvoir se dégourdir les pattes et son maître se motivait en considérant que ce serait son sport de la journée à défaut d'être une sortie vraiment utile. Faire de l'exploration urbaine ne l'avait jamais passionné et, à moins d'avoir une bière à la main, la socialisation n'était pas son fort. Les yeux rivés sur son portable, il lui fallut un petit moment pour se rendre compte qu'il ne tenait plus la laisse de Fendi, et quelques minutes supplémentaires pour comprendre que le petit chien n'était plus là. Il trouva d'abord ça très drôle d'en être enfin débarrassé et puis, alors qu'il s'apprêtait à faire demi tour pour rentrer chez lui, se laissa gagner par un fond de culpabilité. Oh...
Melville commença par l'appeler, puis à le chercher autour de lui, remontant et descendant la rue en regardant partout à la fois. Il croisa quelques personnes à qui il demanda s'ils n'avaient pas vu Fendi et tenta sa chance avec le facteur en train de faire sa tourner, mais il semblait s'être volatilisé. Il avait perdu Dottie et maintenant il avait perdu son chien, record de la lose battu. A force de tourner en rond, il sentit certains regards devenir plus méfiants, en particulier celui d'une jeune femme qui ne le lâchait pas des yeux depuis le perron de sa porte. Melville comprenait tout à fait que la présence d'un grand roux mal rasé comme lui puisse poser question et, avec un petit sourire désolé, s'approcha d'elle. Dites, vous auriez pas vu passer un petit chien tout seul ? Il est grand... comme ça. A peu près. Il écarta les bras pour essayer de lui donner une indication de la taille de Fendi, puis les rapprocha jusqu'à obtenir quelque chose d'assez convaincant.

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Lalita A. Johar
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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Sam 21 Jan 2017 - 20:50



I just forgot who I used to be
lalita johar — melville kidder



Cela faisait plusieurs fois. Plusieurs fois qu'elle remettait ce tableau en place, dans cette même chambre. Il n'y avait pas de doute, quelqu'un s'amusait. Quelqu'un ne respectait pas la logique de ce qui devait être droit et carré. Quelqu'un qui aimait décaler ce tableau, le faire pencher légèrement. Lalita n'avait aucune idée de qui pouvait faire ça, et ce n'était certainement pas un client. Peut-être que c'était Keith. Keith qui aimait le côté imparfait de l'endroit, le côté vivant et réaliste. Qui avait tous les droits sur cet endroit. Le hope's cove, c'était son bébé à lui. Ce même bébé qu'il avait offert à Lalita. Sans lui, elle aurait sans doute eu une vie différente, peu amusante, loin de l'adorable routine qu'elle avait ici. Il avait accepté ses horaires, ses ambitions, son fils. Jamais il n'avait cherché l'erreur dans ses mouvements, préférant toujours la regarder avec ces yeux tendres et protecteurs. Lalita ne le remerciait jamais assez pour tout ce qu'il lui avait offert. Elle espérait, en contrepartie, avoir réussi à être une bonne amie, une bonne partenaire. Cet homme avait véritablement tout son respect. Son admiration même. Lalita ne s'était jamais complètement remis de ce qui s'était passé quelques mois plus tôt. De la façon dont elle avait trouvé Keith, baignant dans son propre sang, à l'entrée même du hope's cove. Pour être honnête, elle ne savait toujours pas ce qui s'était passé, ni même si Keith avait vraiment assimilé lui-même ce qui s'était produit. S'en était-il complètement remis ? Sans doute pas. Ce genre de choses, ça laisse des cicatrices. Lalita le savait bien.

Maintenant que la chambre était de nouveau fonctionnelle - oui, parce que parmi ces nouvelles fonctions, elle se tâchait d'être la hauteur, de vérifier que les chambres étaient parfaites avant l'arrivée de nouveau client - la jeune femme pouvait retourner à l'accueil, poste qu'elle occupait depuis ses débuts dans la ville. Elle avait encore du temps avant qu'on vienne prendre la relève. Co-Gérante, oui, mais ça ne voulait pas dire qu'elle laisserait quelqu'un d'autre s'occupait de l'accueil sous prétexte qu'elle avait eu une promotion. Assise seule, elle s'occupait sur l'ordinateur qui était là - un vieux spécimen. Elle et l'informatique, c'était compliqué. Pas qu'elle était contre, c'est juste qu'elle avait souvent mal à la tête à cause de ça. Cependant, elle ne pouvait pas faire autrement qu'utilisait un vieux tableau Excel pour faire le bilan trimestriel de l'endroit. Oui, Lalita faisait tout ce qui était possible pour être serviable. Cela ne l'empêcha pas de voir la même personne passait devant l'endroit à plusieurs reprises. Curieuse, l'Indienne s'empressa de quitter son poste pour se diriger vers l'entrée et l'observer un moment. Un tout petit moment. Elle n'avait pas envie de voir un fou débarquer. Elle n'avait pas peur de... de le taper si besoin. Avec quoi ? Très bonne question ! Elle aurait peut-être dû prendre quelque chose, un parapluie... n'importe quoi.

Au bout de quelques minutes, le type s'approcha même d'elle. Elle fronça les sourcils en essayant de comprendre ce qu'il venait de dire, avant de finalement se sentir légèrement soulager. « - Dieu merci, vous n'êtes pas fou ! » C'était sortie tout seul. Lalita se senti complètement bête une fraction de seconde avant de rapidement reprendre « - Désolée. C'est que pendant une seconde, j'ai cru que vous observez l'endroit dans l'idée de venir nous cambrioler à l'avenir. Vous savez, ils sont de plus en plus nombreux à faire ça, les voleurs. Espionner et observer avant d'attaquer. M'enfin, heureusement, ce n'est pas votre cas, hein ! » Elle ria légèrement, amusé par sa propre bêtise, avant de finalement se rendre compte qu'elle n'avait même pas répondu à sa question. « - Pardon, je dis n'importe quoi. Je ne crois pas avoir vu votre chien... » Voilà qui n'était franchement pas utile. Pas du tout. Tout d'un coup, une idée traversa son esprit. « - Oh, mais vous savez, il y a le parc pas loin. Peut-être qu'il est parti en cette direction ? » Elle se souvenait de la fois où Matthew était venue avec Eureka, son chien. Ils avaient marché jusqu'au parc de Peters Canyon. Il y avait un énorme lac, que les chiens adoraient tout particulièrement, n'hésitant pas à plonger dedans parfois.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 29 Jan 2017 - 0:16

Melville ne faisait pas très attention à ce que les gens pouvaient penser de lui mais se sentit obligé d'aller s'expliquer en croisant le regard de cette jeune femme sur le perron de sa porte. Il l'avait déjà vue quelques minutes plus tôt, lorsqu'il était passé et repassé devant son établissement, et avait alors préféré ne pas la déranger. A ce moment-là, il pensait encore pouvoir trouver Fendi sans trop de difficultés et aurait trouvé stupide de frapper à sa porte pour lui demander si elle l'avait vu. Il avait bien posé la question à quelques personnes, toutes aussi inconnues que pouvait l'être la jeune femme, mais ce n'était pas pareil. Même s'il avait envie de retrouver son chien, il ne se voyait pas faire du porte à porte ou coller des affichettes d'avis de recherche, ça aurait été se donner beaucoup de mal pour un animal qui n'en méritait pas tant. Dottie l'aurait probablement fait, mais elle n'était plus là pour le rappeler à Melville. J'ai l'air d'un fou ? Il s'étira pour essayer de voir son reflet dans la vitre et fut obligé de reconnaître qu'il n'était pas très présentable. Il était sorti sans prendre la peine de mettre autre chose qu'un gilet en plus de ce qu'il avait déjà sur le dos, à savoir un tee-shirt et un bas de survet ayant déjà bien vécu, sans parler de l'état de sa barbe qui aurait mérité un léger rafraichissement. Bart lui répétait tous les matins qu'il avait une tête à faire peur, mais Melville avait cru que c'était pour rire et n'avait pas pris la peine de se regarder dans un miroir depuis bien trop longtemps. Il avait bien l'air d'un fou, ou alors d'un type qui dort sous un pont. Dans un cas comme dans l'autre, ça n'avait rien de très flatteur et il se sentit gêné pour la jeune femme qui l'avait vu tourner autour de son établissement sans comprendre pourquoi il le faisait. Non non, c'est pas du tout mon intention ! J'ai pas l'intention de vous attaquer, ou d'attaquer qui que ce soit. J'veux juste retrouver mon chien. J'voulais pas vous faire peur. Il se gratta la tête tout en regardant dans tous les sens sauf en direction de la jeune femme. T'es pitoyable, hein Mel. Pitoyable. Et tu fais perdre son temps à la dame. Sûr que tu la dégoûtes, hein. La voix de son père résonna et lui donna envie de partir au plus vite mais ses pieds refusèrent d'avancer puisqu'on lui parlait. Et Melville était poli. Quand on lui parlait, il écoutait. Il hocha même la tête pour montrer qu'il avait compris. Ah ! C'est pas grave. Il avait déjà assez abusé et releva la tête avant de lui sourire. Ca aurait été trop beau qu'elle ait receuilli Fendi et le lui rende, mieux valait ne pas perdre de temps et repartir à sa recherche avant qu'il ne s'éloigne encore plus. Un parc ? Ouais, je crois qu'il aimait bien ça avant. Il réfléchit quelques instants et acquiesça. L'idée lui semblait très bonne et il était prêt à s'y rendre quand il réalisa qu'il n'avait aucune idée de la direction à prendre. Euh, c'est par où du coup ? Il lui semblait que la jeune femme avait montré une direction en parlant, mais ne savait pas si c'était bien ça ou juste un geste en l'air, comme lui-même en faisait tant.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 5 Fév 2017 - 1:11



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Elle n'était pas du genre à forcer les gens à parler, à combler les vides. Elle n'aimait pas obliger qui que ce soit à faire quelque chose qu'il ne voulait pas. Pourtant, en le fixant, elle s'était rendu compte que ça incitait à l'action, à la justification. Lalita ne jugeait pas les gens au premier regard, mais cette fois, c'était plus fort qu'elle. Après ce qui s'était passé, l'accident de Keith, elle devenait un poil paranoïaque. L'Indienne craignait que quelque chose se produise, quelque chose d'horrible et qu'encore une fois, elle ne puisse rien faire pour aider. Maintenant, elle voulait prendre les devants. Être capable d'être proactif, comme disait certain. Quand elle se rendit compte qu'il cherchait simplement son chien, Lalita se sent complètement stupide. Il faut le dire tout de suite, c'est normalement elle, la folle. Elle oubliait de réfléchir avant de parler et disait tout et n'importe quoi sans vraiment faire attention. Parfois, il lui arrivait de faire un petit effort. Pas maintenant. L'inconnu semblait surpris qu'elle ait pu l'imaginait pour un fou, mais Lalita se contenta de faire une petite moue. Il n'était pas très… Enfin, avec cette barbe surtout et ce look, comment ne pas imaginer qu'il était un peu fou dans sa tête et qu'il passait ses journées devant sa télé à s'engueuler avec sa télécommande ? Cependant, Lalita ne voulait pas être méchant, alors elle ne rajouta rien. Elle l'observa s'observer et se demandait s'il n'avait pas traversé quelque chose de difficile dernièrement pour en arriver à ressembler à ça. Peut-être une dépression ? Et si ce chien était son seul ami ? Sa seule famille ? Il allait sans doute finir par se suicider parce que Lalita était incapable de pouvoir l'aider. Ce qui voulait dire qu'elle pourrait très bien être responsable de sa mort. Quelle horreur ! Elle devait arrêter de faire ce genre d'hypothèse, vraiment.

Heureusement pour elle, l'inconnu n'avait pas l'air de représenter un danger, ni pour elle, ni pour lui-même. Il semblait tout aussi confus et perturbé par le malentendu qu'était Lalita. Pourtant, il aurait pu très bien se sentir insulter par ce qu'elle avait dit. Il ne devait pas être méchant, et devait tout de même tenir à ce chien. Tout d'un coup, Lalita se senti obligé de l'aider. Peut-être parce qu'elle se sentait un peu coupable et qu'elle avait un peu pitié. Le pauvre, il paraissait tellement dépassé par cette disparition. Elle aurait presque aimé avoir vu son chien. Mais non. Elle était beaucoup trop concentrée sur ses tâches administratives pour garder un œil sur l'extérieur.

Visiblement, sa petite idée semblait plaire. Mais Lalita fronça les sourcils. Il croyait. Avant ? Elle trouvait que ça phrase était bizarre, mais ne s'y attarda pas, souriant poliment avant de le voir partir. Et revenir. « - Vous n'êtes pas d'ici, c'est ça ? » Elle comprenait mieux pourquoi il tournait en rond. C'est bon, elle ne pouvait pas résister. Elle ne pouvait pas le laisser partir dans une direction, imaginant le pauvre chien seul. Elle se retourna vers la porte de l'établissement, hésitante un moment, puis décida de se rapprocher de l'inconnu qui n'est pas fou et qui a perdu un chien. Il pouvait s'absenter quelques minutes, le temps de lui montrer le chemin. « - J'vous accompagne ! Je n'ai pas envie que vous vous perdiez à votre tour, comme votre chien ! » Elle ria légèrement, plutôt ravie par sa petite blague – qui en réalité était un peu ridicule. En soi, ce n'était quand même pas totalement faux. Elle aurait fini par regretter de l'avoir laissé partir sachant que le parc n'était pas très loin et que ça ne lui coutait rien – si ce n'est du temps – de l'aider un peu. « - Moi c'est Lalita. C'est quoi votre nom ? Oh, c'est quoi celui de votre chien d'ailleurs ! » Elle lui fit un sourire, en même temps qu'elle lui montra une direction pour commencer à marcher et à se rendre vers le parc. Ils en avaient pour une petite dizaine de minutes.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Jeu 16 Fév 2017 - 0:09

Découvrir son reflet avait été un coup supplémentaire pour Melville, et il se promit de faire quelques changements dès Fendi retrouvé. Il passerait s'acheter un peigne et de quoi de raser avant de rentrer, du gel douche digne et d'autres bricoles dont il n'avait pas forcément vu l'intérêt après les événements de Miami. Il était en vie et c'était à peu près tout ce qu'il y avait à en retenir, son apparence était passée au second plan, après tout ce qui pouvait encore arriver à l'extirper hors de son lit. Il n'avait pas besoin de se faire beau pour rester chez lui, vautré dans le canapé ou derrière son bureau, mais ce n'était pas une raison pour se laisser complètement aller. Il ne pouvait pas devenir un ermite ou risquer d'effrayer la première personne qui frapperait à sa porte. Bart avait commencé à le mettre en garde, et Joe n'aurait pas manqué de le faire à son retour, mais autant prendre les choses en main maintenant. Melville se regarda une nouvelle fois et ne pouvait vraiment pas en vouloir à la jeune femme. A sa place, lui aussi se serait méfié. Une chance qu'elle ne se soit pas arrêtée là ni empressée d'appeler la police ou les services psychiatriques de la ville, il avait déjà bien assez à faire avec la disparition de Fendi.
L'animal lui était d'ailleurs une nouvelle fois sorti de la tête, Melville étant plus préoccupé par l'image lamentable qu'il offrait de lui que par le sort de son chien. Et tu t'crois malin, hein ? Même pas fichu d't'occuper d'un animal. Va savoir comment t'as fait pour survivre jusqu'à maintenant... Il secoua la tête pour essayer d'en faire sortir la voix de son père et regarda autour de lui d'un air penaud. Les gens normaux se renseignaient un minimum avant de partir en exploration dans un lieu qu'ils ne connaissaient pas, ou alors ils prenaient une carte, ou utilisaient un gps. Melville préférait y aller au feeling, au risque de se perdre et de mettre un temps fou à rentrer. Il était mieux chez lui et préférait éviter de sortir si on lui laissait le choix, mais avait tendance à s'emporter une fois à l'extérieur. Il y avait des gens à observer, de nouveaux paysages à découvrir, et puis toutes ces couleurs qui lui criaient de les regarder, encore et encore. Comme un enfant, Melville n'arrivait pas à se détacher d'elle, capable de rester assis sur un même banc pendant des heures à regarder les nuages filer. Il s'inventait de petites histoires qui ne faisaient rire que lui et tenaient à distance les plus méfiants, et puis revenait doucement à la réalité. Ça se voit tant que ça ? Il eut un petit sourire et haussa les épaules. A quoi bon le cacher de toute façon, il n'avait pas à avoir honte d'être venu s'installer ici sans rien connaître de la ville, ce qui ne semblait pas être le cas de la jeune femme. Il s'agita néanmoins lorsqu'elle se proposa pour l'accompagner jusqu'au parc. Oh mais non, je vous ai déjà assez embêté comme ça ! Vous avez sûrement mieux à faire... Il hésita, trop reconnaissant pour insister davantage, et finit par capituler. Merci. C'est vraiment gentil. Melville lui sourit en espérant que ça ne la ferait pas changer d'avis et se plaça à ses côtés pour marcher en direction du parc. Melville ! Et le chien c'est Fendi. Il hocha la tête tout en prononçant le nom de l'animal, conscient qu'il lui fallait vraiment lui en trouver un autre. C'est son ancienne maîtresse qui l'avait appelé comme ça. Fendi. Elle disait que ça lui allait bien mais je trouvais ça ridicule. Je lui ai pas encore trouvé de nom de remplacement mais ça viendra. Comme tout le reste d'ailleurs. Melville avait seulement besoin de temps pour mettre de l'ordre dans sa vie, et Fendi en faisait désormais partie.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 26 Fév 2017 - 13:11



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A une époque, la nouvelle du coin, c’était elle. Elle et son fils sous le bras. Lalita se souvient de la façon avec laquelle elle avait débarqué chez son cousin, à la recherche d’un endroit où elle pourrait enfin vivre avec son fils. Un endroit où le petit Junior pourrait s’épanouir surtout. Elle ne lui avait pas forcément apporté beaucoup de stabilité à l’autre bout du monde, alors maintenant qu’elle était ici, tout était différent. Aujourd’hui encore, elle se rendait compte de toutes ces chances qu’on lui avait donné. Dans son parcours, il y avait eu tellement de belle rencontre. Elle pensa à Keith, notamment, qui lui avait donné une chance de finir ses études et de travailler en même temps. Qui lui avait permis d’être une mère, une étudiante et une amie en même temps. Maintenant, elle profitait. De chaque minute, de chaque seconde. Son travail était plaisant et lui permettait de rencontrer des gens nouveaux. Ses petits passages à l’école lui donnaient une nouvelle importance, un nouveau rôle. Et puis son fils grandissait. Il évoluait d’une façon calme et propre à tout enfant. Il n’avait pas à subir tous les malheurs qu’elle, elle avait subi plus jeunes. Tous les drames, toutes les pertes, toute la douleur. Tout ce que Lalita faisait, c’était pour protéger Junior. Pour le protéger du mal et espérait que quelqu’un de son sang aurait, pour une fois, la chance à une vie meilleure. Et là, tout de suite, elle était heureuse et satisfaite. Parce que tout se passait comme prévu. Parce que tout était tranquille. Les imprévus de la vie, elle adorait ça quand il lui permettait de vivre quelque chose de nouveau et de bon. Elle espérait qu’aider Melville avec son chien n’allait pas la conduire dans une situation difficile, mais à première vue, il avait besoin d’aide et Lalita ne refusait jamais d’aider qui que ce soit. C’était dans sa nature de tendre la main. Cette générosité l’avait déjà amené à vivre des choses aussi incroyables qu’effrayant, mais elle se refusait de croire que le monde entier était mauvais.

Alors oui, Melville lui avait fait peur un instant. Il suffit de le regarder pour se demander si tout va bien chez lui. Il a l’air perdu, à des années lumières de la réalité. Mais il y a quelque chose dans son regard, quelque chose de doux et de fragile. De triste aussi. Elle se demandait à quoi il pensait, qu’est-ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Il la rendait curieuse, mais elle tâchait de se concentrer sur son chien et sa disparition plutôt que sur l’histoire qui devait expliquait l’homme qui était en face d’elle.

Souriante, elle tâcha de répondre sincèrement à sa question : « - Un peu. » Parce qu’elle ne voulait pas qu’il le prenne mal. Déjà qu’elle l’avait traité de fou, autant s’abstenir. En tout cas, elle était prête. Prête à partir à l’aventure et son sourire resta là alors qu’il capitula. Qu’il accepta finalement qu’elle décide de l’aider. Oh Lalita pouvait se montrer assez intrusif parfois. Elle ne s’en rendait pas souvent compte. « - Fendi ? » Le nom surpris Lalita. C’était bien le genre de truc qu’une fille donnerait à son petit chien. Le truc qui n’allait pas du tout avec le look et l’aura que dégageait Melville. Il ne tarda pas à répondre à ses questions. « - Ne le remplacer pas. » Elle trouvait ça bizarre, comme idée. Remplacer le nom d’un chien. Elle ne savait pas pourquoi son ancienne maitresse l’avait laissé à Melville, mais ça ne changeait rien. « - ça risque de le perturber, non ? C’est comme si demain vous décidiez de m’appeler Marie alors que bon, c’est pas du tout mon prénom. Je pense que c’est pareil pour les chiens. C’est pas quelque chose qu’on peut vraiment changer. » Elle espérait ne pas en avoir trop dit, puis décida de reprendre. « - Son ancienne maîtresse l’a abandonné du coup ? » Elle se rendit compte que sa question était peut-être un peu personnel et réprit : « - Pardon, je parle trop. »



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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 12 Mar 2017 - 21:08

La compagnie de Lalita était agréable et redonna la sourire à Melville. Il la connaissait à peine mais il lui avait suffit de quelques minutes à ses côtés pour se convaincre qu'elle était quelqu'un de bien et donc lui faire confiance. Il arrivait à ce type de conclusion avec la plupart des gens mais l'avait comme oublié à force de vivre terré chez lui. Depuis son installation, il avait limité ses sorties à l'extérieur au strict nécessaire, se contentant d'achats de dernière minutes et des sorties quotidiennes de Fendi. Il marchait sans faire attention à ceux qui l'entouraient, se contentant des politesses d'usage lorsqu'il était obligé de parler avec quelqu'un et puis rentrait au plus vite. Chez lui, il se sentait bien. Coupé du monde parfois, mais au moins il avait l'impression d'être en sécurité. Lui qui avait toujours été casanier avait fini par s'isoler et oublier comme ça pouvait être agréable de rencontrer des inconnus et échanger quelques mots avec eux. Lalita était agréable. Elle était gentille, honnête. Jolie aussi. Melville se sentait un peu bête de lui avoir fait une si mauvaise impression mais avait l'impression qu'elle était déjà passée à autre chose. Un peu... Il répéta ces deux mots à voix basse tout en hochant la tête. Il avait un peu l'air d'un fou et un peu l'air de ne pas être du coin, ce qui n'était pas très éloigné de la vérité. Il espérait que l'un comme l'autre s'arrangerait vite et, pour la première fois depuis son arrivée en ville, prit la résolution de tout fait pour y arriver. Joe avait raison, il ne pouvait pas continuer à vivre comme une loque. Il était un grand garçon, un adulte responsable, et devait agir en tant que tel.
Melville dressa dans sa tête une nouvelle liste de tout ce qu'il devrait changer dans sa vie, ou du moins en commença une énième. Retrouver une allure normale. Aller chez le coiffeur. Aller à la rencontre de ses voisins. Peut être organiser une petite fête. Proposer à Grace de venir passer quelques jours avec lui pendant les prochaines vacances ou pendant le spring break. Apprivoiser Fendi pour de bon... La liste aurait pu continuer à défiler si Lalita n'avait pas été là et il s'interrompit volontiers en voyant qu'elle aussi tiquait sur le nom du chien. Au moins il n'était pas fou au point d'être le seul à voir que c'était un nom stupide et complètement inadapté. Il lui expliqua vouloir en changer sans aller jusqu'à lui faire part des quelques idées qu'il avait sur le sujet, interrompu une nouvelle fois par la jeune femme qui lui intima de ne pas en changer. Il s'arrêta de marcher et la regarda sans comprendre, puis repris la route à ses côtés. Ah ouais, c'est pas con. J'avais pas pensé à ça... J'ai bien fait de vous en parler tiens ! Il sourit pour lui montrer à quel point il pouvait être reconnaissant même si, intérieurement, il se désolait d'avoir à garder ce nom débile. Il trouvait que Chewie aurait pu être une bonne alternative, suffisamment référencée et second degré, mais tant pis. Fendi il était, et Fendi il resterait, l'obligeant au passage de garder le souvenir de sa délicieuse maîtresse jusqu'au bout. Melville essayait de ne pas trop penser à elle, ayant déjà bien assez à faire du chien, mais ne pouvait pas en vouloir à Lalita d'aborder le sujet. Il se ferma, hésitant sur ce qu'il pouvait et ne pouvait pas dire, et la jeune femme essaya de faire marche arrière en réalisant son malaise. Non c'est rien, vous en faites pas. Il fit un geste un peu vague de la main, et secoua la tête, comme à chaque fois qu'il était embêté par quelque chose. La question en elle-même ne le dérangeait pas, elle était tout à fait légitime, mais elle réveillait trop de souvenirs qu'il essayait de garder enfouis. Elle est morte. L'explication était si simple, si définitive, qu'elle le surpris. Il avait accepté le fait que Dottie était morte mais c'était la première fois qu'il en reparlait depuis plusieurs semaines et fut surpris de la simplicité qu'il avait à le faire. Il réalisa alors que Lalita ne s'était pas attendue à pareil aveu et le regardait bizarrement, l'obligeant alors à se justifier. Je l'ai pas tuée, hein ! J'ai peut être l'air un peu fou mais je suis pas un meurtrier ! Elle a... elle a eu un accident, et on a pas réussi à la sauver. Je pouvais pas laisser son chien tout seul alors je l'ai récupéré. J'ai récupéré Fendi et on est venu vivre ici, avec mon frère. Il a trouvé du boulot ici. Voilà. Tout été dit ou presque, et Melville sentit la culpabilité le gagner de nouveau. Il n'aimait pas parler de Dottie. Il avait l'impression qu'elle était morte par sa faute, parce qu'il n'avait pas réussi à la protéger et qu'il lui fallait désormais en payer le prix.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Ven 31 Mar 2017 - 10:58



I just forgot who I used to be
lalita johar — melville kidder



Prendre soin des autres était une chose naturelle chez elle. Depuis toujours, depuis qu'elle est née, elle a ce regard vers les gens de son entourage. Ce regard sincère et aimant, ce regard prêt à tout pour épauler et être présente. Elle a connu trop vite le vide et la perte, mais cela lui a aussi permis de comprendre l'importance de ceux qui l'entourent chaque jour. Parce que sans eux, elle aurait sans doute simplement du mal à vivre. Du mal à comprendre toutes ces choses qui lui sont inconnues. Par conséquent, Lalita aidait toujours son prochain, instinctivement, sans trop chercher à savoir les conséquences de son action qui se voulait être bonne de base. En voyant Melville, malgré quelques préjugés liés à son apparence, elle avait vite saisi qu'il avait simplement besoin d'aide. Un petit coup de main. Elle ne pouvait pas lui tourner le dos et le laisser se perdre lui-même dans l'inconnu, là où elle-même avait vécu une situation similaire à son arrivée. Elle était compatissante, prête à arranger les choses dès qu'elle le pouvait. C'était même peut-être un peu un problème. Cette envie de toujours vouloir tout fixer. De toujours recoller les morceaux des choses brisées. Elle ne pensait pas à mal, elle voulait simplement aider. Soutenir. Peut-être qu'elle en faisait trop parfois, peut-être qu'elle exagérait, mais dans tous les cas, ça venait d'une envie sincère.

Elle espérait vraiment qu'il ne prenne pas mal sa réponse. Elle était honnête, Lalita. Parfois un peu trop, tant elle a du mal à contenir ses mots. En tout cas, il lui paraissait d'un coup complètement inoffensif. Il n'était pas fou, mais elle avait l'impression qu'il était, au final, Juste triste. C'était sans doute son allure, mais pour s'être laissé aller comme ça, c'était sans doute que quelque chose avait brisé son cœur et réduit à néant sa notion du temps. Malheureusement, elle n'était pas experte pour deviner ces choses-là et décida de garder tout ça pour elle. Imran était bien mieux placé pour connaitre quelqu'un en un regard. Vraiment. Il était effrayant en réalité, heureusement qu'elle ne lui ressemblait pas.

Elle parlait toujours trop, elle le savait. Donnant son avis pour des choses qu'elle ne devrait pas. Mais Melville ne semblait pas être dérangé par ça, au contraire. Même si son arrêt surpris Lalita, elle se rendit vite compte qu'il était plutôt content et satisfait de lui avait parlé de ça et d'avoir eu son avis. L'Indienne se contenta de sourire, satisfaite. Maintenant, curieux comme tout, Lalita se demandait qui était cette maitresse. Et ce qu'elle avait représenté pour que Melville garde son chien. Bien entendu, elle s'imagina toutes sortes d'histoire. Fendi aurait pu être le chien de sa sœur, de son ex-petite amie. D'une amie ? Mais à aucun moment elle n'avait envisagé que la maitresse en question n'était plus de ce monde. « - Je suis désolée… » Dit-elle tout naturellement, essayant de ne plus faire de scénario dans sa tête sur le pourquoi du comment. Cela ne l'empêchait pas de trouver la réponse un peu brute et de se demander ce qui s'était passé. Et Melville ne tarda pas à croiser son regard.

« - C'est gentil à vous, de garder Fendi après ce qui lui est arrivé. » Elle se demandait ce qu'il voulait dire par ‘pas réussi à la sauver' mais garda le silence plutôt. Pour parler autant et aussi vite, c'était qu'il ne voulait pas aborder la question. Elle se reconnut parfaitement dans cette démarche. Elle se contenta donc de rebondir sur autre chose, faisant signe à Melville de la suivre par la gauche. Le parc n'était plus très loin. « - Vous êtes venue ici avec votre frère alors ? Vous venez d'où ? »

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Melville Kidder
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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 16 Avr 2017 - 23:28

Melville n'avait pas pour habitude de se plaindre auprès des gens, une habitude parmi tant d'autres qui avaient survécu à ses années d'enfance. Ne pas raconter sa vie. Ne pas s'imposer. Ne pas couper la parole. Ne pas trop espérer ni trop attendre des autres. Ne pas ne pas ne pas. Heureusement, il y avait une vie en dehors de la famille Kidder et Melville avait vite pris l'habitude de passer plus de temps chez ses amis que chez lui, sa présence n'étant de toute façon pas nécessaire. Il partageait leur repas sans se poser de question, trop heureux de découvrir comment les choses pouvaient se passer chez les autres pour réaliser à quel point la situation chez lui n'était pas normale. Chez les Kidder, il n'y avait jamais de repas de famille. On ne se racontait pas sa journée, et encore moins s'intéressait à celle des autres, on attendait juste que l'orage passe et Melville n'était pas très doué à ce petit jeu. Il lui avait fallu du temps pour comprendre qu'il avait intérêt à se faire le plus petit possible s'il ne voulait pas attirer l'attention sur lui, et que raconter avec un sourire béat tout ce qu'il avait fait chez l'un ou l'autre de ses amis était loin d'être une bonne idée. Joe l'écoutait toujours, ses grands parents aussi, mais ils étaient bien les seuls à comprendre ce qui se cachait derrière son enthousiasme et surtout à le tolérer. A force, Melville avait pris l'habitude d'en dire le moins possible, un modèle de survie qui ressortait de temps à autres et contre lequel il n'avait pas la force de lutter. Un homme, ça chouine pas. Arrête de faire ta gonzesse, Mel. J'sais pas c'qui me retiens...
Lalita n'avait pourtant rien de menaçant, Melville le savait, mais c'était plus fort que lui. Il ne voulait pas la déranger, encore moins lui raconter des choses qui n'avaient probablement aucun intérêt pour elle, et avait surtout perdu l'habitude d'agir normalement avec des inconnus. A Miami, il connaissait quasiment tout le monde et n'avait pas besoin de se forcer alors qu'ici il passait pour le taré du coin et ne savait pas comment faire pour casser cette image dans l'immédiat. Il avait toutes sortes d'idées à ajouter à sa to do list mais il ne pouvait pas rentrer chez lui en courant, à laisser Lalita trouver Fendi toute seule. Fendi ! Il lui était encore sorti de la tête et Melville maudit une nouvelle fois Dottie de lui avait laissé son chien sur les bras. A chaque fois qu'il pensait à elle, c'était pour lui faire des reproches, se rappelant à chaque fois un peu trop tard qu'elle n'était plus là pour en assumer la responsabilité. C'est gentil. Ca oui, Lalita était vraiment gentille. Il n'avait pas encore osé le souligner pour ne pas ajouter "idiot du village" à tout ce qu'elle pouvait déjà penser à son sujet mais Melville se promit de trouver un moyen de la remercier pour tout ce qu'elle avait déjà fait pour lui.
Il haussa les épaules quand elle souligna que c'était gentil de sa part d'avoir recueilli Fendi. C'est normal. Enfin, c'était quand même pas sa faute, j'allais pas le laisser se débrouiller tout seul. Il aurait pu, mais s'en serait voulu jusqu'à la fin de ses jours et avait déjà bien assez sur la conscience pour ne pas ajouter quoi que ce soit de plus. A la place, il suivit Lalita qui tourna vers la gauche et le paysage lui parut plus familier. Pas au point de savoir où il était mais au moins il était déjà passé par là. Oui, on arrive de Miami ! Moi je dessine alors je peux travailler n'importe où, ça m'est égal... Il lui arrivait de se demander pourquoi il avait suivi Joe au lieu de seulement changer de quartier ou de ville, mais il savait au fond de lui qu'il ne l'aurait pas supporté. Seul, il n'aurait pas résisté. Melville pouvait se raconter toutes les belles histoires qu'il voulait, il avait besoin d'un nouveau départ, et Joe le lui avait offert. Et vous, vous faites quoi ? J'ai pas fait attention si vous étiez sortie d'une maison ou d'un bureau. J'espère que vous aurez pas d'ennuis à cause de moi. Il regarda autour de lui pour épargner à Lalita le soin de le guider de nouveau au retour et essaya de garder l'itinéraire en mémoire. Encore merci de m'aider, hein. C'est vraiment gentil.

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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Mar 23 Mai 2017 - 16:02



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Il y avait un sens à chaque rencontre. Une volonté qui dépassait la compréhension de chacun. Lalita le savait. Si elle était avec Melville à ce moment précis, c’était qu’il y avait une raison qu’elle ignorait encore. Une raison qu’elle ne verrait que bien plus tard. Elle savait que ce qui se passait dans sa vie était quelque part écrit. Elle avait fini par ne plus croire en l’imprévisible. Les coïncidences n’existaient pas. Elle n’avait pas à se plaindre, tout ce qu’elle avait aujourd’hui était exceptionnel. Elle avait retrouvé un morceau de sa famille, elle avait un boulot passionnant. Elle avait rencontré des gens extraordinaires et sortait avec un pompier pas désagréable du tout ! Il y avait un parfum de normalité qui lui plaisait, qu’elle ne voulait plus voir disparaitre. Parce que c’était cet environnement là qu’elle avait désirait pour son fils. Loin des drames et des conflits. Loin des peines et des douleurs. Sa vie à elle était parsemé de moment intense et fragile. Elle n’avait jamais arrêté de jongler, elle n’avait jamais arrêté de pleurer. Alors forcément, elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour épargner que les larmes trouvent leurs chemins dans la vie de son fils. Elle s’en sortait plutôt bien pour le moment ! Elle s’étonnait elle-même de la situation, mais elle devait beaucoup à Imran, mais aussi à Keith. Peut-être même surtout à lui. Elle ne le remerciait jamais de la chance qu’il lui avait offerte et même si elle ne s’était jamais imaginé travaillait dans un bed and breakfast, elle était comblée. Elle rencontrait toujours de nouvel personne, elle vivait toujours de nouvel chose. Elle n’était plus seule et ça, c’était le principal.

Elle trouvait ça beau. Qu’il ait gardé le chien malgré tout, malgré ce qui doit lui rappeler à chaque fois. C’est comme avoir quelqu’un qui lui murmurait à chaque fois qu’elle était morte et pourtant, il continuait d’en prendre soin. Elle se demandait ce qu’il devait ressentir, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas le harceler de question sur un sujet aussi sensible. Elle devait respecter son deuil et passer à autre chose. Ce qui était drôle, c’était que Lalita avait la conviction qu’elle reverrait Melville. Que cette première fois n’était pas une dernière. C’était ce qui se passait dans cette ville, la plupart des gens étaient connectés entre eux et en même temps, ils étaient loin de ressembler à Los Angeles ! Huntington-Beach était une ville vivante, jeune, mais surtout très liés. Chaque connexion pouvait rebondir sur une autre.

« - Tout de même… Je crois quand même que la plupart des gens l’auraient abandonné dans un coin sans y réfléchir. Tout le monde n’est pas aussi sensible envers les animaux. Je maintiens donc que c’est un acte de bonté et pas un acte normal. » Elle fit une petite moue amusé avant de tourner, ils n’étaient plus très loin. Elle espérait vraiment qu’il trouve Fendi. Cela lui briserait le cœur qu’il ait perdu la pauvre bête…

« - Vous dessinez ? Vous êtes un artiste ? Vous êtes célèbre ? » Ses yeux s’étaient illuminés. Elle n’avait aucune connaissance en Art, mais elle était curieuse. Elle avait un cliché dans la tête, elle espérait qu’il casse ça même si pour le moment, son look collait assez bien à l’étiquette d’artiste. « - Non, non, je n’aurais pas d’ennuie. Je suis ma propre patronne… enfin, je co-gère un bed and breakfast, le Hope’s Cove. Je ne pense pas que mon collègue m’en voudra d’être sortie. » Elle imaginait même très bien Keith l’incitait à sortir. « - Je donne aussi des cours à l’université. En Archéologie. » Elle vérifia qu’il n’y avait personne sur la route et traversa. Le parc se trouvait juste en face. Elle se sentie rassuré de ne pas voir d’accident sur la route et offris un sourire à Melville lorsqu’ils arrivèrent de l’autre côté. « - Ce n’est vraiment rien, j’vous assure… » Elle regarda autours d’elle. « - Maintenant, j’espère vraiment que Fendi sera là. »


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MessageSujet: Re: I just forgot who I used to be ◇ Lalita   Dim 24 Sep 2017 - 0:16

Si Melville avait décidé de garder Fendi, ce n'était pas par bonté comme Lalita trouvait si beau de le croire, mais il se voyait mal lui expliquer toutes les véritables raisons qui avaient motivé ce choix. Pour l'heure, il n'y avait que Joe qui avait eu droit à la version détaillée, le seul à même de comprendre et surtout d'insister suffisamment pour convaincre son frère de tout déballer. Entre Kidder, on pouvait tout se dire, c'était la règle. Chacun devait bien avoir quelques secrets gentiment enfouis mais ils savaient qu'ils pouvaient tout se raconter, le bon comme le moins bon, et qu'ils feraient avec. Quoi qu'il arrive, ils se relèveraient. Ca ferait un mal de chien, mais ils se relèveraient. Toujours. Joe se tuait à le lui répétait depuis qu'ils avaient quitté Miami et Melville commençait à se faire à l'idée que, peut être, ça pourrait être le cas. Il avait bien des excuses en stock pour ne pas mettre le nez dehors et rester scotché à son ordi une journée supplémentaire mais il commençait à se faire à l'idée qu'il finirait pas retrouver une vie normale et rencontrer des gens comme si de rien n'était. A discuter avec Lalita, il était presque tenté de dire que ça lui avait manqué. Il était inquiet pour Fendi et savait ne pas être à son avantage pour se promener en ville avec quelqu'un comme elle, et pourtant les choses se passaient bien. La jeune femme avait accepté de l'aider sans en faire toute une histoire et Melville faisait de son mieux pour se calquer sur son pas et ne pas en faire toute une histoire non plus. Il savait qu'il raconterait l'épisode à Joe dès qu'il en aurait l'occasion, peut être même qu'il enjoliverait les choses pour ne pas paraître aussi pathétique qu'il avait l'impression de l'être, et il en avait déjà hâte. Depuis leur arrivée, Melville n'avait pas vécu beaucoup d'aventures hors de son lit et son frère serait sûrement ravi d'en prendre connaissance. Entre Kidder, ils le savaient, on pouvait tout se dire, même le plus insignifiant.
Si vous le dites... Je vais quand même pas vous contredire alors que vous êtes en train de me trouver des qualités ! Il pouffa de son rire de vieil ours peu habitué à la compagnie de ses semblables et suivit Lalita tandis qu'elle tournait une nouvelle fois. Il l'aurait suivie n'importe où si elle le lui avait demandé, sans se poser de question. Il y avait des personnes avec qui Melville avait une confiance aveugle, quitte à se rendre compte par la suite que ce n'était pas la meilleure des idées, mais cela ne l'empêchait pas de continuer à se montrer inutilement confiant avec tous ceux qui avaient le malheur de lui tendre la main. Qu'elle s'intéresse à sa profession, en plus de tout le reste, acheva d'ailleurs les dernières résistances qu'il aurait pu lui opposer. Un peu. Les gens me reconnaissent pas dans la rue mais ça suffit pour que j'en vive. Je fais pas d'expos ni rien, juste je dessine. C'était d'ailleurs tout ce qu'il avait toujours demandé. Pouvoir dessiner dans un coin et être heureux, l'un et l'autre ayant tendance à aller ensemble. Il porta ensuite le même intérêt à Lalita lorsqu'elle lui énuméra toutes ses activités et il émit un sifflement admiratif. Elle était toute jeune, toute frêle, et pourtant elle arrivait à faire toutes ces choses là où lui était incapable de sortir de chez lui sans perdre son chien. Vous trouvez le temps pour dormir en plus de tout ça ? Je sais pas comment vous faites. Moi, j'en serais incapable... Melville n'arrivait déjà pas à concevoir comment son frère pouvait faire autant de kilomètres ne une journée, au volant de son camion, alors avoir deux vrais boulots et trouver malgré tout du temps pour venir en aide aux paumés du coin... Peut être qu'elle ne le faisait pas tous les jours, peut être qu'elle faisait une exception pour lui, mais il avait l'impression qu'elle n'aurait fermé sa porte à personne. La où il préférait s'isoler du reste du monde, elle semblait être son contraire et Melville lui en était reconnaissant. Il enfonça les mains au fond de ses poches après avoir traversé et inspira un bon coup. J'espère aussi. Il voyait venir le moment où elle allait lui souhaiter bonne chance et retourner travailler, ce dont il ne pouvait pas lui tenir rigueur. Au contraire, il savait avoir déjà été suffisamment chanceux comme ça pour ne pas pouvoir demander plus. Je repasserai vous voir tout à l'heure si vous voulez ? Pour vous dire si je l'ai trouvé, où il était, ce genre de choses... A force, il ne savait plus comment se comporter avec quelqu'un qu'il ne connaissait pas depuis au moins dix ans. Avec Joe, tout coulait tout seul. Avec Bart aussi. Quant aux autres...

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