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 WAS A LONG TIME AGO -

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Adèle K. Sorrow
GOOD COP


› MESSAGES : 2002
› EMMENAGEMENT LE : 16/06/2014
› AGE : 30
› STATUT CIVIL : En couple avec Greyson Hamilton.
› QUARTIER : Habite en Nouvelle-Orléans, mais vient de s'offrir un appartement à Pacific Lane.
› PROFESSION/ETUDE : Présidente et fondatrice de la Fondation David-Kane située en Louisiane.
› CELEBRITE : Amanda Seyfried
› COPYRIGHT : lolitaes(avatar)
When suffering is daily, we still he survive?

MessageSujet: WAS A LONG TIME AGO -    Mar 6 Juin - 21:14

Une histoire à la Gossip Girl. C’était ce qu’Adèle avait toujours pensé de cette histoire ridicule du Corbeau d’Huntington Beach. Depuis maintenant deux ans qu’elle faisait partie du ‘’vrai monde’’, qu’elle n’avait plus le nez coller la dedans. Il faut dire aussi que sa vie ennuyeuse et tranquille l’avait tenu éloigner des griffes du Corbeau. Il n’aurait jamais pu dire quoi que ce soit la concernant de toute façon. À l’époque où elle vivait en Californie elle ne se souciait pas vraiment de ce qu’il faisait. Elle croyait que cette histoire concernait que les habitants de longue date des lieux. Quand elle est partie, elle a été surprise de voir qu’à plusieurs reprises le Corbeau était mentionné dans des articles des journaux d’autres régions. Encore une fois, Adèle riait de la situation. Ces pauvres gens étaient simplement manipuler par quelqu’un, ils étaient victimes d’une mauvaise personne et cette personne essayait de vivre son moment de gloire. Adèle n’en avait plus rien à faire, ce qui se passait là-bas ne la concernait plus. Elle vivait sa vie tranquillement en Nouvelle-Orléans, une ville où elle avait toujours rêvée de vivre. L’endroit avait quelque chose qui la calmait, un petit quelque chose qui faisait en sorte qu’elle se sentait revivre à nouveau. Elle ne vivait plus avec le fardeau d’être une veuve. Cela faisait partie de sa vie, mais maintenant qu’elle avait plus de trente ans maintenant elle ne voulait plus se laisser définir par une tragédie survenue dans sa vingtaine. Elle avait pleurée trop longtemps la perte de son amour. Aujourd’hui, Adèle était une toute autre femme, une femme heureuse et surtout complètement épanouie.

Deux ans auparavant, presque jour pour jour, Adèle avait quitté sa région d’adoption. Une dispute avec Julian avait été la cause de son départ. Aujourd’hui, Adèle se trouvait ridicule d’avoir fait une montagne pour pas grand-chose. Elle prenait absolument tout le blâme, mais elle c’était pardonner d’avoir agi de la sorte. En quittant la région Adèle faisait ainsi son deuil d’une potentielle relation avec lui. Les sentiments qu’elle avait pour lui étaient maintenant loin derrière elle.

Cela faisait bientôt un an que la belle avait retrouvé l’amour dans les bras d’un autre homme Greyson Hamilton. Ils étaient tombés finalement amoureux l’un de l’autre après s’être côtoyé pendant plusieurs mois aux rencontres hebdomadaires que la fondation d’Adèle organisait. Adèle se sentait heureuse en sa compagnie. Tout était si simple entre eux, aucune promesse ne les unissaient, sauf celle de se respecter mutuellement. Adèle se gardait une petite gêne concernant son passé, elle ne voulait pas qu’il connaisse l’existence de Julian. Elle n’avait pas envie d’aborder le sujet, de son côté Greyson n’abordait pas les sujets choquant de son passé. Elle savait seulement qu’il avait passé quelques années en prison auparavant. Elle croyait à la seconde chance et elle lui accordait avec plaisir. Greyson et elle ne vivaient pas sous le même toit, Adèle ne se sentant pas tout à fait prête à partager le quotidien de quelqu’un d’autre. Il n’en demeurait pas moins pour autant qu’elle l’aimait, beaucoup.  Sa vie avec Greyson se portait à merveille, jusqu’à il y a encore quelques mois, lorsqu’il est venu lui faire un petit cadeau la replongeant dans son passé. Sous les plumes obscures de Julian McNeal.

« Tu vas voir, c’est excellent ! On entre vraiment dans la tête d’un criminel intelligent. » Greyson était un fan des romans de ce type. Adèle était restée sous le choc plusieurs minutes. « Ce n’est pas tout chérie, regarde tout ce que j’ai trouvé sur lui, sur l’auteur. » Greyson avait alors sortie plusieurs pages imprimés, toutes parlaient de l’arrestation de Julian. Adèle appris donc ainsi que l’homme avec qui elle avait cohabité, l’homme de qui elle avait fini par être amoureuse, était en réalité un criminel notoire.

L’histoire n’avait aucun sens pour Adèle. Comment est-ce qu’une aussi bonne personne comme Julian a pu être de mèche avec quelqu’un d’aussi insupportable que le Corbeau ? Adèle avait fixé pendant longtemps le roman sur sa table de nuit, retournant dans tous les sens ses idées. Elle ne connaissait pas beaucoup Julian, ce qu’elle connaissait de lui suffisant pour la convaincre qu’il n’avait certainement pas fait ça de son plein gré. Pourquoi ? Tel était la question qui la tourmentait. Peut-être était-elle porter par son grand cœur, mais elle ne comprenait pas pourquoi personne ne se posait la question sur l’agissement de Julian. Tous les journaux, toutes les critiques en profitaient pour propulser son roman au sommet des ventes. Tout le monde semblait profiter de cette histoire. Son cœur se serra dans sa poitrine lorsqu’elle imaginait l’homme, seul dans cette tourmente. Sans avoir encore lu le roman, Adèle souhaitait lui écrire. Elle voulait qu’il sache qu’elle pensait à lui dans cette histoire C’était tout ce qu’elle pouvait faire d’où elle était. Pendant qu’elle lui écrivait cette lettre, Adèle se souvient de tous les efforts qu’il avait fait pour elle, à l’époque. La situation n’était pas la même, bien entendu. À l’époque Julian se sentait responsable de son malheur, mais n’empêche qu’il avait fait des pieds et des mains pour lui faire retrouver le sourire. C’était son tour. Elle devait faire quelque chose pour lui et ce n’était pas à 1 939 miles de distance qu’elle arriverait à le soutenir.

« Grey, je dois l’aider. » Il avait trouvé cette déclaration étonnante, jamais il n’aurait pu croire qu’elle connaissait l’auteur du livre. « Voyons chérie, tu ne le connais même pas, qu’est-ce que tu veux faire pour lui ? » Adèle c’était assis près de lui, posant tendrement une main sur la sienne. « Ce n’est pas un inconnu… » Le visage de Greyson afficha un air surpris. « Ne me dis pas que… » Elle haussa simplement les épaules, ne sachant pas ce qu’elle pouvait répondre de plus à ça. « C’est toi, la fille du roman ? » Au tour d’Adèle d’afficher une mine surprise. « Je ne l’ai pas lu encore. » Son petit-ami se leva, posa ses lèvres sur son front. « Adèle, ma chérie... » Elle pouvait sentir son hésitation. Elle se leva et l’embrassa doucement. « Je reviendrais, je te le promets. Je dois simplement faire tout ce que je peux pour lui. »

Adèle s’envola ensuite pour la Californie, quelques jours après. Greyson n’avait plus abordé le sujet du roman, de son côté elle ne voulait pas le lire non plus. Était-elle réellement dans le roman ? Probablement pas, c’était une œuvre de fiction avec quelques faits réels, mais elle ne croyait pas faire partie. Si ça avait été le cas elle aurait probablement été sollicitée par les journalistes, après tout, le complice du Corbeau deviendrait un assassin, non ? À peine arriver en Californie qu’Adèle entendait déjà parler de cette histoire, plus elle approchait de la ville et plus l’aspect ridicule de la chose se perdait. À Huntington Beach il s’agissait d’une affaire sérieuse, il n’était pas question d’en rire et apprendre en plus qu’un ancien journaliste de la région était mêler à tout ça. Adèle appris que Julian faisait une séance de dédicace et de questions/réponses. Au départ l’idée de s’y pointé semblait la meilleure option pour le revoir, après deux ans ce n’était pas une chose facile que de se pointé devant quelqu’un. Elle y était allez, son cœur battait à tout rompre lorsqu’elle posa ses yeux sur lui. Julian. Une main sur la porte, prête à l’ouvrir, elle se désista. Ce n’était peut-être pas non plus la meilleure idée en ville. Il était dans son élément, il allait devoir répondre à toutes sortes de questions. Adèle n’était pas naturellement prétentieuse, mais elle se doutait que sa présence pourrait changer l’atmosphère. Le temps n’effacerait jamais le passé qu’ils avaient en commun. La jeune femme opta finalement pour le coincé à la sortie de sa dédicace. Elle attendu là longtemps, elle serait patiente, il finirait bien par sortir de toute façon.

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    We are born in a day ; we die in a day ; we change in a day ; we fall in love in one day ; anything can happen in one day △  J'ai peur. En faites non, je suis terrorisée par tout ces sentiments que je commence à ressentir à nouveaux. Pourtant, je m'étais promis de ne plus replonger. Je m'étais annihilé de toute formes d'émotions amoureuses. Mais t'es arrivé. ©endlesslove
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Julian Mcneal
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› MESSAGES : 533
› EMMENAGEMENT LE : 09/03/2013
› AGE : 30
› STATUT CIVIL : EN COUPLE AVEC SASKIA ;
› QUARTIER : CHEZ SA GRANDE SOEUR KATE, A LOS ANGELES ;
› PROFESSION/ETUDE : ANCIEN RÉDACTEUR POUR LE HUNTINGTON BEACH DAILY. IL ECRIT SON PREMIER ROMAN "SOUS LES PLUMES OBSCURES" ;
› HB AWARDS : (2013) PERSONNAGE LE PLUS COINCÉ (2015) PERSONNAGE LE PLUS COINCÉ ; HOMME PARFAIT (2016) PERSONNAGE LE PLUS SENSIBLE ; DUO LE PLUS IMPROBABLE AVEC NAYA ;
› DOUBLE COMPTE : CF : ELOW ;
› CELEBRITE : HAYDEN CHRISTENSEN ;
› COPYRIGHT : ELOW' ;

MessageSujet: Re: WAS A LONG TIME AGO -    Jeu 15 Juin - 10:55




was a long time ago
adèle k. sorrow — julian mcneal



Il devait l'admettre, il ne savait plus vraiment où il en était. C'était assez confus dans son esprit, assez étrange. Tout semblait tourné autour de lui et pourtant, Julian n'a jamais voulu être égocentrique et se retrouver au centre de toutes les attentions. En écrivant, il voulait simplement libérer sa conscience de certains regrets, de certains événements qui l'avaient traumatisés et empêchés de vivre complètement. Il se demandait parfois où Jagger en étaient dans sa ballade des États-Unis, confortablement épanouie aux côtés de Donovan. Elle ne se doutait pas de ce qui lui arrivait à lui, tant l'écrivain ne lui disait rien sur les drames qui ponctuaient son existence. Il devait être honnête, il s'était habitué. Il cachait les choses, il ne divulguait que ce qui pouvait passer. Que ce qui semblait normal et logique. Il avait appris avec le temps qu'il ne pouvait plus être aussi honnête et naïf qu'autrefois. Qu'il devait arrêter de croire qu'il suffisait de sourire pour être heureux. Il était peut-être devenu un peu pessimiste, un peu solitaire, mais ça lui allait, parce qu'il se sentait protégé. Loin a l'abri des douleurs que la vie lui réservait. Il avait assez subi, il espérait sincèrement qu'il puisse bénéficier d'une pause. D'un break entre tous les drames. Les retours positifs sur son livre avaient sans doute éveillé en lui un besoin de réussir. En tant que journaliste, il n'avait fait que suivre les indications qu'on lui avait données. Aujourd'hui, il était maitre de son travail. Il était libre d'écrire ce que son cœur désirait sans devoir se limiter et c'était une liberté qui lui plaisait vraiment.

Il s'était aussi rendu compte qu'il devait se bouger les fesses pour réunir sa famille. C'était sans doute devenu son plus gros objectif. Ramener les Mcneal ensemble. Il voulait qu'ils se réunissent comme autrefois, qu'ils surpassent la peine et la perte. Qu'ils soient une famille, de nouveau. Et Julian avait réussi l'exploit de parler et de mettre les choses aux claires avec ses sœurs, mais c'était encore trop tôt pour savoir comment les choses allaient s'arranger. Au moins, Kate le protégeait. L'ainée de la famille gardait un œil sur lui, elle semblait le comprendre et en plus, il était parfait une baby-sitter pour ses enfants quand elle travaillait plus tard que prévue.

Même si le trajet était parfois long, Julian ne pouvait pas résister à faire des allers et retours à Huntington-Beach. Heureusement pour lui, Kate s'était installée à Los Angeles depuis des années maintenant. Julian ayant encore quelques affaires à lui par-ci par-là (notamment chez Naya) il était obligé de repasser. Depuis quelques jours, son éditeur lui avait annoncé une tournée dans le pays pour faire la promotion de son livre et Julian était assez nerveux à ce sujet. Les questions sur son arrestation et son lien avec le corbeau continuaient de l'inonder, mais cela n'empêchait pas Julain de garder la tête haute. De se protéger. Son secret était toujours camouflé derrière les pages de son récit. Il continuait à vivre sa vie comme si rien n'était différent et refuser de changer pour ça. Pourtant, Julian ne supportait pas l'étiquette de criminel qu'on lui avait collée sur le dos. Personne ne se rendait compte de ce qu'il avait traversé, de ce qu'il avait connu. De pourquoi il avait fait, ce qu'il avait fait. De comment son instinct de survie et de protection avait primé sur tout le reste.

Il espérait que la séance de dédicaces d’Huntington-Beach, sa ville, la ville de son histoire, permettrait de changer la donne. Quelques heures après, une fois que la plupart des lecteurs et curieux décidèrent de quitter les lieux, Julian tâcha de prendre une pause. De fumer une cigarette en secret, à distance des regards. De laisser le silence remplir ses poumons pendant que son esprit cessait de réfléchir. Il ne savait pas si ce qui s’était produit était une bonne ou mauvaise chose. Mais c’est fini. Il se sentait pourtant étrange et décida d’attendre un moment avant de sortir. Lorsqu’il se décida enfin et après avoir remercié la libraire, son souffle s’arrêta.

Debout devant l’entrée, la lumière de la route l’éclairant, se tenait une grande jeune femme aux cheveux d’or. La nuit avait pris possession de l’environnement, et Julian trouvait ça presque illusoire de la remarquer si soudainement. Peut-être qu’il rêvait. Peut-être que ce n’était pas elle.

« - Adèle ? » Il s’avance un peu, doucement, comme s’il a peur qu’elle s’envole. Comme si elle allait disparaitre d’un seul coup. « - Tu… Tu étais à la séance ? » L’idée le perturba aussitôt. Il savait bien qu’elle aurait pu lire son livre, mais qu’elle débarque à une séance et qu’il ne le remarque pas… était-il devenu aveuglé par l’ambition de tout écrivain ? Il ne le savait pas. Mais peut-être était-ce plus le fait de la revoir après tant de temps, lui qui s’était inquiété de sa disparition et qui n’avait jamais réussie à la retrouver. À lui parler. « - Qu’est-ce que… comment vas-tu ? »


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MessageSujet: Re: WAS A LONG TIME AGO -    Lun 19 Juin - 3:35

Adèle avait cette fâcheuse habitude de disparaître chaque fois que quelque chose lui déplaisait. L’année vécue en Nouvelle-Orléans avait été la seule où elle n’était pas partie à la première difficulté. Depuis le décès de David elle ne gérait plus très bien ses sentiments, mais avec du recul c’était davantage les sentiments que lui provoquait Julian qui la déstabilisait le plus. Assise sur un banc, elle attendait. Elle attendait en se demandant si elle ne devrait pas rentrer. À plusieurs reprises elle se leva, déterminée à faire une apparition pendant sa lecture. Chaque fois elle changeait d’avis, elle ne savait pas quelle réaction il aurait. Ce petit bout de pensée lui donna matière à réflexion. Concrètement, que connaissait-elle sur Julian ? Il avait un frère, c’était une chose sûre, mais après ? Elle n’arrivait pas à se souvenir s’il avait une ou des sœurs. Elle ne se souvenait pas de la ville où il avait grandi. Avait-il vécu toute sa vie à Huntington Beach ? Elle se trouva ridicule d’avoir autant d’affection pour un garçon, de qui au final, ne connaissait que quelques grandes lignes. Était-il encore en contact avec cette fille, cette Lissa ? Un semblant de triangle amoureux avait presque vu le jour à l’époque, quelques années auparavant. Elle était partie comme ça, du jour au lendemain. Adèle n’avait jamais réellement reçue d’explication sur le bébé qu’ils avaient perdu. Adèle se souvint alors la raison pour laquelle ils s’étaient disputés, la dernière fois ; elle ne savait rien de lui. Ses pensées l’emmenèrent rapidement ailleurs. Elle ne remarqua pas le soleil qui se couchait presque, ni que les gens sortaient de la librairie. Elle était concentré à vivre dans sa tête des évènements phares de sa vie.

En décembre dernier Adèle avait fêté son trentième anniversaire de naissance. Trente ans, elle ne menait pas du tout la vie qu’elle se voyait vivre à trente ans. Évidemment, l’homme avec qui elle partageait son lit n’était pas du tout l’homme qu’elle croyait avoir à ses côtés. Greyson, il était beau, il était gentil et il la respectait, mais il n’avait rien de la prestance qu’avait David. Naturellement, le jour de ses trente ans son esprit était habité par la présence de l’un de ses grands amours, mais également par celle de sa petite Caroline. Ce bébé qu’elle avait perdu dans l’accident. Adèle avait demandé à Greyson de ne rien préparer pour son anniversaire, elle était sérieuse. Elle voulait vivre ça dans sa tête. Elle ne lui en avait pas dit plus. Il avait respecté son vœu, il l’avait laissé seule. Adèle avait vécue toute une journée en rêvant de cette vie parfaite qu’elle n’aurait jamais. David lui aurait préparé un bon petit plat, il était si doué pour la cuisine. Caroline aurait été une petite rousse, comme Kÿla, la sœur aînée de David. Elle aurait de grands yeux verts, comme ceux d’Adèle. Caroline aurait deux ans, deux ans et demi environs. Une vraie petite chipie. Adèle se voyait même avec un petit poupon dans les bras, un garçon, David Jr. Un chien, un chat et un poisson rouge. Toute la journée ils auraient fait des câlins, rigolé. Cassie serait venue garder les petits pour la soirée. Un film, un repas et la soirée d’anniversaire se serait terminé dans une chambre d’hôtel, probablement là que le petit dernier de la famille aurait été conçue. Adèle avait beaucoup pleuré le jour de ses trente ans.

La porte s’ouvrit, la sortant de ses rêveries. Adèle tourna la tête, son cœur loupa un ou deux battement. Une véritable douche froide que de le revoir. Elle avait attendu ce moment toute la journée, maintenant qu’elle l’avait devant lui elle se demandait bien ce qu’elle pourrait lui dire. Ça revenait un peu à ce qu’elle pensait quelques heures auparavant ; ils n’étaient même pas amis. Il en avait des amis à qui se confier. C’était incroyablement prétentieux de croire qu’il avait besoin d’elle en particulier. La femme se trouva incroyablement ridicule à cet instant. Elle venait de faire des kilomètres et des kilomètres, finalement elle figeait comme une ridicule adolescente devant son bégin. « Adèle ? »  Un sourire maladroit se forma sur son visage. Elle haussa simplement les épaules. « Et oui ! » Peut-être était-ce seulement son imagination, mais elle jura qu’il ne semblait pas quoi lui dire. « - Tu… Tu étais à la séance ? » Mentir ou dire la vérité ? Adèle n’avait pas particulièrement envie de partir sur des bases négatives, de plus, elle n’avait même pas encore trouvé le courage d’ouvrir le roman.  « Non, enfin… je veux dire, oui, j’étais là, mais je n’étais pas à l’intérieur… » Comment être plus vague que ça ?  « - Qu’est-ce que… comment vas-tu ? » Un long soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres. Elle craignait depuis le début ces retrouvailles. Elle se demandait quel accueil il lui réserverait. Adèle ne se doutait pas un seul instant qu’il n’avait pas s’inquiété de la voir disparaître ainsi de sa vie.  « Ça va, ça va super. »

Elle posa un doux regard sur lui, vulgairement, comme si elle voyait un chiot avec une patte en moins. Elle posa doucement sa main sur son avant-bras. Même si le geste venait d’elle au départ, un frisson lui parcouru le corps au complet. « C’est pour toi, en fait, que je suis venue jusqu’ici. » Aussi difficile que cela puisse l’être, elle enleva sa main de sa peau pour prendre un livre dans son sac. Il reconnue sans nul doute sa propre création. « Mon copain, petit-copain… il y a quelques semaines ma parler de ce livre. Je suis venue ici en fait… j’ai lu toutes ses atrocités que les journaux disent sur toi… » Adèle s’interrompu, se rendant compte que son discours n’avait aucun sens. « Je m’inquiète pour toi, Julian. »        

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